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 Nebulis ~

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Nebulis
Traceuse sanguinaire
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Nombre de messages : 278
Age : 29
Rang : VOLEUSE embarquée contre son gré dans pleins d'histoire louches.
Pouvoirs : Traceuse
Espèce : Humaine de Koori
Date d'inscription : 18/02/2008

MessageSujet: Nebulis ~   Mar 19 Fév 2008 - 2:41

Identité

Prénom : Son véritable nom est Lucis Dieppe. Lorsqu’elle a décidé de devenir Traceuse, elle a prit le nom de Nebulis. Juste Nebulis.
(Sachant que lux, lūcis = 1 - lumière, lumière du jour, clarté. - 2 - jour, journée. - 3 - temps, saison. - 4 - éclat, brillant; illustration, lustre, gloire, ornement. - 5 - lumière de la vie, vie. - 6 - lumière, vue, yeux. - 7 - lumière du salut, salut, espérance, espoir, secours.
Et que nĕbŭla, ae = - 1 - brouillard, vapeur. - 2 - nuage (de poussière, de fumée), exhalaison, émanation. - 3 - au fig. vapeur, chose légère, chose transparente. - 4 - brouillard, obscurité, ténèbres.)


Espèce : Humaine, aux vagues origines elfiques du côté de son père.

Rang désiré : Traceuse & Voleuse malchanceuse.

Age : 22 ans.

Sexe : Féminin

Continent : Fabulya

Date de naissance (Nous sommes au XIV ème siècle, en 1377 sur Fabulya) : 12 mai 1357 à Fabulya

Lieu de naissance : Koori, Aoshiro, quartier pauvre.

Histoire

Famille : Badbeth Dieppe, Yaël Dieppe. Tous deux décédés dans un incendie.

Son passé :

Une enfant à la peau pâle. Parfait, direz-vous, dans une contrée comme Koori. A ce détail près ; au lieu d’être blonde aux yeux bleus, la nouvelle née avait des cheveux de nuit et des yeux couleur de la mort. Atroce, atroce, dans un monde aussi discriminatoire. Moins qu’avant, certes. Mais tout de même.
Elle fut baptisée Lucis. Lumière, dans une vieille langue oubliée. Mais pas par ses parents. Cette langue se transmettait de génération en générations, après tout. Sa mère était dans les normes, elle. Des jolis cheveux dorés et des yeux de la couleur du lapis-lazulis. Son père, en revanche, tirait dans ses origines Elfiques de beaux cheveux noirs. Bien qu’il n’y ait aucune trace de ces ancêtres sur lui, que cela soit dans sa couleur de peau, sa taille, ou encore ses oreilles. Ils vivaient dans les bas-quartiers, misérablement. Ils n’avaient même pas de maison à eux, la famille Dieppe vivait avec plusieurs autres dans une maison délabrée : trois familles, exactement, dont une avec trois enfant, les deux autres n’en possédant que deux. Ils étaient plutôt agréables, chacun vivant de son côté, sauf pour les dîner. Tous étaient dans le même problème, alors pourquoi se discriminer entre eux ? Ils mangeaient ensemble avec les aliments de chacun.

La petite Lucis fut élevée avec les moyens de bord. Point de tétine ou de nounours, simplement un lit à peu près convenable. Elle était d’ailleurs une des seules à en avoir. Les autres dormaient souvent sur de simples matelas. Son père lui avait fabriqué à partir de vieilles planches, un peu avant sa naissance, bien que sa mère avait tendance à s’endormir avec elle dans les bras, assise contre le mur. Son père l’enlevait alors doucement des mains fatiguées de son épouse, et déposait sa fille avec précautions dans son lit, avant d’aller border Badbeth.
Le premier trésor de cette famille était sans doute les centaines de bougies qu’ils possédaient. Ce n’était pas très cher, on en trouvait de partout. Alors, tous les soirs, ils faisaient brûler une bougie et racontaient des histoires à leur enfant, même si elle ne comprenait pas. Le second trésor était la dizaine de livres qui se transmettaient également de génération en génération dans la branche de la mère, noble déchue de part son mariage indignant. La petite grandit donc dans les livres, les bougies, la poussière et les cris des jumelles Miya qui se couraient après lorsque l’une prenait les maigres affaires de l’autre pour jouer avec.

Elle atteint l’âge de six ans sans encombre particulier. Elle ne mangeait pas toujours à sa faim mais n’en mourrait pas. Maigre, ses côtes saillantes, déjà parsemées d’écorchures aux genoux, elle n’était pas habituée à vivre dans l’opulence, ne l’ayant jamais été. Alors, elle vécu dans la gaieté. Elle s’amusait avec les grands, les autres enfants. Elle allait dans la rue, parfois, vêtue de sa robe grise de suie, autrefois blanche. Robe déchirée à plusieurs endroits, qui lui tombaient en dessous de ses genoux calleux. Elle s’amusait à courir pieds nus dans la boue, et lorsqu’elle rentrait à la maison, sa mère soupirait, et lui tendait une serviette pour qu’elle s’essuie. Elle riait, et obéissait.
Puis un jour, elle décida d’apprendre à lire. Elle prit un livre, et écoutait les gens, quand sa mère, instruite, lisait. Elle regardait en même temps. Et elle fini par apprendre, en autodidacte.
Un jour, elle prit un livre presque détrempé de poussière, que ses parents ne lui avaient jamais lu. Il était couvert de dessins. Et des inscriptions s’étalaient, à côté. Elle fronça les sourcils, et prit un bâton. Elle s’assit dans une partie de la maison où le parquet était absent, et elle commença à recopier un signe, sur le sol. Il ne se passa rien. Elle grommela, et en recopia un autre. Les Traits. Elle était sure d’en avoir déjà entendu parler. Ce n’était pas de la magie ? Si, sans doute… Elle recommença trois fois. Une petite fille obstinée. Soudain, quelque chose se produisit. Sur la terre grasse où elle avait creusé les sillons pour former ces traits bizarres, de l’herbe commença à pousser. Un fatigue immense la pris, tandis qu’elle s’effondra de sommeil. Sa mère accourra immédiatement, et la première chose qu’elle vit fut les brins d’herbes, les traits et le bâton dans la main gauche de la petite fille, ainsi que le livre ouvert, à la page Nature.
Elle dormi de longues heures, et lorsqu’elle s’éveilla, sa mère était à son chevet.

« Maman ? »

Elle pleurait. Mais elle souriait aussi. Elle serra sa fille dans ses bras, tandis que Lucis ne comprenait pas ce qu’il arrivait.

« Pourquoi tu pleures, maman ?! »

La voix de la petite fille tirait dans les aigus, inquiètes. Sa mère ne répondait pas, tandis que les jumelles se disputaient un des brins d’herbe, avant de le couper en deux. Elle continuait de serrer la petite dans ses bras, tandis que son père lisait attentivement le livre sur les Traits.

« Mamaaan !
- Rien, Rien, Lou. Je suis juste très fière de toi.
- Pourquoi ?
- Parce que tu as réussi un Trait. »

Elle ne chercha pas à en savoir plus, et se rendormit dans les bras de sa mère, souriante.

Ainsi l’enfance de la petite Lucis continua. Six ans, sept ans, huit ans… Neuf ans. Dix ans. Elle lisait le second livre sur les traits de ses parents, ne se demandant pas ce qu’ils venaient faire dans leur maigre bibliothèque. Elle était dans un coin de la maison. Grace aux Traits, elle arrivait à rendre leur vie plus facile. Comme en faisant pousser du blé, ou de la nourriture. Cela était tenu secret, et elle le faisait avec précaution dans l’endroit le plus sombre de la maison afin que les habitants de la rue ne la voie pas. Elle emporta les deux livres avec elle, et elle sorti de la maison, après avoir signalé à sa mère qu’elle allait se promener dehors et essayer les Traits dehors. Celle-ci lui sourit, et lui demanda, ou plutôt ordonna de revenir avant la tombée de la nuit.
La rue, elle connaissait, c’était son milieu familier. Elle y vivait depuis toujours, volant des bougies et les ramenant à la maison, sans que les gens ne sachent jamais qu’elle existait. Elle excellait dans cette tâche ; se rendre invisible. C’était son atout. Elle était tellement petite, frêle et discrète que les gens l’oubliaient, qu’ils ne la voyaient pas dans la masse de pauvres. Elle s’était même aventurée dans le quartier des riches, un jour. Elle avait dissimulé ses cheveux dans un foulard blanc et avait lavé son visage et sa robe avec des traits. Puis, elle s’était promenée dans ce merveilleux endroit, n’arrivant pas à le quitter. Elle y avait passé la journée entière, et lorsqu’elle était rentrée, ses parents lui avaient fait promettre de ne plus jamais s’y aventurer.
Elle partit un peu trop loin et mis du temps à retrouver son chemin. Elle n’avait réussi aucun des nouveaux traits qu’elle avait testés, et cela l’énervait prodigieusement. Elle se dirigeant vers chez elle lorsqu’elle fut arrêtée par une lumière orangée. La maison brûlait.
Sa maison brûlait.

« PAPA, MAMAN ! » hurla-t-elle.

Des passants la regardaient, navrés. Ils la connaissaient vaguement de vue. C’était la rejetonne des Dieppe. Un charmant couple. Comment s’appelait-elle, déjà ? Lu… Lucie ? Bof, ils ne savaient plus. Elle semblait secouée. Elle avait quoi, dix ans ? C’était toujours horrible de perdre quelqu’un de sa famille, ils le savaient.
Une jeune fille, à peine plus âgée qu’elle, aux vêtements roussis et aux cheveux châtains noirs de suie par endroit, lui bondi à la gorge.

« C’est les bougies ! sanglotait-elle. Camilla a renversé les bougies… »

Camilla, la sœur jumelle d’Ima Miya. Elle serrait Lucis dans ses bras.

« Lu…
- Je m’appelle… Nebulis » articula doucement Lucis.

Ima la regarda, surprise, puis serra de plus belle la petite fille contre elle. Lucis avait lu que si quelqu’un connaissait le vrai nom du Traceur et qu’il le nommait alors qu’il envoyait le sort, celui-ci était annulé. Elle changeait de nom, à présent.

Lucis, alias Nebulis, demeura plusieurs minutes à contempler les flammes, des larmes roulant sur ses joues. Puis, elle se détacha de l’étreinte humide elle aussi de la jumelle Miya, et elle traversa le quartier. Les gens ne la voyaient pas. Elle était invisible dans leurs pas, elle se dissimulait dans les recoins d’ombre, elle passait entre les robes, elle se faufilait entre les personnes. La rue était dangereuse, la nuit. Il ne fallait pas qu’elle la voit.
Elle changea même de quartier, puis encore. Tous aussi misérables les uns que les autres. Elle finit par trouver une maison apparemment inhabitée, et même si les habitants la regardaient, effrayés, alors qu’elle entrait, elle s’installa, un bâton à la main et les livres dans l’autre.

Elle vécu deux mois dans cette maison. Deux mois pendant lesquels elle volait pour subvenir à ses besoins, ou alors elle traçait et essayait d’avoir quelque chose de comestible. Ce n’était pas toujours très efficace, mais Nebulis ne mourrait pas de faim. Pas plus que d’habitude.

Un jour, alors qu’elle était en train de jouer machinalement avec une des dagues cassées qu’elle avait trouvées dans la maison, la porte claqua. Elle releva la tête, surprise. Et vit qu’un homme se tenait là, les mains couvertes de… sang ? Elle déglutit, et releva les yeux vers le visage, dissimulé, de cette personne.

« Alors comme ça, t’es une Traceuse, hein » fit-il en avisant les livres ouverts où l’on voyait clairement les modèles.

Elle ne répondit rien, et se bénit de ne pas avoir tracé. Cela lui prenait toujours une énergie folle. Elle n’arrivait pas à canaliser ses émotions, sa force. Des larmes perlaient déjà aux coins de ses yeux, tandis que lorsqu’il s’approcha, elle brandit l’arme devant elle, en signe de défense inutile. Il eut un rire, et lorsqu’il vit ses yeux noirs qui le regardait, presque sans peur. Elle n’avait pas peur de mourir. C’était le cycle naturel de la vie non ? Et puis, personne ne la pleurerait. Plus maintenant.
Il resta quelques secondes à l’observer, tandis qu’elle se relevait. Elle lança le couteau vers lui, mais il fit un pas sur le côté et il alla se ficher dans un des murs en bois. Il sourit, et tandis qu’elle essayait de lui donner un maigre coup de poing, guidé par la peur, il lui prit le poignet et posa sa main sur sa tête.

« Hm, ça te dit de rester ici ? »

Elle hocha la tête, terrorisée. C’était sa maison, après tout.

« Bon, alors, tu vas me faire le plaisir d’apprendre à te battre correctement, car c’est vraiment n’importe quoi là » fit-il avec un sourire.

Elle le regarda, surprise, tandis qu’il ôtait le voile qui dissimulait ses yeux bleus. Elle ne su jamais pourquoi il les cachait, ces si belles pupilles. Elle ne lui demanda jamais.
Il s’appelait Al. Un nom court, simple, facile à retenir. Il était un assassin. Cette nouvelle ne fit ni chaud, ni froid à Nebulis. Elle était déjà morte de peur, ce n’était pas ça qui allait encore plus l’effrayer. C’était sa maison, le lieu où elle était entrée. Nebulis comprenait pourquoi on l’avait regardée avec une expression de terreur lorsqu’elle était entrée. Tout le monde, dans le quartier, le savait. Mais elle qui venait d’un quartier bien plus loin, elle n’était pas en mesure de la savoir, naturellement.
Elle apprenait donc à se battre avec lui. Elle ne faisait pas des lumières, au début. C’était même assez effrayant comme elle était incapable d’utiliser sa force. Il comprenait à présent pourquoi elle ne savait pas totalement utiliser les traits alors que ça faisait des années qu’elle s’entrainait. Elle était vraiment… nulle. Jusqu’où jour où se il mit à vraiment la frapper, où elle avait des bleus partout à chaque fois qu’il l’entraînait. Jusqu’au jour où elle pleura de douleur, malgré ses treize années. Jusqu’au jour où il l’avait frappée tellement fort qu’elle s’écroula au sol, crachant du sang.
Elle finit par être obligée d’utiliser l’énergie qui reposait en elle. Il y avait comme un blocage, avant qu’elle ne se décide enfin. Elle était sans doute trop choyée, enfant. Elle n’avait jamais eu à fournir aucun effort physique. C’était pour ça, à tous les coups. Elle eut ce déblocage, donc, et se mit à progresser. Al souriait lorsqu’elle réussissait à l’atteindre, même furtivement, et contre-attaquait de plus belle, l’obligeant à parer. Elle était meilleure pour encaisser que pour frapper. Au fil du temps, elle ne tiquait même plus lorsque ses poings l’atteignaient. Ils se mirent ensuite aux armes. Quant aux Traits, il ne savait pas du tout les utiliser. C’était un assassin, pas un magicien.
Il reçu un contrat qui l’obligeait à se déplacer jusqu’en Glacalocy, et il la laissa la. Les quartiers pauvres étaient plutôt coupés de l’actualité. Elle ne savait même pas qu’il y avait une guerre, jusqu’à ce qu’il s’arrête sur le pas de la porte.

« Fais attention aux guerres, Nebulis.
- Aux guerres ?
- Ouais. Si jamais les soldats commencent à débarquer ici, casse toi. C’est qu’il y aura un problème. »

Elle hocha la tête. Il partit, la laissant seule.
Elle s’était améliorée en Traits, et arrivait à faire des sorts un peu plus compliqués. Un soir, un homme entra. Il était plutôt riche, pourtant. Elle se demanda ce qu’il venait faire ici. Car il était entré facilement. Dans les quartiers pauvres, personne ne mettait de serrures, c’était inutile ; les bâtiments étaient d’une telle mauvaise qualité, on creusait des trous dedans comme on creusait des trous dans la neige. L’homme entra, visiblement ivre. Elle lui demanda calmement ce qu’il venait faire ici. Il déclara qu’il avait besoin de compagnie. Elle cligna des yeux, et alors qu’il s’approchait d’elle, elle attrapa une épée courte qui trainait sur la table basse. Elle le menaça, mais il passa à côté. Elle le blessa, ne voulant le tuer. Mais il continua d’avancer. Acculée, désespérée, elle remarqua qu’elle avait les doigts couverts de sang, ainsi que ses paumes. Elle ne réfléchi même pas, et traça. Les vêtements de l’homme sur lesquels s’étendaient des signes ensanglantés prenaient feu. Elle lui enfonça la dague dans l’estomac tandis qu’il paniquait. Elle hoqueta lorsque la vision des flammes la paralysa, et l’homme s’étala devant elle.
Elle n’arrivait même pas à pleurer.

Al rentra chez lui deux jours plus tard. Elle était toujours à contempler ce cadavre, une tache de sang sur son éternelle robe grisâtre. Elle releva les yeux, frissonnante.

« Je l’ai tué. » murmura-t-elle. « Je l’ai tué avec mes Traits. C’est mal. »

Il soupira, et s’assit à côté d’elle.
Alors, il commença à lui dire que le monde avait besoin de tueurs. Pour le libérer des personnes inutiles, selon lui. Ou des personnes qui avaient trop d’utilités, et qui en profitaient. Que tant qu’on ne tuait pas d’innocent, tuer quelqu’un pour un tout n’était pas réprimandable. Que si quelques vies étaient sacrifiées pour que des millions d’autres vivent un peu plus en paix, c’était acceptable. Elle ne répondit pas, mais fit lentement ses affaires. Elle n’avait pas grand-chose. Quelques livres en plus qu’il avait bien voulu lui acheter, sacrifiant des économies, des vêtements de rechanges rapiécés. Elle fourra tout dans un sac, et tandis qu’elle s’avançait vers la porte, Al se plaça devant elle. Ils s’observèrent, comme la première fois qu’ils s’étaient vus. Il sourit.

« Je pars. »

Il eut un rire.

« J’avais remarqué. »

Il lui lança quelque chose de brillant. Elle l’attrapa, et se coupa un peu. Elle retint un « aïe » et regarda ce que c’était. Une dague ? Pourquoi diable lui donnait-il une dague ?

« Pour te défendre… ou attaquer. A toi de voir. »

Elle eut un sourire. Elle ne ferait que se défendre, c’était vite vu pour elle. Elle le remercia d’un geste de la tête, et sorti.

« Nebulle ?
- Hm ?
- Quand tu auras besoin d’un toit… Ou même de soutien. Reviens ici. »

Elle lui adressa un signe de main.

« Promis. »

Elle erra, évitant les grandes rues, dans sa robe misérable. Elle vit une femme qui vendait des vêtements de cuirs, tissus. Elle n’hésita pas une seule seconde. Elle entra dans la boutique, se coupa légèrement un doigt, et traça sur une feuille trouvée par terre. Elle l’envoyer discrètement à l’autre bout du magasin, et elle repéra les vêtements qu’elle voulait.
Une.
Deux.
Trois secondes…
BOUM.

Une explosion s’en suivit, et elle profita de la panique pour subtiliser les vêtements. Elle les fourra dans le sac, et sorti le plus vite possible, toussant et crachotant. Elle évita les gardes qui accouraient, et s’en tira à bon compte.
Nebulis s’enfuit, sentant la fraicheur l’envahir. Avant, elle ne sortait pas de chez elle, ce n’était pas trop gênant. Mais maintenant, elle sourit, et s’isolant dans une allée sombre, elle changea de vêtements. Ils étaient plus chauds, eux, au moins. Elle était essoufflée. Ce Trait lui avait pris une quantité folle d’énergie. Elle s’assit, et s’endormit. Comme lorsqu’elle était petite.

_________________

On peut aisément pardonner à l'enfant qui a peur de l'obscurité ; la vraie tragédie de la vie, c'est lorsque les hommes ont peur de la lumière.


Dernière édition par Nebulis le Lun 26 Avr 2010 - 21:35, édité 4 fois
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Nebulis
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MessageSujet: Re: Nebulis ~   Mar 19 Fév 2008 - 2:42

Elle fut réveillée au petit matin par un détrousseur. Elle lui donna un coup de poing. Elle se releva, et il essaya de la frapper. Elle se baissa et avança d’un pas. Elle lui enfonça sa dague, sortie par réflexe, dans la jambe.
Elle vomit le faible repas qu’elle avait mangé la veille, avant de partir, le laissant là, incapable de bouger. Elle s’hâta de partir, mais un garde l’avait vue. Elle ne pu aller bien loin. Elle avait encore la dague couverte de sang. Le garde l’attaqua pour l’immobiliser. Elle avait les cheveux de cette couleur dégoûtante et elle se permettait de se balader dans les quartiers riches ? Blasphème ! Elle se prit donc un coup dans l’estomac. Le souffle coupé, elle passa ses doigts de la main gauche sur la lame de son arme, et, à moitié pliée en deux, elle traça rapidement sur le plastron de l’homme. Il explosa, et l’homme eut un cri. Il n’était pas mort, mais l’explosion lui avait brûlé le torse. Son Trait préféré, visiblement. Explosion des matières. C’était efficace, certes, mais très peu discret. Elle demeura tout de même trente seconde immobile afin de reprendre son souffle, et s’enfuit.

Elle était en cavale. Elle avait mutilé un garde. Elle doutait que la Reine soit ravie. Quoi qu’elle en avait tellement qu’elle s’en fichait peut-être.
Elle se surprit à commencer à trouver ça anodin. Le monde devait être nettoyé, parfois. Des gens trop utiles. Les gardes opprimaient les pauvres, et l’autre n’avait qu’à pas essayer de la voler.

Elle finit par tomber nez à nez avec la barrière, alors que l'attaque des dragons commençait. Elle grogna. La guerre c'était pas top son truc. Enfin elle n'avait jamais essayé mais ne tenait pas à le faire maintenant, à vrai dire. Elle sentit une explosion derrière elle, et cette fois ce n'était sans doute pas elle qui l'avait faite. C'était plus... puissant. Elle n'hésita pas plus et s'entailla le bout des doigts, et traça à même la paroi. Invisible mais existante, non ? Elle se recula, compta mentalement, et lorsqu'elle explosa, elle sortit.

Plus tard, elle revint. Parce que l’enfant revient toujours à la maison. Pour entrer, elle traça sur le mur avec une craie, dénichée lors de son exil. Elle se recula, et la barrière explosa. Comme avant. Elle fut demandée pour la reconstruction de la ville, et elle accepta. C'était marrant. Elle avait dix-sept ans et elle remarqua une* autre Traceur parmi eux. Il était fort. Elle aurait bien aimé vraiment le rencontrer et pas uniquement le voir à l'oeuvre de loin. Hideki Miyena, hein...

Au fil du temps, elle fini par confondre ce qui était bien ou mal, et n’hésitait pas à blesser, bien qu'elle privilégiât toujours de s'enfuir plutôt que de combattre. Elle était toujours en fuite, ignorant si on la recherchait ou pas. A ses dix huit ans, elle commençait à réussir à tracer quelques sorts simples sans appui. Mais elle s’évanouissait à chaque fois qu’elle le faisait. Alors elle n’essayait pas souvent. Elle est demeurée dans la région de Koori et d’Aoshiro.

Puis un jour, elle décida de prendre un parti dans la guerre. Elle serait plus en sécurité du côté du mal, naturellement. Mais un peu de piquant dans notre vie ne fait pas de mal, n’est-ce pas ? Elle voulait toujours rencontrer ce Traceur. Mais pour ça, elle devait prêter allégeance au bien, si l’on peut dire. Etant donné qu'il était activement recherché par Yuu, il devait être passé du côté du ''bien''.

Le choix avait été fait pour elle. Et ça, elle détestait. Elle s’était fait attraper minablement par Yuu, et on lui avait bloqué les mains. Visiblement, ils s’étaient rendu compte qu’elle était traceuse. Elle se débattait, mais on la traîna tout de même au château. Et tout commença.

    Putain, je suis qu’une voleuse qu’à rien demandé, merde !


* commentaire de Lenyth ; le côté féminin d’Hideki ressort 8D


Apparence :

Physique :
Nebulis a la peau pâle. Elle est plutôt petite pour la norme de Koori – environ 1m63, mince voire maigre mais musclée. Elle a les mains assez chaudes, sans doute à cause de son statut de Traceuse, bien qu’elle soit loin d’en être une totalement aboutie. Elle a un visage banal. Ses yeux sont légèrement trop écartés et sa bouche et très pleine sur la lèvre inférieure et plutôt mince sur la lèvre supérieure. Son visage est fin et allongé, les pommettes saillantes. Elle a des fossettes très marquées lorsqu’elle souri ou rit, mais elles ne se voient pas lorsqu’elle est neutre. Elle a des yeux en amande, noirs, où la pupille ne se voit pas dans le fond de ses prunelles. Elle est continuellement cernée, soit par un manque de sommeil soit par une fatigue venant de ses Traits. Elle déteste avoir à se coiffer et c’est sans doute pour ça qu’elle a une espèce de tignasse noirâtre qui vole en tous sens. Elle a des doigts de pianistes, quoi que criblés de cicatrices, tout comme ses membres inférieurs et ses avants bras. Elle a des brûlures aux genoux et des bandages souvent ensanglantés aux pieds. Inutile de demander d’où viennent ces blessures, elle ne vous répondrait que par un sourire énigmatique. Nebulis a une grande balafre dans le dos, sans doute acquise lors d’un combat à plusieurs. Elle est techniquement bien proportionnée mais pratiquement plate. Elle n’est pas très belle à voir sans ses vêtements, abîmée de partout, recousue souvent sans véritables soins, aussi a-t-elle de profondes cicatrices à certains endroits. Elle a le bout des doigts laminé, étant donné qu’elle les entaille toujours un peu afin d’avoir du sang et de tracer, même si elle préfère tracer à la craie ou avec le sang de ses ennemis.

Elle a des vêtements en cuir souple ou en tissu, et souvent un manteau noir, ample et doublé qui tombe pratiquement par terre. Un ruban rouge vif s’entrelace sur son avant-bras droit. Il est inutile, mais elle aime bien le porter. C’est un ruban que sa mère lui avait offert, alors elle le garde en signe de nostalgie, preuve qu’elle n’a pas totalement oublié qui elle était. Elle a une écharpe blanche et des gants blancs également. Car, mine de rien, il fait froid à Koori. Un bonnet surplombe parfois sa tête, allant de temps en temps juqu’à dissimuler ses yeux. Elle utilise ce bonnet pour cacher sa chevelure sombre lorsqu’elle doit circuler dans le centre de Koori.

Objet : Une dague qu’elle porte à la ceinture et du papier 8D

Mentalité :

Caractère :
Elle est assez imprévisible et surtout indécise. Elle ne sait pas ce qu’elle veut ; parfois elle aimerait une vie normale, parfois elle aime le mode de vie qu’elle a choisi, a savoir ; « je fais ce que je veux et j’emmerde ceux qui sont pas d’accord ». Guidée par ses instincts, elle a une tendance à agir sans réfléchir - bien que ça lui sauve très souvent la vie, ne s'accordant pas le temps de réflexion qui mène les autres à leurs pertes lors des fuites. Elle est presque animale, et rejette la société et les règles, qu'elle juge avilissantes et surtout emprisonnantes. Elle n’aime pas la proximité, que ce soit physiquement ou affectivement : elle a trop peur qu’on lui arrache de nouveau les gens qu’elle aime qu’elle préfère ne pas s’attacher, tout simplement. Elle est très rancunière et a une tendance marquée à raconter n’importe quoi dès qu’elle devient amie avec quelqu’un, ce qui est assez rare. Elle peut délirer de façon étrange et être étrangement mature et calme la seconde d’après. Assez versatile, elle n’aime pas qu’on lui dicte sa conduite et aime l’anarchie : malgré ça, elle est soigneuse et déteste le désordre, du moins dans les pièces. Elle ne se gêne pas pour dire haut et fort ce qu’elle pense, même si cela lui attire des ennuis et qu’elle est obligée de courir pour éviter ceux qui la poursuivent. Elle déteste les règles et les obligations et préfère faire tout le contraire de ce qu’on lui dit. Elle est profondément pyrophobe et ne supporte pas la vision d’une bougie ou d’un feu. Elle n’a utilisé qu’une seul fois un trait de feu et ne l’a plus jamais refait. Elle fait néanmoins tout pour le cacher, si bien que les seules personnes à être au courant de cette phobie sont son maître et elle-même.
Petit détail : dans un combat, elle cherchera toujours les solutions de fuite. Elle calculera en premier ses chances de réussir à s’enfuir, avant d’engager un combat. Elle préférera toujours s’enfuir que de combattre. Mais lorsqu’elle combat, si elle doit défendre sa vie ou celle de quelqu’un qui lui est cher, elle ne s’arrêtera pas avant que son assaillant ne soit hors d’état de nuire.

Sinon, pour ceux que ça intéresse, le crédo de Bubulle 8D :

    1. Ne jamais écouter d’autres règles que celles qui suivent.
    2. Ne jamais servir quelqu’un d’autre ; toujours agir dans son intérêt.
    3. Ne jamais s’attacher aux autres.
    4. Ne jamais avoir confiance en les autres. Sauf cas exceptionnels.
    5. Ne jamais se sacrifier, sauf pour protéger quelqu’un en qui on a confiance.
    6. La fuite est toujours préférable au combat, sauf quand il s’agit de protéger quelqu’un.
    7. Ne jamais tuer d’innocents.
    8. La mort d’une personne pour un tout est acceptable (se référer à la 7). NB : La vie ne peut être arrachée que s’il n’y a pas d’autre choix.
    9. Ne mourir pour un idéal que si cet idéal survivra à la mort.
    10. Toujours atteindre son but, quels qu’en soient les chemins.
    11. Ne jamais abandonner.
    12. Tout est permis.
    13. Tout n’est qu’une question de point de vue.
    14. Ne jamais se laisser consumer par la haine.
    15. Toujours voir le bon côté des choses.
    16. Toujours venger les siens.
    17. Le Maître a toujours raison.
    18. Yuu a toujours tort.
    19. NE JAMAIS ETRE AMOUREUSE.
    20. Toujours dépasser ses limites, sans pour autant vouloir être la plus forte.
    21. Survivre.
    22. Ne pas avoir besoin des autres.
    23. Ne pas laisser les autres dépendre de soi.
    24. Vivre libre.
    25. Toutes les règles sont bonnes à briser, sauf celles de sa propre morale.
    26. Ne jamais écouter les autres (sauf le Maître)(et ceux qui n’essayent pas d’imposer leur point de vue sans s’expliquer ou par la violence).
    27. Ne jamais se laisser attirer dans un piège.
    28. Ne jamais se faire attraper par les gardes.
    29. Ne jamais se retrouver face à Yuu contre son gré.
    30. Rajout 1 : TOUJOURS EVITER CES PUTAINS DE SCEAUX DE MERDE.
    31. Rajout 2 : TOUJOURS EVITER CES PUTAINS DE BAINS ET CES SORTILEGES VICIEUX.



[Caractère présenté très bordéliquement T_T Et puis je suis pas douée pour les caractères, faut pas que je les préfabriquent trop sinon ils évoluent plus è_é]

Ses passions : Les traits, les vols, les défis
Ses aversions : les lois et les règles \o/ ainsi que le feu, bien sur.

Capacité :

Pouvoirs : Elle est Traceuse, donc, mais pas totalement aboutie ~

Point faible : l’énergie que ses Traits lui pompent (en vrai, elle a une assez grande réserve, mais elle est incapable de la gérer). Elle est aussi assez instable et peut changer de camps du jour au lendemain si ça peut lui permettre de mener à bien ses buts. Elle ne fait confiance qu'à ses instincts et ne réfléchit pas assez, ce qui peut la sauver comme l'entraîner à sa perte. Elle a un équilibre effroyable, incapable de tenir sur une jambe sans faire des moulinets. Elle a tendance à se jeter dans la gueule de loup sans réfléchir, tant que ça peut lui servir, et est assez prévisible lorsqu'on la connait bien (mais pour quelqu'un qui ne lui a jamais parlé, elle semble agir de façon désordonnée et n'importe comment, ce qui n'est pas exactement le cas.)

Point fort : elle peut combiner baston et magie, elle sait manier la plupart des armes tant qu’elles ne sont pas trop lourdes. Elle a également développé une ambidextrie forcée, seule façon de tracer et combattre en même temps. Elle a un excellent sens de l'orientation et une mémoire topographique remarquable, ce qui lui permet de se tirer de situations à première vue désespérées.

Relation :

Liaisons : (Facultatif, avec les persos du RP, bien sûr, vous éditerez votre fiche au fur et à mesure)
Ami
Meilleur ami :
Ennemi
Neutre
Connaissance :
Amant
Amoureux
Famille

(Vous pourrez changer si vos persos se font des relations avec des persos existants.)

Compagnon :



Code : CHUIS UNE REBELLE \o/ (jgueule quand faut sortir le chiennn ~)

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On peut aisément pardonner à l'enfant qui a peur de l'obscurité ; la vraie tragédie de la vie, c'est lorsque les hommes ont peur de la lumière.


Dernière édition par Nebulis le Lun 26 Avr 2010 - 21:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Nebulis ~   Mar 19 Fév 2008 - 14:57

Voila voila, maintenant que c'est edite, tu es validee =)

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MessageSujet: Re: Nebulis ~   Mar 19 Fév 2008 - 15:00

Ouais, youpi \o/

Sérieusement, j'étais persuadée que la destruction de Koori était avant sa naissance ;o;

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MessageSujet: Re: Nebulis ~   Mar 19 Fév 2008 - 16:35

Quand tu es déjà inscrite, tu n'es pas obligée de remettre le code Razz
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MessageSujet: Re: Nebulis ~   Mar 19 Fév 2008 - 16:40

Oh, génial, je le saurais pour la prochaine fois *-*

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MessageSujet: Re: Nebulis ~   Lun 12 Avr 2010 - 16:58

Fiche mise à jour ~

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