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 On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)

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Arielle/Warui
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MessageSujet: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Mer 3 Sep 2008 - 23:05

"Maman! Trouve pas Niiz!"
Moi tou trouve pas Niiz!"

Rien à faire. Les jumeaux regardaient leur mère qui ronflait, dans son lit. Les deux Zafaras de quatre ans, déjà, étaient dressés sur leurs jambes. Wycia grimpa sur le lit pour fermer la bouche d'Arielle qui se mit à ronfler du nez. La petite lui pinça le nez. La Reine se tourna sur le côté, entrainant sa fille avec elle et l'étouffant dans ses bras. Wellan les rejoignit et mordit l'oreille d'Arie.

(Aïe!)

Le petit prince souriait et sa soeur reprenait son souffle.

"Trouve pas Niiz!"
(Niiz?)

Niiz.... Arielle se frotta le visage. Elle avait un peu repris. Elle était un peu plus consciente et moins agressive envers les étrangers. Niiz..... Niiz! La Zafara Noire que sa mère avait ramenée! La Zafara Bleue sortit rapidement du lit, en pyjama mais elle s'en fichait, pour aller dans la salon et la cuisine. Elle regarda dans la chambre des enfants en dernier. Harumi, Keiko et Michë jouaient avec les ainés.

"Ça va Maman?"
(Je cherche Nolshira. Vous l'avez-vue?)
"Non..."

Caleb se fit interrompre par sa mère qui disparut du seuil de la porte. Si la petite se perdait, elle pouvait errer longtemps ici. Et si la Gelert l'apprenait? Arielle tressaillit. Elle sortit de chez elle en coup de vent.

(Niiz? Niiz!!)
*Ça va être ma fête...*


Elle serra le collier de sa mère dans sa main.

(Niiz!!!!!!!!!!)


(Ouais.... court :_Smile

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Niiz
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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Jeu 4 Sep 2008 - 23:03

[pas grave du tout -ah, je reprends comme si j'avais finit mon topic avec Néralos, apparemment, il part quand-même]

Assise par terre, elle observait distraitement le paysage du dehors. Ce n'était pas pour sa lumière ou pour ses belles couleurs qu'elle le regardait avec tant d'émerveillement, mais parce que c'est là que le grand zafara tout vert lui avait dit quelque chose comme "Sois sage". Ni d'au revoir ni d'adieu, il semblait seulement s'en être allé comme lorsque l'on s'absente pour une ou deux heures seulement.
Il avait eu l'air malheureux, si seul, mais même si la discussion n'avait pas croulé sous les mots, elle l'aimait bien. Ce n'était pas comme avec un ami, mais plutôt parce qu'elle avait de la peine pour lui. Elle ne comprenait pas exactement la raison pour laquelle elle ne l'avait pas trouvé plutôt lassant comme cousin, à la longue, mais le résultat restait le même ; elle avait envie de rester à attendre son retour.
Au bout de longues minutes à fixer le décor, quelque chose avait fini par lui intimer que peut-être ce zafara ne reviendrait pas au repaire. Sa mère le lui avait un jour conté dans l'une de ses nombreuses histoires mêlant petites princesses et beaux princes, l'un ou l'autre quittait un jour sa maison pour aller chez l'autre.
La petite zafara se demanda alors si sa nouvelle connaissance n'était pas allée retrouver sa belle princesse.
Nolshira avait son nom sur le bout de la langue, sans qu'elle ne réussisse pour autant à s'en souvenir parfaitement. Ça la dérangeait, de ne pouvoir s'en rappeler, si près de le dire. Elle croisa ses petites pattes sur sa poitrine, geste que tous ceux qu'elle avait vu faisaient comme pour mieux réfléchir. Ça ne marcha pas pour elle : elle venait de se souvenir qu'elle avait encore mal à son aile. Et c'était tout rouge.
Résignée, la toute jeune zafara commençait à se dire qu'elle n'échapperait peut-être pas au "produit qui pique qu'on met sur les bobos qui saignent".
Une légère grimace fendit son visage à la simple pensée de la petite bouteille que sa mère sortait sans cesse des placards pour désinfecter griffures et plaies en tout genre, jusqu'à ce qu'une autre image ne vienne interférer ces douloureuses et désagréables prédictions. Mimi. La toute grande à quatre pattes qui avais une longue queue feuillue. Si elle restait à se promener trop longtemps, elle risquait de s'inquiéter. Il ne fallait pas rester trop longtemps et trop loin de la maison.
Pas s'éloigner. Interdit.
Elle risquait de se faire gronder si elle ne revenait dans la maison pleine d'autres zafaras, des tout bleu et des tout blancs, surtout. Quand elle était arrivée, il y en avait plus encore, et, cette fois, de toutes les couleurs possibles, imaginables comme inimaginables. Il en restait encore un tout noir, deux, si elle se comptait. Le tout vert reviendrait peut-être. Elle ne le savait pas.

Se levant, Nolshira en profita pour s'étirer longuement. Elle préférait faire le trajet du retour comme celui de l'allé -à quatre pattes. Elle n'avait pas le choix, de toute façon. Ses ailes étaient trop lourdes pour elle. Debout, elle aurait pu y trébucher. Ça lui était déjà arrivé. Sa mère avait dû sortir le produit qui pique. Maintenant, la petite zafara avait interdiction de sortir ses ailes en intérieur. Le jour-là, elle avait reversé plus de vases que certaines personnes n'en renversaient au cours d'une vie.
Pas sortir ses ailes. Interdit.
Casser les meubles aussi. Pas bien.

Le nez au ras du sol, elle tâchait de retrouver le chemin qu'elles avaient emprunté quand Minla et elle étaient arrivées. Moins par le museau que par les yeux, elle revoyait petit à petit cette première ballade au sein du repère. Il y avait toujours ces grandes images qui étaient accrochées aux murs. La tentation de se glisser sous comme sur les petites tables qui n'avaient qu'autre utilité que de poser des trucs fragiles dessus était presque assez puissante pour parfois la faire marcher en zigzags hésitants.
Elle tremblait encore quand elle se rappelait du jour où elle avait reversé ce même genre d'objets la fois où elle s'était pris les pattes dans une paire d'ailes trop grande. Son petit problème de plumes lui avait coûté une longue réprimande. Papa était absent, se souvenait-elle, et maman n'avait pas crié. En contrepartie, la zafara noire avait lâché quelques larmes. Elle n'aimait pas décevoir ses parents.

Quelqu'un courait. Nolshira l'entendait venir.
Aussitôt, elle se cacha sous une table, cédant en définitive à cette tentation qui l'avait tellement torturée, plus pour ne pas que ce soit ce quelqu'un qui se mette à trébucher sur un épais tas de plumes arrivés tout droit de nulle-part. Elle colla ses ailes à ses flancs pour ne pas renverser le joli vase qui semblait aussi inutilement compliqué que fragile perché tout en en haut.

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Jeu 4 Sep 2008 - 23:56

(A: Que...... *Sort tout de suite* Reviens ici ou je te jure tu vas vraiment regretter de m'avoir pour tante je vais t'enchaîner à ton lit!!!!
Y: Arie.... dis-lui en RP...)


(Niiz!)

Arielle s'arrêta, penchée sur ses genoux, reprenant son souffle. Où était-elle passée? Ce n'était pas le fait qu'elle avait la réputation d'être une mère aimante. Elle s'en fichait des mauvaises rumeurs si Niiz s'éloignait. Elle s'en fichait si ça réduisait le nombre de Zafaras qui retourneraient sur Néopia.

"......."

Et Mardror lui avait dit que ça guérirait jamais. Elle s'était obstinée et avait essayé par ses moyens, par son pouvoir de guérison. Un échec total. Si Niiz ne l'entendait pas par la pensée, elle ne pourrait pas lui répondre. Et elle ne pouvait plus émettre le moindre son. Arielle donna un coup de poing dans un mur, de rage contre cette plaie qu'elle détestait. Niiz n'avait que trois ans, elle était un peu plus petite que les jumeaux, elle ne pouvait pas être allée bien loin! Sa fourrure noire devait bien la cacher. Arie se redressa et se remit à courire. Il n'y avait personne ici.

Elle s'arrêta à nouveau, pour regarder autour d'elle. Désert. D'accord ce couloir était quand même en partie habité par les Zafara. En loger deux cents c'est pas facile. Et cinquante gamins en plus, faut le faire. Elle devrait remercier Lethao pour tout une fois la guerre finie. C'était énorme. Rayoru leva la tête, agitant la langue. Il siffla. Arielle renifla l'air. Une odeur métallique, l'odeur du sang? Le serpent doré se déroula légèrement, pointant face à eux.

(Tu sais, une chance qu'on se comprend sans se parler sinon j'aurais vraiment été perdue)

Le reptile reprit sa place. L'odeur se faisait plus forte mais n'était pas... enivrante et étourdissante. Une blessure légère. Comme une coupure. Arie passa droit devant un vase unitile. Rayoru siffla pour l'arrêter. Quoi encore? Il pointa vers la vase avec sa queue.

(C'est qu'un tas de céramique peinturée! On doit trouver Niiz!)

Le serpent lui donna une claque sur la joue.

(Ouch!)

Eh mais... c'était là avant ces taches blanches? Et l'odeur venait de là. Arie regarda le vase avant se mettre à genoux pour regarder en dessous.

(Nolshira!)

Sans attendre, la Reine prit Niiz dans ses bras pour la serrer contre elle.

(Mais où t'étais? Je me suis fais du soucis pour...)

Et c'est à ce moment qu'Arie remarqua une tache rouge dans la masse blanche.

(Qui t'as fait ça?)

Et autre question...

(Depuis quand tu as des ailes?)

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Ven 5 Sep 2008 - 20:05

Ça s'était arrêté. Elle n'entendait plus le moindre pas. Le seul indice qui la laissait encore couchée sur le sol était le son d'une respiration sifflante.
La petite commençait à se demander combien de temps encore elle devrait rester sous la table avant que cette personne ait fini de passer. Pour combler son malheur, quelque chose commençait à la démanger, et l'espace alentours était trop restreint pour qu'elle se permette de chercher ce qui la dérangeait aussi désagréablement sans risquer de faire tomber tout ce que le plateau de la table au-dessus d'elle soutenait.
Un sifflement qui lui rappelait celui de la cocotte-minute, mais en plus doux, l'effraya sur le moment : elle avait horreur des bruits qui survenaient d'un coup sans prévenir !
Puis, presque joyeusement, elle entendit les pas reprendre. Peut-être qu'elle pourrait finalement sortir de là-dessous et reprendre ses recherches. Elle était sûre que la porte avec l'étoile n'était plus très loin... Et Mimi était forcément là-bas, en plus !
Tant pis pour la punition si elle en avait une, elle voulait rentrer. Se promener toute seule n'était plus tellement amusant, et elle était fatiguée.

Bizarre. Nolshira secoua la tête comme pour chasser un insecte invisible et particulièrement énervant, mais, l'air déçu, elle semblait ne pas y être parvenue ; elle entendait toujours une voix dans sa tête. Ca lui rappelait quand elle avait parlé à cette humaine en costume bleu... Dara... Dra... Drako, voilà, elle s'en souvenait. Elle lui avait dit d'aller se cacher dans le tronc d'un arbre tout creux parce que sinon, ceux qui jouaient à cache-cache avec elle allaient la trouver. La zafara n'était plus si sûre du jeu auquel ils avaient joué à ce moment là. Chat perché, chat, ou cache-cache ? Quoi qu'il en soit, les autres avaient été très mauvais joueurs, pour lui lancer cet objet tout pointu -qui devait être cassé, puisqu'il coupait comme les morceaux d'un vase brisé.
Sous la table, elle pouvait apercevoir une paire de pattes bleues qui s'approchaient de sa cachette.
Puis, quand leur propriétaire se mit à genoux, elle se retrouva nez-à-nez avec une des zafaras tout bleus qu'il y avait à la maison. Nolshira ne mit pas longtemps pour se rappeler qui c'était. En plus de l'avoir vue quand elle était arrivée pour la première fois dans sa maison, elle avait souvent entendu son nom. Elle aurait plus facile à s'en rappeler que pour Néralos ou Drako.
Une petite voix dans sa tête semblait l'appeler...
Ou bien prononcer son nom... ?
Avant qu'elle ne se mettre à réfléchir d'où pouvait bien venir cette voix, la grande zafara toute bleue la serra contre-elle. Un flot de questions murmurées par la petite voix lui traversa l'esprit. Elle était incapable de toutes les comprendre.
Quand la zafara bleu et dorée lui montra son aile qui saignait encore, elle sut ce qui la démangeait tellement. La très grande voudrait peut-être voir ce qui lui avait fait mal ? Si elle lui montrait l'objet "cassé", elle le réparerait peut-être, aussi.
La petite zafara au pelage de nuit enfoui sa patte dans sa poche et farfouilla un moment avant d'en sortir la dague que lui avait lancé l'humain-mauvais-joueur qui avait un gros casque. Elle se souvenait le lui avoir happé au vol avant de le laisser tomber.
À la dernière question de la petite voix -qui devait être celle de la grande zafara toute bleue- elle resta pétrifiée sur place.
Ses ailes... ?
Il fallait vite qu'elle trouve une excuse pour avoir ouvert ses ailes en intérieur, car peut-être n'était-elle pas aussi magnanime que le zafara tout vert qui, maintenant qu'elle avait devant-elle la toute bleue, ne semblait plus si grand.


- J'étais pas dedans ! commença-t-elle à s'exclamer, à la limite de l'hystérie. J'étais pas dedans quand j'ai volé !

Elle laissa échapper une série de mots qui ne semblaient avoir de sens que pour elle et redevint subitement silencieuse, aussi brusquement qu'elle s'était mise à parler. Puis, avec une petite moue triste, elle désigna le couloir d'où elle venait avant de bégayer un petit :

- Et y'a Nalos qu'a parti...

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Lun 8 Sep 2008 - 22:41

(Pas de net à la maison, nouvelle adresse d'ordi en ville, je suis à la biblio de l'école...... désolée ma pupuce!!)


Arielle ne voulait pas imaginer la tête de sa mère si celle-ci apprenait l'absence de Niiz. La Reine trouvait qu'Alliéa s'était énormément attachée à cette petite en si peu de temps. Fin. Arie aussi avait le collier et comme sa mère, elle se demandait la réponse ne se trouvait pas sous leur nez ou, comme Allie l'avait dit, dans la famille de sa mère dont on ne savait absolument rien. Rayoru eut un sifflement soulagé une fois Niiz dans les bras de sa maîtresse. Le serpent doré se dressa sur la tête d'Arielle pour regarder si quelqu'un arrivait. Il en avait pris l'habitude. Après tout, c'était son rôle de veiller sur sa maîtresse, il avait été créé dans ce but.

Arie serrait Niiz, dans un réflexe. La Zafara prit soin de ne pas blesser Niiz en prenant la dague. D'où ça venait ça. Et Niiz qui hurlait presque. Attendez... Niiz... parlait? Et clairement en plus! Arie mit l'arme à terre et lui flatta doucement le dos.

(*Niiz* Ça va... ça va aller... je vais pas te punir pour ça... c'est pas grave, Niiz. Moi j'ai réduit mon lit en cendre en crachant du feu alors toi c'est rien)

La petite redevint aussi muette qu'à l'habitude. Arie suça son pouce quelques secondes avant de le poser sur la blessure de Niiz.

(*Niiz*Dans deux minutes on verra plus rien)

Ce qu'elle était soulagée de la retrouver saine et sauve. Surtout en un morceau. L'utopie fut de très courte durée. Deux mots la frappèrent de plein fouet. Elle commença à se lever mais calma ses ardeurs. Niiz était avec elle. Elle ne sortirait pas avec la petite. Arie se leva, tenant toujours Niiz.

*Je pensais qu'il resterait et qu'il comprendrait que je ne lui en veux pas pour avoir amené Axias! J'allais pas le mettre à la porte! S'il sort et qu'il se rend pas à Omlid il va mourir... si je la ramène cette fois il verra ce que c'est une mère en colère... il n'aimera pas.....*

Surtout pas quand Arie a des flammes dans ses yeux comme maintenant.

(Rayoru, on rentre)

Avant tout, s'occuper de Niiz. Peut-être un jour éclaircir le mystère...

(Nan nan on continue, tu postes, je te ramène et après on joue à la maison XD Si Anu vient plus souvent Arie lui tordra le cou >=) )

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Mar 9 Sep 2008 - 23:26

[X3 pas graf'... j'ai tout mon temps]

Nolshira regarda la grande toute bleue poser la dague par terre. Elle l'avais laissé la lui prendre sans opposer la moindre la moindre résistance, espérant qu'elle saurait ce que c'était exactement, cassé ou pas. Elle fut presque déçue de voir l'objet gésir sur le sol, sa lame effilée pointant vers le mur.
Ainsi disposé, il risquait de blesser quelqu'un d'autre, et il n'y avait peut-être pas assez de ce produit qui pique.

La toute grande la regardait bizarrement, pas en colère, ni lassée, mais elle avait de très grands yeux. Avant qu'elle ait pu se sentir mal à l'aise, la petite voix revint lui murmurer quelques paroles réconfortante.
La grande zafara n'utilisa pas le fameux produit, en contrepartie, elle suçota son pouce. Nolshira avait déjà vu des enfants de son âge faire de même, elle, elle avait une petite préférence pour sa médaille, tant et si bien qu'elle semblait venir d'elle-même dans sa bouche.
Pour la toute bleue qui ressemblait presque à sa maman, le mouvement ne s'éternisa pas plus longtemps et elle passa son doigt sur sa plaie, de cette même façon que pour la débarbouiller de quelque tache. Le contact avec son aile meurtrie fut assez désagréable pour lui arracher un petit tremblement, qui ne fut pas bien terrible, puisque son membre restait encore inerte, traînant sur le sol. La grande avait faillit la renverser sur le dos en se levant. Elle resta immobile un instant, avant de se rassoir.
Elle devait penser à autre chose.

Nolshira s'approcha comme elle put de l'autre zafara. Elle tira sur sa robe pour attirer son attention : elle avait quelque chose à lui demander... un détail l'avait inquiétée, quand elle avait attendu près de l'entrée.


- Aril ?

La petite tourna le museau vers le couloir. Oui... une réponse n'aurait pas été de trop, car c'était une petite voix d'un tout autre genre qui lui avait dit que Néralos ne reviendrait peut-être pas avant longtemps.
Mais longtemps, ça voulait dire quoi ? Quelques heures ? Une journée ? Plus, comme ses parents qui ne revenaient pas ?
Elle se retourna vers Arielle, le regard plein de questions.


- Y reviendra, le tout vert ? finit-elle par demander.

Elle n'avait pas envie d'attendre, et les autres joueraient peut-être avec elle, si elle arrêtait d'attendre, toute seule. Elle attendait déjà ses parents, elle n'avait pas envie d'attendre un ami en plus. Elle n'avait pas envie d'être seule. Pas alors que les autres voulaient bien jouer avec elle. Sinon, ils risquaient de penser qu'elle ne voulait pas être amie avec eux...


[hé, ça me rappelle qu'il a un pouvoir de guérison... hasard ? (l'égorge pas trop, ça va salir le sol... X3)]

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Mer 10 Sep 2008 - 17:23

(Pour l'instant le pouvoir le plus puissant d'Arie c'est une onde de choc comme une explosion. Mais dans dix ans quand son dragon adulte..... se sera pire encore XD (Yoki trop tordue) )

Depuis quand Niiz était-elle blessée. Arie ne se souvenait de l'avoir vue quitter l'appartement, ce devait être pendant qu'elle dormait. Et elle devait encore avoir dormi durant presque une journée, voire plus. Les enfants allaient manger chez Ember dans ces cas-là. La noble était si douée en cuisine, les Nascariens en étaient dingues. Arie regarda la dague et la reprit. La lame était rougie de sang. Celui de Niiz sans doute. Elle serra l'arme dans sa main. Celui qui avait blessé Niiz allait payer! Si elle avait le courage de sortir. Comment était le temps dehors? Toujours de la neige? Est-ce que le ciel était toujours bleu?

Arie s'excusa quand la petite gémit de douleur. Elle n'avait pas apporté de désinfectant. Comment elle aurait pu se douter de voir Niiz dans cet état? Une chance elle avait son pouvoir de guérison en plus de ceux du Feu. Ça l'avait aidée plus d'une fois. Et puis, c'était moins douloureux qu'un antiseptique.

(*Niiz* Ton aile pourra bouger bientôt, le temps que ça guérisse bien)

Elle mit la dague sur la table avant de serrer ses genoux avec ses bras. Elle eut un soupir. Rayoru se frotta contre sa joue. Elle s'inquiétait pour Néralos. Elle s'inquiétait toujours sa famille, même son demi-neveu, comme elle s'inquiétait pour Seïla et Saphyr. Quelque chose tira un pan de sa robe. Hm? Elle regarda Niiz.

Que devait-elle répondre? Que Néralos était partit pour un moment, pour très longtemps ou pour toujours? Ses parents elle les attendaient toujours. Arie voulait croire la même chose et espérait à chaque matin qu'ils viendraient réclamer leur fille. Alliéa avait dit qu'il était très probable qu'ils soient morts dans le désert de glace. Arie ne voulait pas voir Niiz, les lames aux yeux, suppliant ses parents de revenir en les sachants de l'autre côté. Même si Allie était toujours là, c'était tout de même un immense vide. Arie reprit Niiz dans ses bras et la serra à nouveau, tremblante.

(*Niiz* Je sais pas... je sais quand... je sais pas s'il veut revenir... j'aimerais juste... qu'il comprenne... que ce qui est arrivé n'est pas sa faute)

Arie enleva le bandage qu'elle gardait pour cacher ses cicatrices.

(*Niiz* À cause de ça je ne peux plus parler..)

(Problème réglé, je devrais avoir le net dans trois ou quatre jours =D)

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Ven 12 Sep 2008 - 23:04

[petit retard]

Un frisson avait parcouru la petite. Là où l'articulation de l'aile avait été tranchée net, les tissus nerveux commençaient à se reformer, aidés par le petit traitement d'Arielle.
Mais Nolshira avait l'esprit occupé par ce que l'on venait de lui annoncer pour prêter une réelle attention à cette faible douleur. La grande zafara ne savait pas non plus si le tout vert reviendrait un jour.
Peut-être, peut-être pas, se mit-elle à songer pour se débarrasser du fardeau de l'attente, sans pour autant le délaisser totalement. Une façon à elle pour ne pas avoir à se ronger les sangs, et il était toujours mieux d'être en dehors de ce sentiment appréhensif, même si ce ne fût qu'à la suite d'une mauvaise nouvelle, plutôt que d'avoir à y rester.

Elle se mit à suçoter sa médaille. La pierre polie qui y était incrustée lui avait donné cette envie depuis que la zafara noire avait vu le bijou. Sa couleur pâle lui avait peut-être donné l'impression que le petit objet était peut-être comestible, à moins que ce ne fût que sa façon de montrer la curiosité qu'il lui inspirait à cet âge.
Nolshira regarda la grande toute bleu déplacer la dague sur une table. Ce geste fit sourire la petite, bien heureuse qu'elle soit du même avis que sa mère à elle ; c'était dangereux de laisser traîner des objets par terre.
On ne savait jamais, tout le monde ne regardait pas où il marchait, elle le savait bien, puisqu'elle en était.

La zafara semblait triste. Aussi triste que l'autre, tout vert, quand il s'était assis contre le mur d'un couloir, plus loin. Une tristesse plus dure qu'un simple chagrin.
Elle s'approcha un peu de la toute bleue et l'observa avec curiosité. Elle n'aimait pas les voir tristes. Elle aurait tellement aimé pouvoir les faire sourire... mais elle ne s'en pensait pas capable. Quand on est triste, on n'a parfois aucune envie de rire, juste de rester seul. Seul et amer.
La petite laissa la zafara l'étreindre, consciente que c'était peut-être le seul service qu'elle pouvait lui offrir avec l'espoir d'avoir droit à un sourire, à son ombre, ou même à peine esquissé.
Juste un sourire.
Nolshira la sentait trembler. Comme pour la rassurer, elle aussi essaya de la câliner, ses bras trop courts pour vraiment le réussir.
Elle ne voulait qu'un sourire.
Parce que tout le monde semblait si triste.
Elle ne voulait qu'un peu d'espoir.

La petite voix la renseigna sur ce qui avait tellement attristé Néralos. Il avait fait quelque chose... mais c'était pas sa faute...
Comme elle, il avait peur d'être puni ?
Elle mâchonna un peu sa médaille. Bien qu'elle aussi avait peur, elle n'était pas triste. La peur, ça n'était pas une raison pour être triste.
La petite leva un regard humide vers Arielle, surprise par un mouvement de sa part ; elle enlevait les bandages qui lui bandaient la gorge. Ils révélèrent bien vite de longues balafres qui lui striaient le cou. Profondes, la peau y était mise à nu et arboraient encore une couleur d'un rouge pâle, cuisant.
À cause d'elles, la petite voix ne pouvait plus s'exprimer que dans sa tête : la petite ne l'entendrait jamais plus en dehors de ces conversations muettes.
Dès qu'elle le sut, les balafres lui parurent encore un peu plus antipathiques qu'auparavant.

Nolshira comprit alors, en partie, ce pourquoi Néralos était allé jusqu'à partir. Que ce soit de sa faute ou non, tout le monde avait ses raisons de culpabiliser à la vue des plaies qui couvraient le cou d'Arielle.
La zafara noire se serra un peu plus contre la grande bleue au regard triste et enfoui son petit visage dans les plis de ses vêtements.

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Sam 13 Sep 2008 - 5:36

(J'ai l'habitude ^^)


(*Niiz* Je ne lui en veux pas, pas du tout. Je n'ai aucune raison de vouloir le punir. Il ne savait pas. En fait... Néralos... c'est pas une enfant si seul que ça... c'est mon neveu.. avec une histoire... encore trop compliquée pour que tu comprennes maintenant, je te raconterai plus tard, quand tu seras un peu plus grande, quand tu pourras comprendre)

Arie remit mit les pansements sur son cou. Au moins ça cicatrisait bien selon Mardror. Mais la fourrure serait soit plus pâle soit presque inexistante ou bien rien à part la peau rose. Si elle les cachaient, c'est parce que les autres réagissaient toujours et avaient de regards de pitié ou la fixaient d'une autre façon. Certes, elle ne plus parler, mais elle pouvait toujours écrire pour ceux qui ne pouvaient entendre la télépathie. En un sens, ce n'était rien du tout. Il fallait juste s'y habituer.

(*Niiz* C'est une de mes filles qui m'a fait pas. Pas une des Bleues ou la Blanche. C'est une autre... qui est morte la journée même. Ça fait encore mal, quand je mange ou que je bois. Si j'y touche... j'aimerais qu'il revienne, j'aimerais qu'il comprenne que personne n'est fâché contre lui)

Niiz suçotait encore son collier.

(*Niiz* Maman m'a donné le sien)

Le pendentif en or contenant un saphir, identique à celui en argent et avec l'améthyste de Nolshira. Comme sa mère, Arielle voudrait savoir pourquloi ils seressemblaient autant et comment Niiz l'avait eu? Un jour... il fallait être patient... La petite se colla contre elle à la vue des plaies, mettant son visage dans les plis de son pyjama.

(*Niiz* Tu sais... même... si on se connaît depuis pas longtemps, je crois que je peux dire que je t'aime, comme tous ceux de ma famille, comme un de mes enfants... je prendrai toujours soin de toi, je ferais n'importe quoi)

(Ça a rétréci au lavage comme dirait notre cousin adoré XD)

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Dim 14 Sep 2008 - 22:21

[plutôt un décrescendo de mots, pour un langage plus musical XD]

Nolshira ne compris pas la plupart des mots que lui avait dit Arielle, mais elle réussit à comprendre la majeur partie de ses phrases sans trop s'attarder sur leur réel sens.
Il y avait une autre zafara qui était venue ?
Une pas gentille, pour avoir fait du mal à la toute bleue. Si elle avait encore mal juste en mangeant (et même rien qu'en buvant, d'après elle), comment elle pouvait bien se débrouiller ? Quand elle avait mal, Nolshira avait l'appétit coupé. Elle se demandait bien comment Arielle pouvait encore avoir faim.

La petite leva les yeux vers la zafara. Son regard se posa assez vite sur son collier, celui que l'autre zafara bleue portait quand elles étaient arrivées dans ce drôle d'endroit, Minla et elle.
Elle se souvenait. La zafara qui avait la même médaille que la sienne, mais qui, au lieu d'être d'argent et d'améthyste, était d'or et de saphir.
Alors, comme moi, c'est sa maman qui lui a donné ? se mit à songer la zafara noire. Surement. Et c'était ce que la petite voix d'Arielle lui disait dans sa tête.
La petite avait du mal à comprendre cette histoire si compliquée pour elle. Comme Arielle le lui avait dit plutôt, elle comprendrait peut-être mieux quand elle serait plus grande. Mais quand ? Le tout vert, les toutes bleues, ... tout les autres étaient déjà
si grands ! Le serait-elle jamais autant un jour ? Pour elle, ça paraissait impossible, vu de sa hauteur. Et si elle attendait tellement de temps, quand enfin elle serait plus grande, elle aurait oublié toutes les questions qu'elle s'était promises de poser.
C'était maintenant, qu'elle voulait des réponses, tant que sa curiosité était encore flamboyante à l'idée de pouvoir seulement
comprendre.
La petite s'efforça de réfléchir plus intensément à ce qu'elle n'avait pas compris, aux mots qui lui avaient semblé si étranges, à ces deux bijoux qui ne différaient que par les matières dont ils étaient constitués... mais même ainsi, pas même le début d'une idée lui vint.
Un long moment s'écoula de cette même manière, un long moment où toutes deux étaient perdues dans leurs réflexions respectives, de longues réflexions, plus ou moins ardues pour l'une et l'autre, avant que la voix d'Arielle ne vienne à nouveau troubler le cours des pensées de la petite, pareille à l'onde qui brise la fleur de l'eau.

La zafara lui dit qu'elle l'aimait, autant que n'importe quel autre membre de sa famille, si nombreuse, qui habitait là où la première zafara les avait emmenées le premier soir, quand la neige couvrait encore toute chose, la neige, cette poudre blanche et fraîche dans laquelle plonger était un bonheur. La neige, qu'elle sentait glisser sur sa fourrure avec plaisir. Cette chose nouvelle à laquelle elle n'avait pas eu droit, en bas.
En comparaison, elle pouvait dire qu'elle aimait Arielle plus qu'elle n'aimait la neige, mais moins qu'elle n'aimait sa mère, ou son père : c'était différent, voilà tout.
Serrant toujours la si grande zafara entre ses bras si courts, elle leva le museau vers son visage, qui, même si l'autre était assise, lui semblait encore si haut.


- Mais moi si ! dit-elle, perdant du même coup sa médaille. Moi si, je t'aime beaucoup bien, comme ça !

À titre d'exemple, elle écarta les bras aussi grand qu'elle le put, puis, reprenant sa chaîne aux mailles d'argents, elle se mit à chercher la médaille qui était tombée de sa bouche quand elle s'était mise à parler.
Quand elle l'eut entre les mains, elle la tendit vers Arielle, ses yeux d'ambre grands ouverts dans la faible lumière que dégageait le dédale des couloirs. Peut être avait-elle une réponse quant à ce mystère-ci.

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Lun 15 Sep 2008 - 18:35

(*Niiz* Quand tu seras grande... j'ai une idée... à chaque semaine, tu me mets contre un mur et je trace une ligne pour voire combien tu es grande. Et très vite tu regretteras ta petite taille: Je parle par expérience)

Si seulement les petites choses pouvaient rester fragiles. Elle regardait ses enfants grandir, s'affirmer, devenir autonomes... elle se souvenait encore quand elle le prenait dans ses bras pour les endormir le soir, quand elle leur chantait des berceuses, les rots, les couches, les voir trottiner partout, les entendre babiller. C'était déjà fini. Ils avaient déjà onze ans, ou douze, elle ne se souvenait plus. Wellan et Wycia marchaient eux aussi sur leur jambes, sans tomber, il parlaient un peu. Harumi les suivait en trébuchant. Kaéra dormait toute la journée dans son landau en tant que nouveau-née et bébé d'à peine un mois peut-être.

Ça lui manquait. Ça lui montrait que le temps passait à une vitesse folle. Que treize ans auparavant elle était au palais de Nelta à asticoter tout le monde avec ses gaffes. Quand elle sautait partout avec Cirrus, encore gamine, quand Célesta avec eux, ils formaient leur petit trio inébranlable. Ils avaient grandi, tous les trois. Séïla et Saphyr attendaient leur mère et leur père, Arielle les attendait aussi, comprenant la peine de Célesta d'être séparée de ses enfants. Elle frotta un peu son cou douloureux, par habitude qu'elle faisait tout le temps.

La Zafara leva la tête vers le haut pour regarder le plafond. À quelle profondeur dans le roc étaient-ils? Combien de mètres les séparaient de la surface? Arie qui aimait sortir dehors des heures avant. Maintenant elle redoutait d'y aller.

Niiz regardait son collier, par Rayoru... l'autre, d'un drôle d'air. On pouvait toujoyrs demander à Alliéa, certes fantôme mais présente. C'était la seule option, la généalogie de Moror était consignée dans les archives de Nascarian, sûrement détruites en ce moment. Alliéa devenue orpheline assez jeune. Niiz la fixa dans les yeux avant d'étendre ses bras. Arie lui ébouriffa doucement les cheveux.

(*Niiz* Un p'tit ange. Un p'tit farceur et espiègle... mais un p'tit ange que j'aimerai malgré tout)

Elle prit son collier et le mit juste à côté du sien.

(*Niiz* C'est pas un hasard, je pense. Maman l'a pas eu par hasard, ni toi. Il y a... quelque chose ou quelqu'un... entre nous deux. Je sais pas qui, je sais pas quoi. Mais je pense... que tes parents apporteront que ma mère)

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Mar 16 Sep 2008 - 0:34

L'idée de se faire mesurer chaque semaine plaisait énormément à la petite, surtout qu'elle grandissait encore, si elle en croyait Arielle. Pourtant, elle avait bien des misères à se représenter cette si grande zafara quand elle avait son âge : pour elle, Arielle avait toujours été Arielle, telle qu'elle la voyait à présent, et non autrement.
C'était étrange de penser qu'elle avait un jour eu sa taille, peut-être.

La petite se demandait ce que cela faisait d'être grand. Les autres de son âge qui avaient été en-bas, avec elle, se l'étaient surement demandé, eux-aussi. Jamais elle ne s'était imaginée, plus tard, hormis en rêve, dans les décors que sa mère lui avait si longuement décrits ; ces lieux si différents de la glace et du roc qui l'avaient entourée, ces lieux de vie où l'on pouvait pouvait voir un ciel par-delà l'horizon, ces lieux où, au loin, si l'on y mettait suffisamment de cœur, l'on pouvait apercevoir ce que sa mère lui avait dit-être une étendue d'eau vaste comme plusieurs lacs, là où tous les cours d'eau s'en allaient se jeter. «Ça fait mal, quand y jettent ?», se souvenait-elle avoir demandé un jour à sa mère. Elle lui avait sourit avant de lui que, non, l'eau n'avait pas mal en entrant dans la mer, et que s'y jeter, généralement, ne fait jamais très mal.
Bien que la neige ne soit pas bleue, elle s'était demandée un instant si ça n'était pas ça, la mer : elle recouvrait tout, oui, mais aucune rivière ne s'y jetait.

Comme elle avait hâte de grandir, elle avait hâte de voir tout ce qui lui avait été décrit, quitte à le créer d'elle-même. Tout ça, elle l'attendait avec impatience, elle voulait courir près des arbres auxquels les fruits poussaient, y grimper, y grignoter quelques unes de ces denrées dont elle n'avait profité que bien rarement. À nouveau, elle voulait sentir le vent dans sa fourrure, dans ses ailes, elle voulait revoir les nuages, gris comme blancs, elle voulait voyager, comme quand elle avait traversé tout Galacocy avec Minla, elle voulait être libre. Libre, sans toit ni murs. Libre, quand et comme elle le voulait. Juste et simplement libre.
Loin de la glace, elle avait vu les terres qui s'étendaient par-delà les souterrains, sans que ces instants ne fussent pour autant éternels, bien que jamais cette sensation de renouveau ne la quitte jamais, à l'image d'un souvenir. Et même si revenue sous terre, elle avait gagné en liberté. Elle pouvait à présent (et tout à loisir sortir), courir dans l'herbe, dans la neige, là où la roche et où la terre battue n'étaient pas.

Une patte d'un bleu brillant vint lui ébouriffer la tignasse et la ramener au moment présent, là où elle était encore dans l'un de ces si nombreux couloirs qui composaient le repère de la résistance. De longs mots compliqués pour elle. Ni repère ni résistance n'avaient de sens pour la toute jeune zafara. L'un lui faisait penser à son père, l'autre (et elle ne savait pas pourquoi) à la xweetok qu'elle avait vu, après avoir quitté la barque, quitté le froid, le noir, en-bas... les bras de sa mère.
Elle lui manquait, et elle se demandait quand ses parents viendraient bien la chercher. Ils avaient peut-être été retardés. Ça pouvait arriver. Elle le savait.

Elle entendit Arielle lui dire ce qu'ils lui avaient souvent dit : qu'elle était un ange, pas très haut de taille, mais grand dans ses tours et ses escapades solitaires, une espiègles qui les inquièteraient encore longtemps par ses gaffes, une farceuse qui ne leur laisserait de répit que dans son sommeil, que dans ses rêves, là où toute fantaisie lui serait permise.
Nolshira savait que ce n'était pas méchant. Ses parents lui souriaient toujours quand ils lui parlaient de ses petites habitudes qui -elle s'en rendait bien compte- leur causaient parfois quelques ennuis. Beaucoup ajoutaient aussi toujours ces quelques derniers mots, comme pour compléter et adoucir ces phrases qui semblaient si bien la définir : «et très attachante». Elle était jeune, après tout : elle découvrait encore le monde, plongée dans son insouciance, trop occupée à son apprentissage pour prêter une réelle attention à ce qui ne l'intéressait pas vraiment, ou qu'elle ne comprenait pas.
La sagesse lui viendrait peut-être avec l'âge.

Arielle lui avait pris sa médaille qu'elle lui tendait avec tant d'instance et observa longuement les deux joyaux, aussi semblables que différents. À la suite de ses recherches, apparemment vaines, elle dit à la petite, qui avait fixé ses grands yeux sur les chaînes qui pendaient de la main de la zafara et qui se mouvaient en balancier, scintillants d'or et d'argent à chaque allers et venus, qu'elle même descellait un mystère entre les deux bijoux, qu'ils n'étaient pas si semblables pour rien.
Nolshira acquiesça d'un coup de tête euphorique, heureuse de pouvoir au moins commencer à comprendre quelque chose dans cette histoire si obscure.
Quand elle apprit que peut-être ses parents savaient, son impatience de les revoir augmenta encore un peu plus. Elle faillît courir jusque là où il y avait tous les zafaras pour chercher la toute bleue qui les avaient emmenées au repaire, négligeant et son collier, et ses ailes.
Elle essaya de faire bouger ces dernières et fut presque surprise de voir que celle qui avait été blessée lui répondait enfin.
La jeune zafara essaya donc de les replier d'un geste sec, comme à son habitude, et, comme d'habitude, sa paire d'aile disparu, sans laisser d'autre trace que l'étrange huit immaculé sur son dos.

Un grand sourire de contentement éclairant ses traits, elle se tourna vers l'autre zafara et tendit la main, autant comme un geste d'accueil qu'une simple demande ; elle aurait bien aimé reprendre son collier, mais elle avait peut-être d'autres choses à comparer avec son propre bijoux.


[je sais pas, une chance sur deux ! ^^' (réponse à double sens)]

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Mar 16 Sep 2008 - 16:59

Spoiler:
 


Ses enfants voulaient tous sortir, ils voulaient prendre l'air, ils voulaient sauter partout dans la nature. Caleb s'ennuyait de sa cabane dans l'arbre qu'on lui avait faite. Chris regrettait la vue du palais quand on regardait la mer et la forêt. Azie ne montrait rien d'inhabituel, elle était à l'aise, elle qui avait vécu quatre ans dans les cachots dans l'obscurité. Cirrus sortait tout les jours. Même si Arie allait mieux avec les membres de sa famille, les étrangers étaient moins bien accueillis. Elle interdisait à ses enfants d'aller dehors. Ils étaient jeunes, ils ne pouuraient pas se défendre seuls contre des hordes d'ennemis. Elle avait perdu Axias... elle ne voulait plus en perdre d'autres, c'était trop dur. Quand ils dormaient, quand elle attendait le retour de Cirrus, son attitude de mère changeait pour une coquille vide qui continuait de pleurer. Elle ne devait pas pleurer devant les autres. Elle ne devait pas. Elle devait les sauver. Elle devait être forte. Et quelqu'un de fort ne pleure pas. Même si sa poitrine était douloureuse, elle se forçait à bien respirer pour n'inquiéter personne.

Même Niiz ne devait pas le savoir. Elle ne devait pas encore. Peut-être une fois adulte. Mais elle était encore trop innocente. La petite agita un peu les ailes, semblant très surprise de voir que son aile blessée était déjà remise.

(*Niiz* Je te l'avais dit que se serait pas long)

La paire duveteuse disparut en un rien de temps. Maintenant Niiz pouvait bouger dans tous les sens sans craindre de tomber ou d'être ralentie. Arie lui rendit son collier en lui remettant autour du cou avant de mettre la tête de Niiz sur son épaule en la soulevant. Elle semblait si excitée d'entendre que ses parents en savaient peut-être plus. Alliéa ne pourrait pas répondre. Avant Niiz devait apprendre... non... non... trop jeune. Et Arie redoutait sa réaction face à Allie, fantomatique. Quelques larmes vinrent légèrement mouiller la fourrure de Niiz.

Elle n'arrêta pas de répéter que ce n'était pas grave, ce n'était pas grave, ça la dérangeait pas, ce n'était rien. Mais c'était énorme. Elle gardait tout ça en elle tous les jours. Ça lui pesait beaucoup. Ça la rendait insomniaque. Même si Cirrus rentrait et qu'elle se collait contre lui, elle ne dormait pas et c'était visible. C'était que... le monde changeait, rien ne disait qu'ils pourraient retourner chez eux, elle s'occupait des enfants car elle avait un trop grand coeur en plus des morts récentes. Même Fara n'était plus là depuis un moment, elle se faisait un sang d'encre pour tout.

"...."

Silence, juste un son de souffle. Elle serrait les dents. C'était trop. Et en plus les Zafaras de son côté s'en remettaient toujours à elle. Elle ne voulait décevoir personne, elle ne voulait faire de peine à personne. Elle voulait sourire pour les rassurer mais c'était vide. C'était une simple réplique de celui d'Eki. Un faux, comme lui...

(J'imagine pas la pression qu'elle subit o.o)

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Lun 22 Sep 2008 - 20:32

[malade, désolée ^^']

Dans les bras d'Arielle, Nolshira sentait les larmes de la toute bleue lui mouiller le poil. Elle avait arrêté d'en être surprise, puisqu'elle avait déjà vu que même les grands pleuraient : le tout vert, et maintenant la toute bleue.
Mais même comme ça, ça lui faisait encore bizarre.
Elle n'avait jamais vu un grand pleurer avant sa petite ballade dans le repère qui lui avait aidé à échapper au produit tant redouté. Jamais elle n'avait vu son papa pleurer. Ni sa maman. Elle s'était mis à penser alors que jamais les grands ne pleuraient.
Elle en apprenait tous les jours.
Que ce soit sur le monde lui-même que sur ce qu'il s'y passait, ou même ceux qui l'habitaient. Elle apprenait à mieux parler, à marcher, à planer, à vivre. Elle apprenait que tout avait un jour été petit et qu'il grandissait au fil des années.
Et plus elle en apprenait, plus elle voulait en savoir.
Elle voulait en savoir plus sur cet insecte au poil jaune et noir, tout duveteux, qui ne semblait pas piquer comme les autres de sa même couleur. Elle voulait en savoir plus sur ces boules de plumes qui chantaient sur les arbres et qu'on appelait oiseaux. Elle voulait en savoir plus sur le monde si vaste qu'il y avait à la surface, au-delà de ces murs, un monde si chaud, brûlant... s'il le fallait, elle le traverserait quand-même, qu'il fasse chaud ou non.

Puis il y avait ce qu'elle ne comprenait pas. La petite ne comprenait pas pourquoi les deux grands pleuraient. Elle n'aimait pas voir les gens tristes. Elle aurait fait n'importe quoi pour les faire rire plutôt que pleurer, elle était même prête à faire des trucs qu'elle avait encore jamais réussi, comme une pirouette en l'air ou se balancer à une branche (ça lui faisait un peut peur, de se balancer dans le vide, sans que ses ailes ne puissent l'empêcher de tomber). Mais elle ne pouvait rien faire de tout ça. Ça risquait de les vexer, les gens tristes, parfois. Alors il fallait leur parler. C'était ce que les grands faisaient pour rassurer les enfants comme elle.
Elle ne retenait jamais ce que lui disaient ses parents. Le seul souvenir qu'elle avait de ces mots, c'était celui de l'apaisement qu'ils lui procuraient avant que ses pensées ne s'enténèbrent dans le sommeil.

Alors elle dit la première chose qui lui passa à l'esprit, mettant dans ses mots tout le désir de rassurer qu'elle avait :


- On rentre ?

Une toute petite voix, pas plus haute qu'un bruissement. Un ton qu'elle voulait tout doux. La petite se lova dans les bras de la grande zafara, puis elle leva vers elle des yeux brillants.
Nolshira se sentait triste, pour elle, qui était triste.
C'était comme pour l'autre zafara.
En pire.
La zafara noire serrait un pan du pyjamas de la bleue-et-or contre-elle, à la manière d'un doudou. Elle aimait bien Arielle ; elle n'aimait pas la voir triste.
C'est tout.

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Lun 22 Sep 2008 - 22:25

Au moment même où ils avaient du fuir. non... même avant... quand elle avait su qu'elle aurait des jumeaux, elle avait dit à Hideki qu'elle resterait forte. Malgré ça elle avait flanché à la fugue d'Axias, elle avait failli commettre des meutres à la mort de sa mère et de Warui, elle avait failli tuer la femme de Mardror en voulant, dans sa folie, protéger le corps d'Axias. Même si ça allait mieux. De son arrivée à ses six mois ça avait bien été. Correct, pas d'anicroche. Sa vie à Nascarian avait entrecoupée de coups bas. Pourquoi ça allait si bien pour ses ancêtres et pas pour elle? Même Warui arrivait à se résigner et à garder ses émotions pour elle, il n'y avait aucune signe d'elle depuis l'arrivée de Néralos. Elle dormait peut-être. Il y avait eu la bataille à Swilyara avec Anubis et Sakura... la confrontation avec Amos.. elle préférait oublier ce moment, l'oublier lui... il la pétrifiait sur place, il lui glaçait le sang. Savoir que ce type pouvait la tuer en un claquement de doigt sans même qu,elle pisse se défendre... il pouvait tous les tuer en ce moment. Ils ne verraient rien venir. Et les autres étaient sans soucis, persuadés que leur Reine pouvait les sauver de ça? Non elle n'en était pas capable. Dresla n'était pas capable. Qui était capable de l'envoyer chez l'Avaleur... Peut-être Ninsei... et encore il fallait qu'il obtienne ses pouvoirs, mais comment? le Monde Céleste était détruit, il ne restait plus rien. Le seul Dieu encore en vie c'était Ninsei parce que Dresla l'avait sauvé de justesse. Sinon... en haut... il ne restait plus rien. Et c'était pas eux, la Dyanastie de Nascarian, qui allait sauver le monde cette fois-ci! Xiao ça allait... mais Amos et Yuu? Peut-être valait-il mieux de se rendre? Proposer sa vie pour les autres, pour qu'ils soient en paix? mais se serait encore briser cette promesse qu,elle avait faite il y avait quatre ans. Seulement... quatre? Quand elle croisait son reflet dans le miroir et qu'elle se regardait c'était comme si elle en avait cinquante, voire plus, tant elle était éreintée et épuisée. Comment il faisait Eki? Comment il faisait pour ne pas craquer? Simple... il y avait le mauvais. Elle ne voulait devenir comme ça. Même si elle se devait prendre une tonne de médicaments elle le ferait ne serait-ce que pour enlever un peu de stress. En même temps se serait qul exemple pour les autres?

Arie mit une main dans son visage, tentant de retenir ses sanglots. Tentant de gémir de temps à autres. Elle ne pensait pas que se serait si dur à vivre de ne plus pouvoir parler. Elle voulait bien se pendre en main... comment? Comment on fait ça? Elle aurait du souhaiter être riche, son voeu se serait réalisé depuis longtemps. Pourquoi elle avait souhaité une famille heureuse et unie? C'était fini. Ça n'arriverait jamais. Est-ce que c'était cette pression que sa mère avait ressentie quand sa propre fille s'éloignait de tout le monde? Elle n'osait pas demander d'aide sa Cirrus, c'était son orgueil qui l'en empêchait et la peur qu'il la trouve trop faible, elle qui essayait toujours de réconforter tout le monde.

"On rentre?"

Arielle baissa le regard vers Niiz qui s'accrocha à un pan de son pyjama. Rentrer à la maison... c'était où la maison exactement. Les enfants disaient que c'était ici, dans ce repaire, cet appartement où ils jouaient et se bagarraient. Les adultes disaient que c'était de l'autre côté de la mer. Arie se disait que peu importe où elle allait elle n'en avait plus vraiment. Peut-être qu'elle n'y retournerait pas. Peut-être qu'elle retournerait au palais. Avoir un moment de tranquillité et de détente. Pour l'instant, Niiz voulait rentrer à l'appartement. Arie la serra fort dans ses bras pour bien l'installer et prit appui avec une main pour se remettre debout. Elle prit la dague sur la table et laissa le soin à Rayoru de l'engloutir, il pouvait manger n'importe quoi de toute façon, pour lui c'était des gâteries. La dague disparut très rapidement. le serpent doré alla chatouiller le nez de Niiz avec sa langue avant de reprendre sa place préférée: au chaud dans le cou d'Arie.

(*Niiz* On.. on.... rentre...)

Loin de la Zafara effrayée, sa queue trainait lamentablement sur le sol, les oreilles et les épaules basses, la démarche lente et le pas lourd, des pattes comme du plomb. Elle ne pouvait plus dormir. Si ça se reproduisait, elle ne se pardonnerait pas. Elle devrait rester attentive à tout. Et surveiller. S'assurer que personne ne se fasse mal. Arie ouvrit la porte et la referma doucement. Tout le monde était couché ou quoi? C'était silence? Elle allait voir les ainés, tranquilles, les jeunes, aussi et les bébés étaient des loirs. Même ses enfants s'occupaient mieux de leur famille qu'elle. La Zafara Bleue s'asseya dans un fauteuil, s'y laissa tomber.

(Surveilles-la)

Le serpent se mit autour de Niiz pendant qu'Arie alla prendre des anti-douleurs dans la salle de bain. Depuis quelques temps elle avait la sensation d'avoir un tambour dans la tête. Elle reprit Niiz après.

(*Niiz* Tu veux jouer?)

Même si elle devait avoir l'air ridicule, autant amuser Niiz. C'était elle qui comptait le plus entre elle deux.

(Plus long c'ui-là =3)

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Mer 24 Sep 2008 - 18:36

Nolshira fixait le couloir, l'air vague.
Il se passait quoi, "en-bas", à Mérégua, à ce moment même ? Quand elle était sur la barque, plusieurs murs s'étaient écroulés. Elle se demandait s'ils avaient été reconstruis ; dans le cas contraire, le second groupe était resté en arrière. Elle connaissait la plupart de ceux qui le composaient, et apparemment, il devait partir après le sien.
Où étaient les autres ? Ceux avec qui elle était... avant de s'endormir ?
Elle s'était réveillée ailleurs, loin de la barque dans laquelle elle était, mais toujours près d'un courant d'eau. Alors... où pouvaient-ils bien être ?
Peut-être le lieu dont tout le monde parlait là-bas. Même ici, des gens en parlaient, de Neopia. Tous se le décrivaient généralement de la même manière, ce qui avait plu à Nolshira, puisqu'en seulement ça elle s'était trouvé une sorte de point de repère.

Arrivés à l'appartement, la zafara bleue la laissa se promener librement dans la pièce pendant qu'elle s'en allait dans les chambres. Assise, la petite l'attendait, ayant bien peu envie de recommencer à fouiller chaque interstice dans les murs ou sous les meubles qui pouvait abriter elle-ne-savait-quels-trésors, que ce soit une peluche perdue au passage par l'un des autres zafaras ou l'espace suffisant pour lui constituer une nouvelle cachette.
Tout autour d'elle était aussi silencieux que quand elle l'avait quitté pour sortir dans la fraîcheur matinale et jouer sur les branchages feuillus (elle n'aurait jamais imaginé que des feuilles puissent pousser ailleurs que sur la longue queue à Mimi) mais laissait entrevoir que la journée avait suivi son cour habituel, ce que l'on remarquait aux quelques chaises qui avaient changé de place ou aux rares jouets qui avaient été sortis.
Nolshira avait peine à croire que toute une journée s'était écoulée.
Tellement de choses s'étaient passées ! Ça laissait à réfléchir sur le temps qu'avait dû passer Minla à la chercher. Elle devait être encore être à sa recherche, et elle s'inquiétait peut-être pour elle... La petite s'en voulait un peu de faire peur à plein de personnes, comme ça, en se baladant, mais elle ne s'en rendait compte qu'après coup.
Elle s'ébroua pour chasser ce dilemme de ses pensées : elle avait bien d'autres moyens de s'occuper l'esprit, et il valait mieux rester contente, puisque deux des autres étaient tristes.
Arielle revenait. Elle avait fait vite. Très vite.
Mais elle était là que pour quelques secondes. Le temps que son collier vienne se mettre à côté de la petite. Pas celui qui ressemblait au sien, un autre, et qu'elle trouvait bien rigolo : il ressemblait à un animal tout doré, mais tout long et sans pattes. C'était ça qui l'avait chatouillée, tout à l'heure ? Il était mignon, avec ses yeux tout bleu. Il se mit autour de Nolshira qui regardait Arielle quitter à nouveau la pièce.

À nouveau seule --mais avec le collier-vivant près d'elle qui la fixait comme si elle allait s'envoler-- elle regarda les murs. Tout le monde avait passé sa journée ici, et elle avait pu aller dehors. Est-ce qu'elle avait le droit, alors ? Plein de gens étaient inquiets quand on parlait de sortir. Mais il n'y avait pas de monstre, dehors. Pour pas que les enfants aillent jouer dans le lac, les parents leur avaient dit qu'il y avait un monstre qui se sentait seul qui faisait couler ceux qui y allaient pour avoir de la compagnie. Elle ne savait pas s'il y en avait vraiment un, mais elle avait faillit s'y noyer. Peut-être que c'était ça qui avait fait tomber des pierres et fait tanguer les bateaux.
Peut-être, peut-être pas.
Il fallait qu'elle pense à le demander à quelqu'un, mais apparemment le collier à côté d'elle n'était pas très bavard.

Quand la zafara bleue revint, sa petite voix lui demanda si elle voulait jouer. Nolshira avait bien une idée de jeu, mais elle ne savait pas si cette idée plairait.


- À cache-cache ?

Elle aimait beaucoup ce jeu. Surtout quand c'était à son tour de chercher, parce qu'elle n'avait pas à faire silence et à ne pas bouger en attendant qu'on la trouve.

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Jeu 25 Sep 2008 - 15:49

Rayoru s'inquiétit grandement. Depuis quelques temps sa maîtresse se tenait la tête, ce devait être du au fait qu'elle veillait vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Mardror avait bien voulu en parler à la famille mais Arie avait failli lui arracher la tête. La dernière fois qu'elle avait été agressive elle avait tenté d'égorger la femme du guérisseur, il ne voulait plus prendre aucune chance. Même s'il lui disait que tant qu'elle ne reprendrait pas un rythme de vie normal elle ne pourrait pas guérir elle s'en fichait. Elle lui avait clairement signifié que tant que sa tête cessait de lui faire mal ça allait et qu,elle ne voulait rien d'autre. Le grelot l'avait empêchée de donner un coup de poing dans la figure du Zafara Vert. Rien que dans parler il se mettait à tinter. Arie le haissait, elle voulait l'arracher mais il était magique. Il ne se détacherait que lorsque que son rôle sera rempli.

En y reprensant, le seul fait d'y penser, elle serra les dents. Le grelot émit un enième tintement qui lui laissa un regard vide quelques secondes. Le serpent doré se frotta dans le cou de sa maîtresse. Arie n'était pas une personne qui savait se modérer, une personne qui sait dans quelle mesure elle doit montrer ses émotions. Tous s'accordaient pour dire que c'étaient ses émotions qui la guidaient. Et un souverrain ne doit pas se laisser mener, il doit mener les autres. Sa mère s'y était bien pris, son père avait pris soin de renorcer l'armée. Parfois on se demandait pourquoi une armée si on ne se battait plus entre Royaumes depuis des siècles. Ce n'était pas cette impression qu'elle avait laissée. Ça avait été de laisser tomber quand ça devenait dur, d'abandonner tout le monde. Sa seule bonne action ce devait être l'orphelinat et tout les gamins placés en ce moment. Ils avaient été si généreux que certains en avaient pris trois ou quatre même s'ils avaient déjà des enfants. Ele était tout de même heureuse que certains continuent de l'aimer encore après tout ce qu'ils avaient subi par sa faute. Elle ne pourrait jamais assez les remercier.

Rayoru lui donna un coup de langue pour la tirer de sa rêverie. Magie et médicaments c'était peut-être pas un bon mélange. Niiz lui demandait si elle voulait jouer à cache-cache. Arie l'embrassa sur le front. Elle lui rappellait tant ces deux époques. Elle, Cirrus et Célesta qui se cachaient et Célesta qui trouvait toujours son frère avec sa fiancée. Ses quadruplé avant, quand ils jouaient tous les quatre et que tout était rose.

(*Niiz* Alors on va jouer à cache-cache)

Arie essauya quelques larmes qui voulaient tomber du revers de sa main mais souria quand même. C'était dur de ne pas pleurer. C'était très dur. Mais Niiz n'en avait pas besoin. Alors pour Niiz elle jouerait à cache-cache en souriant.

(*Niiz* Si je te trouve je te chatouille)

En garde et trouve une bonne cachette. Si tu me trouves à ton tour c'est toi qui me chatouillera!

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Lun 29 Sep 2008 - 23:28

La petite fit plusieurs bonds en l'air, autant pour dire qu'elle était heureuse qu'elle allait se démener pour éviter les chatouilles. Vive, elle n'attendait que le moment où Arielle se tournerait pour lui laisser le temps de filer.
Ce qu'elle fit.

Même si ce n'était pas comme les couloirs (ou carrément différent de dehors), l'appartement avait, à sa façon, plus de ces fameux trésors qu'une zafara aussi petite et menue qu'elle n'aurait eu besoin pour se cacher ; Nolshira aurait pu se glisser sous n'importe quel meuble, elle n'avait que l'embarra du choix ! Mais elle avait d'autres idées en tête, risquées, peut-être, mais il fallait les tenter si elle voulait laisser un peu de suspens.
Des coins, des meubles, ... des lits ?
Les autres dormaient... il valait mieux ne pas les réveiller...
Donc, oubliée, la planque sous le lit !
La petite se glissa par une porte entrebâillée pour atterrir elle-ne-savait-trop-où. Une autre pièce, c'est tout ce qu'elle en savait. Après, il fallait savoir si des cachettes pouvaient s'y trouver.
Entre cette grande armoire et cet autre meuble ?
Comme pour plus de la moitié du mobilier qui l'entourait, elle était incapable de lui apposer un nom.
Nom ou pas nom, elle pouvait bien se lover ici en attendant, silencieusement... si elle en était capable.

Avec l'aide de quelques coups de pattes, elle réussit bientôt à être masquée partiellement par le bois de l'immense armoire. Elle pouvait aussi essayer de passer derrière ? Ça serait moins facile, mais, bon... si elle n'essayait pas, elle ne le saurait jamais.
À l'affut du moindre son pouvant l'informer sur l'imminence de l'arrivée de la grande zafara bleue, la petite osait à peine respirer. Il ne restait qu'à attendre...
Elle faillit s'ébrouer d'impatience avant de se rappeler que l'armoire l'immobilisait totalement contre le mur et cet autre meuble.
Attendre, c'était long.
Et ça l'est toujours, d'ailleurs.
Surtout quand c'est, coincé entre deux meubles et murs, quelqu'un à qui l'on doit échapper que l'on attend. Le moment le plus pénible du jeu.
Le son dégagé par le moindre de ses mouvements lui semblait étrangement bruyant.
Imaginer Arielle la chercher sous une table basse lui laissa faire échapper un rire qu'elle étouffa de ses deux pattes : ce n'était pas le moment de se trahir soi-même. À tout moment, elle pouvait entrer et risquer de l'entendre.
Il fallait garder le silence.
Ce n'est que maintenant qu'elle se rendait compte à quel point c'était dur.
Si elle s'en sortait, ce ne serait que laborieusement.


[court, désolée ^^']

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Mar 30 Sep 2008 - 0:33

Arie desserra son étreinte pour mettre ses mains devant ses yeux et laisser à Niiz le temps de se trouver une cachette. Rayoru s'inquiètait. Il siffla doucement. Au bout de quelques secondes, Arie baissa ses main pour jeter un coup d'oeil autour. Elle avait entendu Niiz attérir sur le plancher et filer. Il ne restait plus qu'à savoir où elle s'était cachée. La Zafara Bleue se leva tranquillement. Ça ne pressait pas. La petite était débordante d'énergie et Arie veillait tout le temps. Pas de dodo, plus de temps pour vaquer à des occupations. Elle commença à fouiller dans le salon derrière et dans les meubles. Des espaces où Niiz aurait pu être. Elle était assez petite. Il y avait un coffre avec des jouets pour les plus jeunes. Elle aurait pu y être. Quand Arie ouvrit le couvercle, les chevaux de bois n'avaient pas bougé. Le serpent doré lui proposa de l'aider mais Arie rétorqua que non. Sinon c'était tricher. C'était entre elle et Niiz. Et une partie de cache-cache ça faisait un moment.

Pas question d'aller dans les chambres. Keiko mettait un temps fou à s'endormir à chaque nuit. Si les enfants étaient couchés et qu'elle hurlait elle réveillait toutle monde. Ensuite si les autres hurlaient ils la réveillait. Elle en avait pour des heures. Alors à force de toujours se réveiller et de rester debout plus longtemps que les autres le sommeil lui était venu moins facilement et puis plus du tout. Elle n'avait pas fermé l'oeil depuis la naissance des jumeaux de Warui. C'était pas grave. Elle devait veiller sur eux. Alors le sommeil c'était inutile. Arielle alla dans la cuisine. Non. Les tiroirs étaient fermés. Rien ne chauffait. La vaiselle était rangée. Pas de traces de Niiz. Si Niiz n'était pas là, peut-être la salle à manger? Mais ce n'était pas le meilleur endroit. La salle de bain. Le dernier endroit.

C'était avec réprobation que Rayoru lui fit remarquer que l'armoire où étaient placés les médicaments était ouvertes. Ces anti-douleurs étaient à double sens ou quoi? Il lui faisaient perdre la mémoire? Arie lui donna une très légère pichenette sur le museau. Non mais! Pas de ça avec Mardror! Bon... après l'avoir refermée, cherchons Niiz. Le bain était vide. L'évier trop voyant enfin! Arie regarda partout, pourtant la porte d'entrée n'avait pas bougé. La Zafara s'asseya à terre. Pas de triche, elle avait toujours joué sans tricher. Elle commença à renifler l'air autour d'elle puis son oyjama sur lequel Niiz était. Une piste. Mais où?

Derrière l'armoire? Sérieusement? C'était trop petit. Juste tenter d'aller entre l'armoire etle mur... Arie se coucha à terre et allonga son bras sous l'armoir, oui l'armoire était sur des pieds très bas. C'était quoi ce toucher. Quelque chose de très doux? Un tas de poussière peut-être?

(Pas grave ^^)

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Ven 17 Oct 2008 - 18:33

Plaquée entre le mur et le meuble, la zafara se tortillait comme elle pouvait pour se glisser un peu plus haut, au risque de tomber, certes, mais ses pattes s'en feraient moins visibles au-dessous de l'ample armoire.
Son attente s'étirait dans la hantise de se faire repérer : elle avait essayé de compter les babaas, mais elle n'arrivait plus à se concentrer pour se représenter ces petites pelotes de laines armées de minuscules sabots. Elle avait essayé de compter les secondes, mais ses connaissances numériques ne dépassaient pas le nombre onze, elle se surprenait aussi à piquer du nez pour finalement recompter plusieurs fois de suite la même seconde, déjà écoulée depuis bien longtemps.
Et si ni babaas, ni secondes ne tenaient plus à être comptés pour le plaisir de la petite, il ne lui restait plus qu'à tendre l'oreille et à espérer que sa queue ne balayait pas le sol sous elle.
Après tout, dans la noirceur d'une cachette si exiguë, qu'y-avait-il à compter d'autre ?

Dans sons ennui, Nolshira se mit à ressentir chaque petite sensation à son extrême, à entendre le moindre craquement pour ensuite le prendre pour le son d'un objet renversé à terre. La petite se tourna légèrement pour chasser cette envie de se gratter qui lui était devenue intenable. Elle respira plus faiblement, pensant à tort et à plusieurs reprises que Arielle l'avait finalement retrouvée ou bien venait de pénétrer la pièce.

Quand les gonds grincèrent à peine pour laisser la porte s'ouvrir sur la zafara tant redoutée, elle les entendit à peine, essayant de s'arrêter de glisser le long du mur pour s'approcher bien trop dangereusement aux goûts de la noiraude.
Ses pattes touchèrent le sol.
Quelque chose l'empoigna par la taille.
Tout avait été si soudain, tout avait été si brusque après ce si long silence, cette si longue attente... Le contact lui fit lâcher un étrange couinement effrayé, aspiré. Les muscles tendus de la petite se détendirent comme des ressorts et elle fusa de dessous le meuble pour courir chercher meilleure cachette.
Trop tard.
L'armoire, bien trop basse, l'avait empêchée d'atteindre l'embrasure de la porte qui laissait entrevoir le sol d'une pièce qui lui faisait autant d'effets que la vue d'une terre promise, l'avait coincée misérablement entre le bois du meuble et le sol frais, l'avait cruellement piégée dans l'interstice avec vue sur la liberté, hors d'atteinte. Si loin...
Et quand enfin l'armoire avait bien daigné libérer ses membres postérieurs, ce n'est pas dans cette autre pièce qu'elle atterri, mais contre le pyjamas d'Arielle, qui avait dû avoir bien assez de temps pour mieux l'attraper.
Trop tard pour Nolshira.
Les quatre fers en l'air, étourdie par le choc, elle essayait encore de se dépêtrer, de se remettre sur pattes pour mieux fuir la torture promise aux perdants... en vain.
Trop tard, et elle le savait.
Mais c'était trop tard quand même.


[si je suis aussi chiante que je le sais, tapez 1 TT_TT]

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Sam 18 Oct 2008 - 4:36

(Eh..... Fati m'a fait poireauter plus de six mois ^^' Alors j'ai pas à me plaindre. Et depuis le temps que j'attends Sasa de toutes façons XD)


Arie se coucha sur le sol, essayant de voir sous l'armoire. Non... c'était des moutons de poussière. Des boules d'atchoum disaient les jumeaux. Harumi disait des atchoum gris. Rayoru tirait la langue. Certes il savait déjà où se trouvait la petite. C'était facile pour lui. Elle était derrière la grande armoire. Arielle le savait-elle? À vue ne nez, nom. Elle regardait surtout autour de l'armoire. Juste à regarder son visage et ses sourcils qui se froncèrent, elle devait tenir quelque chose. Quelque chose qui émit un cri perçant. La Zafara Bleue recula brusquement et tomba sur ses fesses. Une chose noire fut arrêtée par le bas de l'armoire.

La Reine fut trop surprise sur le coup pour se rappeler de la punition de celui qui est trouvé. De plus, Niiz gigotait comme un poisson. Arie tentait de la contenir pour qu'elle ne se blesse pas par elle-même. Rayoru jugea préférable de s'éloigner. Sa maîtresse risquait un coup de poing, de pied u de queue à tout instant, ramollie par ses médicaments. le serpent doré se cacha les yeux au moment fatidiques. Arielle mit ses deux mains sur son nez. Déjà qu'elle avait heurté de plein fouet un mur en voulant rattraper Wellan qui courait, hier soir, Niiz lui donnait un coup à ce même endroit. Ça ne saignait pas heureusement. Elle lâcha son nez pour prendre Niiz par les épaules et la soulever. Allez! Calmes-toi!

(*Niiz* C'est juste... un jeu...)

Faut pas s'affoler pour ça. Et cries pas, tu vas réveiller les bébés!

"Ouiiiiiiiiiiiiin!!!!"

Arie tourna la tête vers la porte. La Reine déposa Niiz sur le plancher avant de sortir de la pièce et d'aller dans la chambre conjugale où Keiko avait réveillé Michë, Harumi, Wycia, Wellan et Kaéra. Elle les prit tous pour les bercer.

(Dodo... dodo... Frères Jacques..... Frère Jacques.... dormez-vous? Dormez-vous? Sonnez les matine-euh... sonnez les matine-euh... ding.... dang... dong...)

Rendormez-vous s'il vous plaît... j'aimerais passer une journée vous entendre pleurer.... une journée calme... une seule journée... Rayoru s'enroula autour de Niiz une nouvelle fois. Le serpent retourna à terre, faisant signe à la petite de le suivre. Le reptile la conduisit à la chambre. Pourquoi Keiko était-elle si difficile? Sa mère aurait-elle été elle aussi un problème? Comment la punir de toutes façons? Elle avait été réveillée par Niiz...

(On s'endort... on s'endort... on compte les Babaas.... allez... un Babaa.... deux Babaas... trois Babaas....)

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Sam 1 Nov 2008 - 0:10

[c'est moi où y'a eu un saut dans le temps, sur la page d'accueil ? -désolée pour les deux semaines d'attente, et c'est pas très long ^^']

Gênée par cette soudaine montée de volume, Nolshira laissa le collier-vivant s'enrouler près d'elle. Ses grands yeux inquiets fixaient Arielle qui partait dans la chambre où les autres, quelques instants auparavant, étaient encore en plein songe (avant qu'elle ne les réveille en criant, comme elle le compris).
Honteuse d'être la cause de ce remue-ménage, elle s'approcha, doucement, de la chambre. Si elle pouvait aider... à quoi que ce soit... Elle s'arrêta un peu en retrait pour ne pas gêner le passage et fixa ses pattes. Elles tremblaient, encore agitées par l'écho de la tension qu'elle avait subi pendant le jeu.
La noiraude se remit à suçoter sa médaille, à l'image du pouce des autres enfants, zafaras comme humains... ou de ces drôles d'objets difformes aux couleurs criardes qu'elle avait déjà vu dans la bouche de nombreux nourrissons. Nolshira préférait de loin sa petite pierre polie aux tons sombres. Plus sobre.

De là où elle était, la petite avait vue sur la chambre et ses occupants, tous éveillés, tous dans les bras d'Arielle et tous en larmes. Debout devant l'embrasure de la porte, elle ne savait pas ce qu'il convenait de faire. Oh, elle n'enviait pas tellement le sextuor d'avoir une attention plus maternelle que celle à laquelle elle avait droit : elle savait qu'elle n'était pas vraiment de la famille, plutôt une petite qui avait besoin d'être gardée en attendant le retour de Minla. Mais Mimi ne venait pas souvent, et elle commençait à lui manquer (et surtout, son absence l'intriguait : elle ne l'avait plus revue depuis leur retour au repaire, mot qui devait signifier maison pour les habitants de Fabulya... les humains avaient un de ces jargons !). Pour en revenir à la petite bande de six que la Grande Bleue cherchai à bercer, elle était l'ombre toute aussi bariolée des anciens résidents de l'appartement que la noiraude avait eu le loisir de voir à son arrivée : deux petits blancs, le tout petit noir qu'elle avait déjà vu, une encore plus jeune, toute rouge et un petit blond qui ressemblait beaucoup à une humaine du même âge, bien qu'il ait, comme Nolshira et lez autres zafaras, de longues oreilles velues, de longues pattes arrières et une longue queue qui se terminait par une petite touffe. Rien de bien particulier si ce n'est qu'il atténuait un peu la différence de sa sœur par rapport aux quatre zafaras qui les encadraient.
Nolshira tomba assise en impuissante.
Que pouvait-elle faire pour sécher leurs larmes ?
Elle aurait tellement voulut être utile. Et elle se sentait un peu responsable de ce qu'il se passait. Après tout, c'était bien elle qui les avait tous réveillé. Peut-être pas volontairement, mais elle se sentait coupable quand même et aider à les calmer aurait enlevé un poids considérable de sa conscience.
La petite s'approcha timidement. Elle poussa la porte refermée à la va-vite. J'ai fait quelque chose de mal ? Chacun de ses traits semblait répéter cette question avec une grande anxiété. Elle n'osait pas parler, de peur de déranger.

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Sam 1 Nov 2008 - 5:08

(Six Babaas... sept Babaas... allez... on s'endort... s'il vous plaît...)

Ils se réveillaient eux-même en hurlant. Harumi et les jumeaux cessèrent vite d'Hurler, ils avaient deux ans, pour simplement gémir un peu. Leur mère les remis dans le landau. Plus que quatre bébés maintenant.

(Dodo.... on fait dodo...)

Rayoru regarda Niiz qui semblait très peu fière d'elle, très honteuse d'elle-même. Michë, peu criard de nature se tut à son tour, déjà c'était lui qui criait le moins fort. Il eut comme récompense de se recoucher avec ses cousins. Puis Saphyr et Kaéra. Tous se roulaient en boule les uns contre les autres. Maintenant, Keiko. La terreur sur pattes et le cauchemar des oreilles. Elle hurlait à vous fendre les tympans.

Arie marchait en rond en le tenant contre son épaule, lui frottant le dos. La Reine vit Niiz, piteuse, qui la regardait. Elle alla prendre une tétine, au moins un peu de répit. La petite prit l'objet. C'était... que ça? Michë suçait le bout de sa queue. Keiko voulait s'endormir avec sa tétine? Si ça pouvait lui épargner les cris c'était avec plaisir. Elle remit le bébé au lit pour prendre Niiz dans ses bras et lui frotter doucement le dos.

(*Niiz* C'est pas grave... ils se sont rendormis... ça ne compte plus... c'est oublié)

Arie l'embrassa sur le front.

(*Niiz* Je pense qu'on devrait jouer à un jeu moins bruyant. Tu en connais un?

D'ordinaire les jeux pour enfants étaient bruyants et agités, ils avaient besoin de bouger. Elle n'en voudrait pas à Niiz de vouloir se dégourdir.

(*Niiz* Après... on prendra un bain... ça nous ferait du bien à toutes les deux)


(Ma Niniiz! C'est fou comme Arie l'aime. C'est décidé: Jusqu'à possible réapparition des parents elle l'a adoptée ^^)

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Dim 2 Nov 2008 - 20:58

Quand les derniers cris se turent (et ici, ceux de la petite humaine : Arielle l'avait calmée avec l'un de ces fameux objets aux formes aussi étranges que leurs couleurs qu'elle gardait toujours en horreur) la zafara bleue prit la petite dans ses bras, lui murmurant des paroles apaisantes. Nolshira leva le museau de ses pattes, interdite. Alors c'était pas grave ? Elle était pardonnée ? Arielle ne paraissait pas être particulièrement en rogne. Plutôt épuisée. Il y avait de quoi, évidemment. Maintenant, comme elle le lui avait dit, il fallait trouver une autre idée pour passer le temps, un peu plus calme que cache-cache, qui s'était terminé en désastre.
La petite croisa les bras. Elle savait par expérience que ça ne l'aiderait pas à mieux réfléchir, mais c'était mieux que rien pour essayer d'y voir plus clair dans la nébuleuse de ses pensés. La petite faisait presque semblant de réfléchir : elle était déjà sur une piste.
Incertaine, elle murmura, pour ne pas réveiller les autres :
__
Une histoire ?
La noiraude suppliait presque Arielle de lui en raconter une. Oh ! Il ne fallait chercher bien loin pour la satisfaire : n'importe qu'elle histoire ferait l'affaire... même si la Grande Bleue n'avait pas des talents de conteuse, Nolshira aimait toutes les histoires. Même les improvisations maladroites que son père essayait de lui raconter le soir quand la mère de la petite s'était absentée pour elle-ne-savait-quelle-raison.
Les histoires de sa mère... elle s'en rappelait les moindres détails...
Si conter les histoires ne faisait pas parti des domaines dans lesquels son père excellait, sa mère racontait bien mieux que tous ceux qui avaient essayé de bercer la petite noiraude avec des histoires. Le dernier conte de sa mère était resté inachevé, en suspens sur une nuit sombre et le vent froid. La fraicheur des galeries avaient endormi la petite avant la fin. La suite lui viendrait peut-être un jour...
À l'époque, tous les sujets étaient orientés sur se qui se passait en-dehors du dédale de glace qui s'était dressé pour les perdre loin de leurs terres d'origines. Parfois de simples anecdotes sur la vie à l'air libre ou la leur à Néopia, le reste servait souvent des morales de toutes sortes à la zafara trop imprudente et insouciante rien que pour se promener librement en intérieur.

Ce qui intéressait Nolshira présentement était surtout ce qu'Arielle choisirait comme trame à son conte.
Ses grands yeux d'ambre scrutaient ceux de saphir, dans l'espoir d'y éluder un peu de ce qui allait suivre. De quoi parlerait la grande zafara fatiguée ? La petite cillait à peine.
Ce que les gens se plaisaient à raconter changeait en fonction de ce qu'ils ressentaient. La mère de la petite était nostalgique et désespérée ; elle se laissait emportée dans des récits qui la ramenaient vers tout ce qu'elle avait dû quitter. À quoi pouvait donc penser Arielle ? Nolshira n'avait pas encore les moyens de poser des mots sur ce qui les préoccupait tous. Elle ne pouvait que les sentir amers sans en connaitre les causes.

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MessageSujet: Re: On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)   Dim 2 Nov 2008 - 21:43

Arie se frotta légèrement les yeux. Allez. Rester debout un peu longtemps ne serait pas grave. Et puis elle réveillait facilement depuis quelques temps, à cran le plus souvent, le moindre son la tirait du sommeil. Une histoire? Et laquelle elle pourrait raconter. La sienne avait déjà été contée tant et tant de fois. Tout le monde la connaissait par coeur. Changeons un peu. Voyons... tout moment vécu est une histoire. Lequel choisir? Il y en avait... des tonnes. L'histoire la princesse et du prince qui avaient sauvé Nelta c'était du réchauffé. Autre chose... autre chose?

(*Niiz* Ça... ça c'est passé il y a... si longtemps. Il y a juste une personne qui peut encore nous dire qu'elle a vécu cette époque. On revient en arrière. Très, très longtemps en arrière. Les Zafaras... ils n'existent pas. Pas du tout. C'est dans un monde dans le ciel. Il est habité. Ceux qui vivent là sont très forts. Ils ont d'immenses pouvoirs. Ils ont des belles maisons. C'est une ville. Une ville magnifique, dans une endroit tout aussi magnifique. Il y a un grand bâtiment, immense, splendide. En avant, une fontaine à l'eau claire et pure qui coule sans cesse. Dans cette bâtisse, se trouve un homme. Un vieil homme mais pourtant, ici, il est le maître, le plus fort. Il a créé ce monde, notre monde. Il s'appelle Céosus. Il est le Roi. Le Roi de Févlia. Les habitants de cette ville, il les a créés. Les lois de la magie, il les a instaurées. Il est LE Créateur. L'histoire, elle commence une journée chaude. Pas de neige, pas de feuille oranges. Des fleurs partout. Ils sort de chez lui. Un peu à l'écart de la ville. C'était il y a presque 5000 ans. Swilyara et Fabulya existent. des gens y vivent depuis longtemps. Il reste un endroit. Un endroit tout noir, tout dur. Personne n'habite là.

Il a besoin de quelqu'un pour s'en occuper. Les gens de la ville se disputent tous pour l'avoir. Céosus choisit de prendre un peu de la lumière du soleil et de l'eau pour créer une autre personne. Dans la ville, ils ressemblent tous à des Humains. mais cette chose là, elle ne ressemble pas à un Humain. cette chose est pleine de fourrure, avec neuf queues et des oreilles dressées sur sa tête. Céosus regarde la chose avant de la changer un peu. Il ne donne qu'une queue et fait tomber ses oreilles des deux côtés de sa tête. Puis il s'en va.

La chose, restée là, se réveille, se regarde dans l'eau et se demande ce qu'elle est. Elle entend du bruit et va voir de quoi il s'agit. C'est plein de gens là-bas. Ils la regardent bizarrement. Elle ne leur ressemble pas. La chose s'éloigne et retourne près de l'eau pour chercher à manger. Elle grimpe dans l'arbre à fruit tout près pour y prendre quelques chose et redenscend pour manger. Céosus revient quand elle a fini. Il lui met un collier au cou et attache une laisse au collier. Il la mène à une maison et lui dit: 'Ily a unendroit, vide. Et je te le confie. Sois-en digne, Dresla Di'Narva'. Il repart et laisse à Dresla le soin d'aller voir de plus près...)


Arie embrassa encore Niiz sur le front.

(*Niiz* La suite... quand tu voudras... mais pas tout de suite... juste... Dresla... est mon ancêtre.... Quand je pourrai, je te la présenterai...)

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On n'a qu'une cousine (C'est valable pour nous deux)
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