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 Nawlie

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Nawlie
Magicana
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MessageSujet: Nawlie   Lun 28 Mai 2007 - 21:27

(coucou à tous ! c’est moi, Naw =D je commence enfin la longue histoire de Naw ! enfin non pas très longue… je m’arrêterai à partir du moment où elle est devenue une Magicana. Enfin bon, voilà… je vais pas trop vous embêter =D
Bon okay l’inspi n’était pas au rendez-vous pour le prologue… j’ai fait court… M’en voulez pas XD

P.S. : avant chaque chapitre, une petite citation.. de n’importe qui.. Même l’un d’entre vous, qui sait ? XD)


Prologue


« Que la lumière soit ! »
Dieu, bible


Une nuit d’orage.
Une nuit éclatante, une explosion de bruits, tous plus forts les uns que les autres et de couleurs diverses. Le tonnerre gronde plus que jamais, comme un roulement de tambour – à l’infini. Des éclairs zèbrent le ciel, tous plus proches et bruyants les uns que les autres. Le ciel est d’un noir d’encre. Les éléments se déchaînent. Cela fait depuis si longtemps qu’un pareil orage n’a pas éclaté…Parce que ce n’est pas une nuit comme les autres. C’est aujourd’hui. La naissance… Qui était prévue depuis si longtemps. C’était le destin. Rien n’est hasard. Tout n’est que fruit du destin. Tout est écrit à l’avance… Contraire à quelconques croyances humaines. La particularité des humains, des bêtes et de tout autre organisme ayant une conscience, c’est de ne pas savoir de quoi sera fait le lendemain. Mêmes les « voyantes » et autres n’en ont pas la moindre idée. Seul le temps lui-même peut décider de la tournure des évènements. Rien d’autre.

Une nuit d’orage. Des pleurs. Des cris.
L’accouchement est dur. Très dur. Encore plus chez les bêtes que chez les humains. Cela met la résistance de la femelle à rude épreuve. C’est un acte naturel, mais pourtant, si pénible et douloureux. Du moins pour elle. Pour la mère tout comme l’enfant. Mais cette fois-ci, c’est pire. Saignements abondants. Future mère agonisant. Enfant en très, très mauvaise posture… Jamais sage femme n’a eu de pire cauchemar (XD). Toute la tribu est silencieuse. Elle attend. Elle patiente… Le père, lui, affolé, se tient près de sa bien-aimée et use et abuse de phrases apaisantes et mots réconfortants pour calmer son épouse qui hurle à fendre l’âme.

Une nuit d’orage. Des pleurs. Des cris. Une naissance…

Celle de Nienna.



Chapitre I


« Rien n’est hasard. Tout n’est que fatalité »
Yûko Ichihara




« - N… Non… Pas maintenant…
- Calme-toi, Ancara… Calme-toi…
- Mais… La naissance était prévue… Pour… Plus tard… »

Anxieux, son époux agita frénétiquement la tête, donna un coup de langue à la tête de sa bien-aimée puis lui répondit doucement :

« - Fais les choses comme elles le sont. C’est le moment…
- Mais tu as vu comme les éléments se déchaînent cette nuit ? C’est mauvais présage… Je…
- Calme-toi. Les choses sont ainsi…
- Tu… Tu as sans doute raison. »

Quelques heures plus tard, la femelle Xweetok était couchée sur sa paillasse, inanimée… Enfin, seulement endormie. Blottie contre elle, contre sa fourrure chaude et rassurante, se tenait une autre Xweetok. Un bébé, un nouveau-né… D’une fourrure d’un bleu éclatant, qui contrastait avec le blanc pâlot de la fourrure de la mère. Un bleu éblouissant, électrique… Mais pour l’instant, le bébé se contentait de dormir. Comparé à la ‘pluie de larmes’, qui avait précédé, le mi-silence de la pièce semblait presque envoûtant. Une cascade de larmes, c’était bien ça… Les pleurs du bébé avaient été si forts, si éprouvants que, d’emblée, les parents décidèrent d’appeler leur progéniture Nienna… autrement dit « larme », dans le langage des anciens. Doucement, le chef de la tribu, l’époux et l’amant de la femelle entre dans la pièce. Il s’approche de sa bien-aimée et la regarde, attendri. Les deux êtres qu’il aime le plus au monde, décida-t-il. Thelnor resta là, pensif, réfléchissant à l’avenir de la tribu. Désormais, elle aurait un héritier. Ou plutôt une héritière. Nienna allait être la plus responsable des chefs de tribu. Il en était sûr. Empli d’ambition pour sa fille et d’amour pour les deux femmes qu’il aimait, Thelnor ne pouvait se douter de tout ce qui allait arriver. En sortant de l’antre, il regarda autour de lui. Sa tribu. Toute sa vie. Ou bien plutôt la cité-arbre. Clôturée par d’immenses murailles de bois, de plus de trois mètres de haut, la cité était bien gardée. Le système d’entrée était très moderne ; une sorte de pont-levis moderne. Des planches de bois assemblées ensemble de sorte à former une sorte de pont, tenues à la verticale grâce à deux cordes, très épaisses. Elles étaient enroulées autour d’une poulie et grâce à une lourde manivelle on pouvait hisser le portail de bois pour laisser entrer les gens. À l’intérieur, d’immenses arbres se dressaient. Certaines huttes demeuraient en bas, sur le sol, pour des raisons pratiques, et d’autres avaient été construites sur les branches des arbres, à cheval entre le ciel et le sol. La superficie de l’enceinte de la tribu était au final était environ 3 km². Mais là n’était pas le plus surprenant. C’était bien l’immense arbre qui trônait au milieu de la tribu. Si colossal qu’il réduisait ses voisins, pourtant vénérables, au rang d’arbustes chétifs. Si vieux que spon écortce noueuse rendait impossible sa classification. Son tronc devait bien mesurer 30 mètres de circonférence et était sinué de fines petites craquelures qui donnait un aspect ridé à l’arbre, serpenté aussi de milliers de fines fentes. Si vieux, si phénoménal et ancestral qu’il n’inspirait que respect et admiration. Sa cime se perdait dans les nuages et ses racines étaient si grosses qu’elles ressemblaient à de grosses chenilles accrochées au tronc de l’arbre. Une multitude de passerelles aux planches étroites qui partaient de toutes les branches qui étaient reliées aux autres arbres, offrant ainsi un spectacle fabuleux à celui ou celle qui levait les yeux. De partout, on voyait des passerelles aller d’arbre en arbre, parfois d’un bout de la tribu à un autre. Il y avait même un câble, relié de l’arbre le plus reculé de l’enceinte de la tribu au coin opposé où était raccroché un petit panier, assez gros pour contenir un Xweetok de taille adulte. Ce panier glissait d’un bout à l’autre de la tribu pour les voyages rapides. Rien de plus pratique. Entre quelques branches basses de l’arbre le plus gros se trouvait une très grosse fente, semblable à une grande bouche, laissant ainsi un passage à ceux qui voulaient pénétrer dans l’arbre. Dans ce sanctuaire obscur, l’on trouvait l’antre du chef de la tribu et sa bien-aimée. Ce n’était pas complètement obscur : une lanterne de vers luisants était posée sur la table centrale. C’était vraiment un endroit spectaculaire.

Thelnor respira une bouffée d’air frais et contempla sa belle cité-arbre. Il l’aimait. Il était tellement heureux. Dorénavant, il possédait tout ce qu’il voulait. Il ne désirait rien d’autre. Ah si… La sécurité de sa tribu. Rien de plus, rien de moins. Une nouvelle ère se levait sur la tribu des Xweetok. Une ère qui n’était pas prête de finir.



« - Ma… Ma ! ‘è, è ! »

La petite gazouilla puis tapa dans ses pattes, enjouée. Son pelage bleu luisait dans l’obscurité de l’antre de l’arbre. Elle réclamait sa mère et un peu de lait, peut-être. Sa mère, allongée sur sa paillasse, était profondément endormie. C’était toujours comme ça. Elle dormait presque à longueur de journée. Depuis 8 mois, c’est-à-dire, depuis la naissance de la petite. Le visage du bébé se contracta puis elle commença à hurler, geignant de toutes ses forces. Susceptible et enflammée. Tout à fait le portrait de celle qu’elle serait plus tard. La femelle agita sa fourrure nacrée, soupira bruyamment puis se leva, s’ébroua, comme si elle était tombée dans l’eau puis s’approcha du couffin fait de feuilles fraîches de l’enfant. Remplie d’énergie et de vie, elle ne semblait jamais dormir et ne jamais ressentir d’épuisement. Une vraie pile d’énergie… Avec un petit sourire, la femelle serra son enfant contre elle et la berça doucement, lui fredonnant une comptine qu’elle-même avait tant entendue petite. Quand tout à coup, outre les gazouillements de la petite elle entendit des bruits suspects, dehors. Intriguée, la femelle déposa le bébé sur sa paillasse et sortit le museau dehors.
Elle ne s’en remit jamais.

Dehors, la bataille faisait rage.



Une femelle, à la fourrure écarlate, autrefois blanche comme neige était affalée sur le sol, inanimée, et cette fois pour de bon. Inconsciente. Une grosse plaie sur le flanc et une patte très amochée. Autour d’elle, le champ de bataille. Partout autour gisaient des corps de guerriers, Xweetoks ou ennemis, autrefois regorgeant d’énergie mais maintenant aussi vides qu’une enveloppe. Du sang. Du sang partout, du sang qui maculait la moindre écorce d’arbre. Quelques survivants… En nombre infime. La femelle, elle, allait peut-être s’en sortir. Mais rien n’était moins sûr. Son bien-aimé, lui, gisait à quelques mètres. Décédé. Son unique enfant, elle, gazouillait gentiment dans l’antre de l’arbre. Le reste de la tribu, lui, avait peu de chances de se reconstruire…



« - Oui… Toute la tribu a été attaquée, affirma le vieillard. Que 33 survivants.
- Attaquée par qui ?
- La tribu des Grarrl, bien évidemment.
- En… Encore ?
- Oui. Cette fois encore plus que les autres… Ils s’y sont mis à une cinquantaine, pas moins.
- Ce… Et dire que nous nous étions en train de chasser…
- Oui, il y avait un manque crucial de combattants… Ils ont quasiment tous péri. Moi, qui fais partie des anciens, ai réussi à mettre en lieu sûr la plupart des anciens… Quelques femelles ont survécu, et la plupart des nouveaux-nés. 8 jeunes ont aussi été tués… Ils se croyaient tous capables de résister aux Grarrl. Mais ils étaient armés, eux… Nous, nous n’avions pas pu être préparés. Que 33 survivants, plus vous, les 5 mâles qui étaient partis chasser… Nous ne sommes plus que 38.
- C’est notre faute… Nous aurions du rester auprès des nôtres.
- Ne dites pas cela, voyons. Personne ne pouvait savoir.
- Et y a-t-il des blessés ?
- Oh oui, la majorité des rescapés sont blessés, plus que légèrement. Particulièrement Ancara… Elle a très peu de chances de survivre.
- Je vois… Qu’avons-nous fait pour mériter cela ? Qu’avons-nous fait ?
- Je ne sais pas, mon ami.




« - Mama ? Mama… ?
- Elle n’est pas là, ta mère.
- O… Oé Mama ?
- Où est-elle ? Eh bien… »

L’infirmière se mordit la lèvre. La Xweetok jaune fit un grand sourire à la petite, du genre «tu-sauras-quand-tu-seras-plus-grande ». La petite Xweetok s’agita dans son couffin, maintenant une mine anxieuse sur le visage. Sa maman ? Où était-elle ? Comment allait-elle vivre ? Inquiète, la petite éclata en bruyants sanglots. Si fort, très fort. Elle ne s’appelle pas Nienna pour rien ^^’ L’infirmière revint au pas de course consoler l’enfant mais rien n’y fait. Elle reste imperturbable. Pleurs, pleurs, pleurs. Sanglots, sanglots, sanglots… Une cascade de larmes. À 8 mois d’existence, la vie de Nienna bascule. Autrefois choyée et heureuse, entre son père, sérieux mais gentil et sa mère, fatiguée mais câline, elle eut des jours heureux. Mais maintenant… 38 survivants, dont 21 blessés, 75 morts. Pas un bilan très optimiste… Mais les survivants vont s’accrocher. Se battre pour l’honneur de leur cité-arbre. Pour l’honneur de leur tribu, qui est – était – la plus grande de toute la forêt du Printemps. Peut-être même la plus grande des Terres de la Nature… Un drame, pourtant assez fréquent, qui vient de détruire tout un village. Tout un espoir… Mais pas la vie de Nienna. Elle va s’accrocher, comme les autres.

[Voilà... la suite n'arrivera pas tout de suite, je suis trop flemmarde XD Certains paragraphes sont vraiment, vraiment courts pardon]
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Nawlie
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MessageSujet: Re: Nawlie   Jeu 31 Mai 2007 - 21:03

[Voilà la suite =)]



Nienna s’avança vers le Grand Puits, actionna la poulie, tira sur la corde et laissa en chute libre descendre le seau de bois vers le fond du trou. Une fois qu’elle eut entendu le plouf sonore qu’elle aimait tant, elle agita un peu la corde pour que le seau s’emplisse d’eau puis, rassemblant les efforts qu’elle pouvait assembler à l’âge de 4 ans. Une fois le seau remonté à l’air libre, Nienna le saisit, et, toujours autant joyeuse que d’habitude s’en alla l’apporter à sa mère. Elle entra à pas feutrés dans l’antre de l’arbre, pour ne pas réveiller sa mère. Songeuse, elle déposa le seau sur la petite souche d’arbre qui faisait office de table de nuit puis s’assit, dans la faible lumière qu’émanait la lanterne à lucioles. Elle songeait au terrible accident qui, 3 ans plus tôt, avait ravagé sa tribu. Depuis, les Xweetok s’étaient renforcis, et leur nombre avait un peu augmenté, quelques Xweetok solitaires s’étant ajoutés à la tribu par solidarité. On le lui avait conté tant de fois, cet événement… La mort de son père –juste, loyal et bon d’après les anciens. Sa mère n’en avait plus jamais parlé depuis… Bien qu’on ne puisse pas vraiment dire que sa mère lui parlait beaucoup ^^’. Silencieuse… Quelques mots par jour, quelques mots doux, quelques ordres… la femelle nacrée restait entièrement dans son antre. À dormir la plupart du temps. Les rares heures où elle était éveillée, elle fixait le vide et appelait sa fille, pour voir si elle était là. Ah oui, autre détail important : lors de cette bataille, sa mère perdit la vue et une patte. Depuis, ses yeux étaient vides, gris, dénués d’expression. Flegmatique, à la limite de la mélancolie sans cesse. Deux ovales gris ciel si clairs qu’ils se fondaient presque dans le blanc des yeux. Sa patte, immobilisée à jamais pendait tristement, toujours pansée par un fin bandage. Sa mère rendait vraiment triste Nienna. Autant de tristesse, de mélancolie et de chagrin si profond la déstabilisait. À chaque fois qu’elle la voyait dans cet état, elle ne pouvait s’empêcher à penser à une petite souris grise morte laissée sur le chemin par sa proie car elle était trop minable. Honteuse de penser cela de sa mère, Nienna baissait la tête, couchait les oreilles et rentrait la queue entre les pattes et sortait en trottinant de l’antre. Elle ne gardait que très peu de souvenirs de sa mère d’avant, pas un modèle de gaieté mais, ayant une sorte d’étincelle dans son regard gris souris. Maintenant éteinte depuis 3 ans. 3 longues années lentes et pénibles pour cette veuve… Nienna ne préférera pas trop s’attarder sur le sujet et quitta avec empressement l’antre arbre.

Une fois sortie, elle se dirigea vers la sortie de la cité-arbre, à pas de loups. Personne ne devait connaître son secret. C’était un secret secrètement secret. La Xweetok sortit de l’enceinte de la tribu et alla retrouver Isha.

Elles se connaissaient depuis environ 2 mois. Isha était une Lupe bleu ciel, tirant plutôt sur le blanc. Toujours vive et enjouée, elle ne manquait pas une occasion d’aider Nienna à… Toutes sortes de choses. Rencontrées par hasard dans la forêt (la Lupe étant une solitaire), elles étaient tout de suite devenues amies, Isha de 2 ans l’aînée de Nienna. La lupe solitaire, ayant déjà beaucoup d’expérience, s’amusait à faire visiter à la Xweetok tout un tas d’endroits (pour la plupart dangereux). Elles se voyaient tous les jours, ou presque, et c’était la seule amie de Nienna. Ces moments de bonheur et d’euphorie l’excitaient à l’avance. Une fois de plus, la Xweetok eut le plaisir de découvrir, à l’ombre d’un chêne, son amie adossée à l’arbre. Contente de la retrouver, la Xweetok pressa le pas et quand elle fut à sa hauteur lui adressa un jappement content. La Lupe sourit puis lui dit :

« - Salut Nienna ! En forme, aujourd’hui ?
- Bien sûr, comme d’habitude, approuva-t-elle.
- Très bien ! Aujourd’hui, on va près des Pierres Serpents !
- C’est loin ?
- Plutôt oui… »

La lupe la regarda avec amusement puis rétorqua :

« - Aurais-tu peur, Nienna ? »

Pensive, la Xweetok ne répondit pas tout de suite. Oui, elle avait peur. Que sa mère meure. Que sa mère l’oublie. Que sa mère ne lui adresse plus la parole… Mais de vivre des aventures avec Isha, de ça, elle n’avait pas peur.

« - Non. Je n’ai pas peur. »

Avec un grand sourire, Isha lui donna une tape amicale sur la tête puis s’enfonça dans les bois, sans attendre que la Xweetok la suive.

Quelques heures plus tard, elles arrivèrent enfin auprès de ces fameux Pierres Serpents. La Xweetok n’en avait jamais entendu parler, aussi fut elle hébétée en constatant que ces fameuses Pierres Serpents n’étaient à proprement parler pas des pierres mais d’immenses rochers pointus, s’étendant haut dans le ciel. Pas aussi haut que l’arbre de sa tribu, mais… Quand même très grand pour une jeune Xweetok qui n’a pas vu grand chose de la vie ^^’ Toutes les « pierres » finissaient en pique, aiguisées et pointues, tandis que tout là-haut dans le ciel volaient quelques points noirs semblables à des vautours. C’était la partie désertique de la forêt, pas un animal à la ronde et les rares arbres qui avaient poussé ci et là étaient pour la plupart anorexiques et à moitié brûlés, sans aucune feuille ni fruits. Le sol était recouvert d’une fine couche de poussière, tandis que flottait autour d’elles une ambiance lourde, chaude, si différente de la fraîcheur naturelle de la forêt. Nienna, pas très habituée, se terra sur le sol et huma l’air autour d’elle.Isha, s’approchant d’elle, parfaitement à l’aise lui demanda :

« - Sais-tu pourquoi appelle-t-on cet endroit les Pierres Serpents ?
- Non, fut bien obligée d’admettre Nienna.
- Regarde… »

Une lueur dans le regard, Isha s’arc-bouta sur le sol et, aux aguets, renifla autour d’elle. Quand elle fut renseignée, elle fronça les sourcils, sérieuse, et tout à coup, au moment où l’on s’y attendait le moins bondit derrière un rocher qui traînait par là. On entendit un grognement étouffé, quelques débattements puis.. plus rien. Quelques secondes plus tard, Isha revint, l’air triomphant, traînant à sa gueule quelque chose. Les restes pas très appétissants d’un Snorkle… Que faisait-il par ici ? Ce n’était pas vraiment un endroit pour traîner, ni pour se nourrir. Curieuse de ce qui allait se passer, Nienna observa attentivement la Lupe, qui, avec un balancement de mâchoire lança au loin, près des Pierres Serpents la carcasse. L’effet fut immédiat. Pareilles à des lassos, deux « lianes » s’élevèrent d’une des failles de la roche et saisirent immédiatement le Snorkle. En plissant les yeux, la Xweetok put distinguer que ce n’étaient pas des lianes mais des queues. De serpents. Un peu apeurée, elle fit quelques pas en arrière, mais Isha la Téméraire la rapprocha vers l’avant. Isha avait le goût du risque.

Un peu choquée après cette démonstration pour le moins surprenante, Nienna ne dit plus rien pendant tout le reste du voyage. Pensive… Dire que si elles s’étaient aventurées plus loin après les rochers ces serpents n’auraient fait qu’une bouchée d’elle…. Elles arrivèrent au village puis se séparèrent au point habituel. Comme d’habitude… Une amitié et une proximité qui resterait très proche ? Nienna se posait des questions. Plus qu’elle pouvait imaginer…



Ancara se laissa lourdement retomber sur sa paillasse. Elle s’était habituée à l’obscurité constante qui remplaçait ses globes oculaires, à présent. Elle n’y faisait – presque – plus attention. Si sa fille n’était pas là… Elle ne savait pas ce qu’elle aurait fait sans elle… Probablement elle se serait tuée. Voire pire. Mais Nienna l’aidait à tenir le coup. De manière inconsciente, certes, mais sa fille était toujours là pour elle. Son poil soyeux et ses manières brusques mais polies lui rappelait tellement celles de Thelnor… Ca lui faisait du bien d’avoir sa présence près d’elle. Cette aura chaleureuse et hautaine la rendait joyeuse… Joyeuse à sa façon. Ancara n’était jamais réellement joyeuse. Surtout depuis.. L’accident. Ce terrible accident… Tout ce qu’elle pouvait espérer, maintenant, c’était que sa fille ne fasse plus de bêtises .Mais Ancara elle avait confiance, aveuglement – au sens propre comme au sens figuré – en sa fille. Démesurément.



« - Isha, dis-moi, où m’emmènes-tu ?
- C’est une surprise, Nienna ! Et les surprises sont faites pour ne pas être dites.
- Mais…
- Il n’y a pas de main, tais-toi et avance, petite effrontée, s’écria la Lupe en rigolant.
- Je ne trouve pas ça rigolo… »

Nienna avait les yeux bandés par une fine feuille de bananier, mais assez épaisse pour qu’elle ne voie rien. Cela faisait au moins une demi-heure que la solitaire l’emmenait quelque part. Où ? Mystère. « Tu sauras quand on arriva », avait conclu la Lupe. Elle n’en avait plus reparlé par la suite. Frétillante d’excitation mais aussi de peur, Nienna l’avait suivie tout en vociférant mais docile quand même. Elles marchaient en silence et la Xweetok essayait d’identifier les bruits alentour. Elle se surprit à reconnaître le cri d’un Mincy entre les arbres… Le bruit de l’eau se versant dans un bassin, probablement une cascade… De temps à autres quelques bruissements de feuilles. La jungle n’est pas seulement un endroit à voir mais aussi à écouter. Et sentir…
Les pattes en bouillie, elle commençait enfin à en avoir marre quand Isha la lâcha brutalement. Nienna ne sut reconnaître l’endroit où elles étaient. Un peu paniquée, elle fit quelques pas à l’improviste puis dit :

« - I… Isha ? Où es-tu ? Isha ? »

Mais Isha ne lui répondait pas.
Un peu affolée, la Xweetok enleva en un coup de patte la bande qui recouvrait ses yeux. Elle ouvrit les yeux, regarda autour.

Isha avait disparu.
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