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 Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)

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Niiz
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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Mer 25 Fév 2009 - 0:29

Alors que l'éphèbe s'était redressé avec toute la rudesse dont était capable un être vivant, un bruit sourd se fit entendre. Nolshira roula sur le sol, étourdie par la brutalité de l'action. L'enfant retrouva bien vite ses esprits quand une plainte résonna contre les parois de l'armoire.
Inquiète pour le petit hybride, à l'apparence si fragile sous les traits que seule la petite enfance peut offrir, la gamine jeta sa petite mine courroucée sur Christobal. L'ire de la jeune noiraude se mourut dans l'instant qui succéda l'apparition d'une grande zafara, bleue.

Au premier regard, la petite cru qu'il s'agissait de Arielle, revenue de ses recherches, mais vite l'enfant vit, non sans une grande aise, que jamais zafara ne pût être plus différente de la Grande Bleue. Ce n'était pas par le physique qu'il était si trivial de distinguer les deux Grandes (bien que de nombreux indices s'y trouvaient), leur réelle identité se jouait plus sur cet aura si abstrus qu'elles dégageaient, propre à chacune. Si elle n'avait été fascinée par cette âme, la voir empoigner le zafara blanc par le col, entendre avec quelle acrimonie elle ordonnait au si grand (qui paraissait réduire de taille sous le poids de la crainte) l'eût abîmée dans de telles affres que jamais elle ne s'en serait approchée. Le fat, fraîchement relâché, tentait vainement de bercer le nourrisson en larmes que sa mère reprit contre-elle après un instant.

Michë cessa vite de manifester son mal passé et avait recommencé, paisible dans les bras de la zafara d'une transparence hyaline, à répondre par mots palataux, insaisissables pour ceux qui avaient passé le stade des gazouillis pour unique moyen d'expression. Nolshira tira légèrement sur les vêtements, si irréels, comme inexistants pour ce «ici».
    - Bonjour, Waô, dit-elle avec un naturel tout absurde en la situation.
De ces bonjour qui veulent toujours en dire un peu plus. Celui-ci avait sa propre signification pour la gamine : elle y voyait tant d'autres formules, tel l'habituel enchantée et les trop souvent ubuesques comment vas-tu, pour un seul mot.
Son museau rose levé vers Warui, la noiraude scrutait son visage (qu'elle ne pouvait s'aventurer à dire nouveau tant l'on y voyait les traits de la Grande Bleue) avec l'intérêt qu'elle n'avait montré jusqu'alors que pour les fruits, les fleurs, la neige et les feuilles, ces petits riens qui faisaient tout un monde fantastique aux yeux de l'enfant du village austral, glacial.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Mer 25 Fév 2009 - 23:44

Michë agitait la queue et tapotait doucement le visage de sa mère. Il ne cessait de gazouiller. C'était Maman! Il la voyait si peu sa Maman... presque jamaisen fait... mais il sentait toujours sa présence alors il ne se sentait jamais seul. Elle lui chatouilla le nez pour le faire rire. Il se roula en boule contre elle, dans ses bras.

Christobal se frottait la nuque. Warui faisait toujours aussi peur quand elle était en colère, pire que Dresla et Arielle. Il se souvenait d'elle pendant qu'Hideki était parti à la guerre, elle ne s'était pas montrée très bavarde et même enceinte elle avait été le rejoindre pour revenir, au bord de la mort pour lui, inconsciente pour elle. Elle n'avait pas fait de vraiment de courage face à eux. Comparée à leur mère sur qui pleuvait aussi des malheurs. On lui avait déjà raconté comment était la Reine en colère. On la fuyait presque. Mais Warui... elle le fixait toujours, les sourcils froncés, elle montrait presque les dents.

"Ça va... il a arrêté de pleurer.... il va bien... ça va Warui...."

Elle se mit à grogner aussitôt.

"Warui il va bien! Arrête!"
"Michë s'est cogné la tête par ta faute..."

Harumi rejoignit Niiz pour chuchoter:

"Warui est comme Maman. Elle est mère poule. Elle failli perdre Michë à plusieurs reprises... de plus..."

Comment dire? Et Niiz venait juste de tirer un pan du pantalon de Warui en lui disant 'bonjour'. La Zafara tourna le regard vers la petite.

"..... B.... Bon... jour..... Niiz"
"Tu sais plus parler ou quoi?"
"Elle est tout le temps dans le corps de Michë... alors elle perd l'habitude de parler avec sa bouche..."
"Allez Warui! Dis qulque chose de compliqué, tu sais épeler ton nom?"
"Chris!"

La Zafara décida de les ignorer. Michë suçait son pouce. Warui alla s'asseoir à côté de Niiz. Le bébé la fixa, Niiz.

"C'est.... rare... qu'on me... parle... directement..."

Harumi les rejoignit.

"Les filles vont bientôt trouver Caleb, on peut rester ici. Après on pourrait recommencer!"

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Niiz
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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Mer 4 Mar 2009 - 19:04

Étreint par Warui, Michë dévisageait la noiraude, rasséréné d'être dans les bras de sa mère. Celle-ci laissa échapper à l'adresse de la petite un bonjour hésitant en réponse au sien, dont les syllabes incertaines s'éparpillaient entre des silences vagues, une phrase à la tonalité égarée. Ce qui n'échappa aucunement au grand blanc qui lança quelques unes de ses moqueries en guise de revanche, bien rancunier pour le peu que la zafara visée lui avait fait subir.

Le noiraud aux côtés de Nolshira avait cessé ses explications quant à la nouvelle apparue pour prendre sa défense, bien que le sujet de discorde se soit installé près de la jeune enfant, indifférente à la tempête qui se levait entre Christobal et Harumi. Quand la Grande laissa filer quelques mots à l'inttention de la fillette qui continuait de la détailler du regard, intriguée, son ton de voix s'était fait distrait et vaguait d'ores et déjà bien loin du «ici» dans lequel la petite et le reste de la tribu qui s'était établie dans la pièce évoluait. L'enfant craignit alors que le fantôme ne s'estompe et que s'installât nouvellement la barrière qui isolerait cette âme alliée loin des siens, alors juste et seulement présente en pensée.
Qu'elle ne reste encore qu'une poignée d'instants de plus.
Pour Michë. Pour ne converser qu'un rien de plus.
L'enfant s'accrochait à cette apparition en prières, avec l'espoir de mieux la connaître, de pouvoir comprendre non plus qui mais ce qu'elle était, car la personnalité de tous et chacun n'est qu'un masque qui ne leur sert qu'à tergiverser.

La gamine vit son camarade de fourrure revenir à eux, le pas tranquille. Il restait Caleb à trouver, mais autant attendre que ce soit l'autre troupe qui se soit chargé de sa recherche et profiter de la présence de Warui. Tant qu'elle gardait forme physique.
La zafara au poil d'encre leva une fois encore son museau vers le visage de celle qu'elle connaissait sans jamais avoir été dans la capacité de la percevoir plus qu'un autre.
    - Je veux pas que tu sois trop seule comme ça. Après tu es triste. C'est triste les gens tristes...
La jeune marqua une pause. Elle se laissait aller à parler. Elle laissait ses mots couler d'eux-même, calmes, sereins, mais avec cette amertume qui venait entraver leur résonance, cet accent de désolation que seule apporte la compassion.
    - Je veux pas qu'ils soient tristes. Les gens ici sont tristes. Ils se font mal à rester tous seuls, déclara-t-elle, avant d'achever sur un : et moi, ça me fait mal de pas pouvoir les faire sourire.
Ses yeux d'améthyste errèrent, vagues, sur les figures qui l'entouraient, désireuse d'y trouver réactions et sentiments, l'extrémité du fil de leurs songeries depuis lequel elle commencerait à les lire. Elle ne voulait que comprendre.
Elle ne voulait que savoir.

La petite inclina son minois sombre sur ses mains avec cette gêne qui suit l'indiscrétion.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Mer 4 Mar 2009 - 21:54

"Ga..... Brouh!! Brouh!!"

Warui ignorait si elle devait parler, répondre à Niiz. Chris et Harumi se fixaient comme deux rivaux. Chris continuait de se moquer. Tout ça pour l'avoir soulevé parce qu'elle détestait voir son fils pleurer. Keiko était une dure. Keiko allait sûrement devenir une femme fatale ou quelque chose du genre, mais elle allait devenir quelqu'un, non? Michë se complaisait à se faire materner, bien qu'il endurait les caprices des autres, il avait les siens. On y retrouvait son père en lui, du moins elle croyait. Il avait le calme d'Hideki et Keiko avait la fougue de sa mère.

Niiz disait qu'elle s'attristait quand elle voyait des gens seuls dans leur misère.

"Les gens... ont peur... de mourir... tout le monde... a peur... de mourir. Quand... quand se sera fini... quand on sera libres... on sera plus triste..."

Warui regarda la gamine et lui sourit.

"Je... suis pas... triste... je suis... avec mes enfants... et ma famille..."

Un faux sourire, pour dissiper la tristesse de Niiz, la rassurer. Warui ne souriait plus depuis longtemps, elle ne pouvait que faire semblant. La personne la plus importante à ses yeux l'avait oubliée, même si elle était là, même si elle était juste dans un autre corps parce qu'avait que faire. Elle avait espéré que cette personne lui parle, de temps en temps. Elle était si occupée avec son travail que même ses enfants la voyait rarement. Warui avait appris à faire semblant au contact d'Hideki. Elle qui avant ne pouvait cacher efficacement ses émotions faisant à tous qu'elle allait bien alors qu'elle se repliait toujours plus elle-même de jour en jour, perdant contact avec la réalité...

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Mar 10 Mar 2009 - 21:09

La Grande abaissa son regard sur celui de l'enfant dont la gêne se dissipa comme sous le doux flux d'une brise.

Elle lui rapporta de sa voix traînante les peurs de leurs compagnons de fortune que le malheur avait réuni. C'était la mort qui les faisait trembler. C'était parce qu'ils avaient peur de se mourir que jamais le sourire n'osait réchauffer leurs traits. Quelle était cette force, cette puissance au pouvoir terrifiant, pour avoir à souffrir de la malédiction d'éteindre le bonheur là où elle traçait son chemin ?
C'était la mort.

Le résultat du carnage dans lequel tous avaient été lâchés, où tous étaient fauves, tapis dans l'ombre, à toiser d'un regard de prédateur les faibles et les égarés, avec l'espoir de se jeter avec avidité sur le misérable. Qu'était donc ce fléau que le mal avait entrainé avec lui, ce poison qui rongeait par les angoisses qu'il vomissait, l'espoir des faibles respectueux, des honorables qui avaient résisté avec ardeur aux coups de cet ennemi, qui massacrait sans pitié ceux qui ne voulaient se soumettre à ses envoûtements ?
C'était la mort.

L'on ne pouvait plus qu'attendre et grandir dans cet autre côté du miroir, dans ce monde où la raison agonisait aux côtés des dépouilles de qui avait été la liberté et l'éthique. Mais qu'était, ô, mais qu'était ce maléfice qui venait jouer avec les âmes, transpercer les cœurs d'une lame aussi froide qu'indifférente, ce sortilège qui dévorait de sa gueule béante, infâme et affamée, toutes ces bonnes âmes ?
C'était la mort.

L'enfant ne pouvait savoir. Son esprit juvénile n'avait la force de comprendre pour pouvoir se lever contre la fatalité.
Ses grands yeux révélaient l'abîme en son être qu'avait ouvert la question qui bientôt allait jaillir d'entre ses lèvres avec la plaie future que lui apporterait son savoir que lui procurerait telle information, si douce par la voix de la jeunesse, et pourtant toujours si blessante quand l'adulte voit se briser un peu de l'innocence de la petite, quand l'on perçoit la flamme du regard des si jeunes s'éteindre. La fin d'un rêve.
Nolshira se laissa pousser par sa curiosité et par l'intérêt qu'elle portait soudain à ce mystère :
    - C'est quoi, mourir, Waô ?
L'on ne percevait plus que les sons amusés que lançait avec bonheur le petit Michë. Warui avait laissé se peindre un sourire amère, contraint, sur son visage. La tristesse qu'il effluvait embruma le regard de la fillette. Elle s'interdit de pleurer. Les larmes ne purent couler tant sa volonté était de fer, tant la force qu'elle montrait à ne montrer une faiblesse chimérique à autrui était herculéenne.
Les maux ne l'avaient pas atteint jusqu'à souffrance. Elle ne voulait avoir à se répandre en pleurs et peines pour un chagrin qui n'était peut-être qu'imaginations de sa part.

Seule se lisaient la sérénité et la soif de connaissance de l'enfant, et si peu encore cette curiosité. Cette chenille qui tissait avec patience le cocon dans lequel elle allait y perdre ce qui la faisait telle qu'elle était pour la changer en ce qui jamais cette jeune âme eut pu espérer devenir un jour, allait-elle se faire brûler les ailes, avant même leur naissance ?
Son innocence la pousserait-elle dans le premier abysse qu'elle aurait à franchir ?

Elle avait laissé les fenêtres de son cœur vaguer.
Ces deux yeux qui recherchaient, avides, tout ce qui avait attrait à la découverte, quelle qu'elle fût.
Elle ne voulait que comprendre.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Mer 11 Mar 2009 - 2:13

Michë avait cessé les gazouillis. L'atmosphère s'était alourdie, devenait étouffante même. Chris et Harumi s'étaient tus. Chacun observant leur tante qui gardait le silence. Niiz était quête de savoir, de connaissance et de compréhension. Le prince ainé ne cessait de fixer Warui. Celle-ci regardait Niiz, le sourire figé qui s'éteignit. Elle posa son regard sur son fils.

"Ma...?"

Le bébé se mit à sucer le bout de sa queue. On était tous immobiles. Chris alla près de Niiz.

"On devrait peut-être changer de sujet...?"

Niiz ne savait pas tout. Harumi eut un hochement de tête.

"Niiz... Warui a offert sa vie pour sauver l'homme qu'elle aime. C'était pas un accident, elle a voulu mourir et..."

Warui leva la main pour l'interrompre. Elle sembla prendre une bonne respiration, tentant, tout comme Niiz, de ne rien montrer, de rester impassible. Rester cachée derrière un masque.

"C'est pas si terrible... tu sais... on est tout légers! On peut aller partout où on veut, on a pas faim, pas soif et pas sommeil... on peut passer la journée debout... et si on ennuie... y'a des farces... j'ai juste pas envie de faire des farces... je suis bien avec Michë... je n'ai pas pris Keiko parce qu'elle a tellement la bougeotte que je me sentirais toute ballotée. Michë c'est un tranquille... tout est calme avec lui, c'est une vraie peluche!"

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Mar 31 Mar 2009 - 21:14

(s'cuse. Pas relu. J'ai fait vite. Tant que personne n'est là et que j'ai le sourire)

Un silence lourd, épais, avais envahit la pièce. L'ai était à couper au couper aux ciseaux. Un certain malaise se lisait sur les visages du noiraud et du blanc. Le regard de Warui, terne, s'était éteint.
Une gêne empreignait la voix du grand-Chris quand il tâcha de faire dévier, mal habile, le sujet de leur conversation. Était-ce si terrible pour lui être dissimulé ? Ou bien ne pourrait-elle comprendre ce mystère que «plus grande» ? Comme ses parents... Eux n'avaient de cesse de lui répéter que s'ils cachaient tant de choses à son savoir, ça n'était que pour son propre bien, qu'il étaient des choses qu'une enfant ne pouvait comprendre qu'après avoir laissé les ans, à avoir le temps suffisant pour étudier le monde dans lequel elle évoluait.
Était-ce le cas ici... ?
L'enfant avait une attitude dans laquelle l'on lisait sans peine son avidité de comprendre. Alors pourquoi n'étaient-ils pas limpides en leurs explications ? Pourquoi préféraient-ils éluder ces questions ? Ces questions qui les faisaient bègues... pourquoi ?
... Pourquoi ?
Oui... pourquoi Christobal s'égarait-il dans des explications qui s'entremêlaient les unes aux autres ? Elles n'en avaient plus de sens. Lui aussi devait se le demander, ce qu'était que «mourir». Il devait essayer de le deviner de haute voix, que tous puissent suivre son raisonnement. Cela expliquait aussi pourquoi il avait voulu esquiver la discussion...
La gamine cilla avec compassion. Compassion. Con, avec, passion, souffrance. Souffrir avec. Elle souffrait avec lui de l'ignorance de ce qu'était l'état de mort. Mais les Grands comme Warui avaient réponse à tout, le songeait-elle. Ils n'auraient pas attendre longtemps avant d'avoir le sens de ce «mourir» que les Tristes craignaient.
La solution de la Grande Bleue jeta pourtant l'ombre sur tout ce qui avait été dit à la gamine...
    - Mais alors, Waô, commença Nolshira, sourcils froncés, pourquoi ont la peur, les gens, si c'est une chose douce ?
Inconsciente d'être la source du malêtre qui oppressait les cinq âmes qui peuplaient la pièce.
Même le si petit Michë avait cessé ses babils, comme s'il avait le sentiment que quelque chose perturbait sa mère, qu'il voyait si peu sans en oublier la constante présence, en lui.
Tous étaient raides, immobiles. Tous étaient statufiés, laissant la scène en suspens, comme sur un tableau de maître, qui aurait su laisser trace de l'infortune qui étreignait de ses longs tentacules les cœurs de ce quintette.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Mer 1 Avr 2009 - 3:20

Michë regardait tout le monde qui semblait se taire à présent, il ne savait pas pourquoi, mais il était mal à l'aise malgré qu'il soit dans les bras de sa mère. Le jeune hybride se roula en boula en boule dans les bras de Warui, il la voyait si peu. Tout le monde était raide, immobile, le silence que Niiz brisa à nouveau, elle ne sembla pas avoir compris les explications de Christobal. Pourquoi? Pourquoi avoir peur d'une chose si douce?

"Y'a des gens qui sont blessés ou malades qui veulent mourir pour ne plus avoir mal, y'a des gens qui veulent mourir parce qu'ils commis des actes horribles, y'a des gens qui veulent mourir parce qu'ils ne sont plus capable de voir le bon côté des choses... les gens veulent pas mourir parce qu'on va soit au Paradis ou en Enfer. Au Paradis on retrouve sa famille, en Enfer on souffre, on être blessés jusqu'à ce que la punition soit finie. Niiz... les gens ont peur de pas pouvoir rester avec ceux qu'ils aiment... y'en a des fantômes, Niiz, qu'on pas peut toucher, on peut pas voir, on peut pas les entendre... si... si j'aurai pensé un peu..."

Warui fixa la petite dans les yeux, très sérieuse.

"Juste une seconde de plus... je serai restée chez moi... j'ai pensédonner quelques chose pour revenir à la vie... mais... bon... ptet un jour... on sait jamais..."

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Jeu 2 Avr 2009 - 23:36

L'enfant de zafara inclina son minois sur son épaule, un petit air désolé peint sur ses traits candides. Désolée pour Warui, désolée pour Michë et Keiko. Désolée de leur sort. Loin encore, pourtant, de subir la même affliction que eux se partageaient, si lourd fardeau, elle ne pouvait que compatir à l'amertume que dissimulait le regard sévère de la zafara bleue, à ce regret implicite qu'elle avait à ne plus pouvoir être aux côtés de tous ceux qu'elle aimait et, que présentement, elle n'était plus en plein pouvoir de revoir, tout à loisir.
Mais restait cependant la trace de cette chance informulée : elle existait encore.

Du geste rassurant que pouvaient se permettre sans crainte ni contrainte ces si jeunes enfants, Nolshira enlaça le bras le plus proche de l'esprit défunt, se lova tout contre lui. La petite laissa couler un moment de silence, brisé, détruit, ampli de désolation, mais serein, enfin. Si doux qu'il en était redevenu apaisant. La gamine n'entendait par delà la circulation de son propre sang qu'un léger émoi, bruits d'ailleurs, étouffés par les murs, qui rappelaient que la vie ne s'était pas arrêtée, qu'elle ne s'arrêterait pas non plus avec la leur.
La noiraude leva son museau rose vers Warui, le visage encore enfoui dans la fourrure de saphir, ni tiède de vie ni glacée par la mort, rien qu'iréelle, comme si ce n'eût été que le produit de l'un de ses songes où elle avait conscience et droit de mouvement.
De sa voix acidulée, réduite à un souffle de murmure qui se voulait rassérénant, l'enfant intima doucement :
    - Si on voit pas toujours Waô, si elle est mourrue, elle est toujours là...
Elle posa une petite main au poil d'encre sur sa poitrine juvénile, là où était son coeur.
    - ...et là, ajouta-t-elle, tapotant le haut de sa chevelure de jais, elle est toujours quelque part, donc. Et en vrai.
Tant que le souvenir restait présent, tant que restaient présentes traces d'elle suffisantes pour assurer un devoir de mémoire, tous auraient à l'esprit assez de la Grande Bleue pour qu'elle soit.
... et si elle était, l'espoir qu'elle revienne un jour conservait sa lueur vivace de feu de joie. Ce petit rien d'espoir, cette flamèche affamée, était de bien meilleure augure que la tempête de cristaux et de froid de l'angoisse.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Sam 4 Avr 2009 - 2:14

Warui, bien que ce fût de bonnes intentions, regrettait amèrement son geste. Chaque jour ça lui pesait de plus plus. Elle se souvenait de son désarroi quand Hideki lui avait de partir de chez eux. Mais, elle ne pensait que se serait encore plus douloureux d'être un fantôme même si elle avait la chance de pouvoir continuer à être avec sa famille. Elle devenait de plus en plus anti-social. Malgré ce que disait Niiz en s'accrochant à elle. Les gamins regardait leur tante. Certes il pensait à elle de tant en temps, l'évoquait rarement, lui parlait encore plus rarement même en ayant Michë sous les yeux. Les enfants baissaient le regard. C'était rare pour Warui d'avoir un regard sévère, voir meurtrier, c'était la première fois avec des membres de sa famille. Elle avait ce regard. Ils en avaient peur.

Toujours là... la Déesse était prête à parier dans un an Niiz aussi l'oublierait.. le coeur de Warui se noircissait. de rancune, de colère, de haine même, envers sa propre famille. Haine qui s'était calmé quand on lui avait le droit de jouer avec eux mais qui revenait en ce moment. On pouvait le sentir dans la pièce. On pouvait le aussi avec l'oeil noir de la Zafara. Le Sceau se mit à briller en pulsation et la seconde d'après la Zafara se tenait le front de sa main libre, serrant les dents, semblant souffrir, comme une intense migraine, mais en pire. Michë se redressa pour grimper sur la poitrine de sa mère. Il ne fallu que Warui croise le regard de son fils pour que ça se calme, elle haletait, du moins le simulait par habitude.

"Ça va...."
*T'en es sûre?*

Warui releva brusquement la tête. C'était qui? C'était une voix d'adulte qu'elle ne connaissait pas et l'appartement était vide.

*C'est même pas le peine de chercher...*

C'était quoi? Les enfants la regardaient en se demandant si elle avait encore toute sa tête.

"Warui? Ça va?"
"..... euh..... oui.... oui ça va..."
*Hahaha! Non mais! On croirait entendre la limace! 'Je vais vain bien vous en faites pas'. Mon c**!! Pire que le têtard même... et là on va s'écrier 'Démon! Sors de ce corps!' Oups! Suis-je bête... tu n'a plus de corps c'est vrai... nous n'avons plus de corps..*
*Qui êtes-vous!?!*

Aucune réponse... elle devanti folle.. c'était la seule explication... elle devenait folle...

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Mer 8 Avr 2009 - 21:56

(léger retard, réponse courte)

La toute petite rentra sa tête entre ses épaules, sans même songer à lâcher la zafara. Si Warui n'avait pas laissé éclater sa rage, les échos de sa tempête intérieure leur parvenaient, sombres, graves, terribles. L'enfant ne comprenait pas ces maux internes, elle en avait peur. Une tension sinistre avait noyé les lieux.
Tout cessa, aussi prompt que la hargne de la Grande Bleue avait été subite.
Nolshira peina à ne plus dissimuler son visage, tremblante sous le coup de la frayeur qui venait de passer, mais quand la voix, inquiète, de Chris vint s'enquérir de l'état de la défunte, la gamine observa cette dernière, attentive et pleine de bonnes intentions. Elle espérait avec sincérité qu'elle n'était en rien en le phénomène qui venait de se dérouler, mais n'en connaissait aucunement les effets précis qu'il avait eut sur Warui...

Ladite zafara haletait encore, légèrement. Bien qu'elle les eut assurés que tout allait pour le mieux, elle ne cessait de scruter la pièce du regard, l'air singulièrement perdu. Ce n'est qu'à l'observer que la petite s'aperçut de cette obscure présence qui les avait rejoints. Mais ce ne devait être qu'une impression : si nouvel arrivant il y avait eu, son odeur les aurait alertés, et s'il était vrai que le fantôme que les quatre jeunes zafaras côtoyaient présentement n'effluvait aucun parfum, ils le voyaient, l'entendaient et pouvaient le toucher, il n'y avait donc aucune présomption douteuse à élaborer en supplément sur l'instant de fiel qu'il venait de leur faire passer, à tous.
Pourtant... Ce regard qu'elle avait...
Pouvait-on encore ne se fier qu'à soi quand personne avait ces yeux si persuadés d'entité si abstraite ?
Anxieuse à l'idée de déambuler dans le néant que l'incompréhension apporte avec elle, la petite écarquilla des yeux immenses et laissa échapper d'une voix blanche, comme en dernière chance à l'égard de Warui pour qu'elle les renseigne, avant qu'il ne soit trop tard :
    - T'es sûre, Waô... ?
Son ton ne laissait entrevoir aucun tremblement, aucune peur ; l'enfant restait dans sa logique ingénue du monde, sa petite histoire, ses propres billevesées... Bien que déjà, elles ne soient tentées de s'effacer au-devant des vérités tragiques que les jeunes âmes, en poètes, avaient appris à se cacher.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Jeu 9 Avr 2009 - 2:21

*C'était quoi....?*
* On dit 'C'est'!*

L'impression que ça venait d'en arrière et de partout à la fois. Est-ce que c'était un autre fantôme moins privilégié qu'elle? Un sort? Ou bien... sa simple imagination... sa solitude... un moyen de se sentir moins seule... la voix riait... un rire qu'elle détestait... mais... ça ne lui était pas si inconnu... Warui regardait partout. Si cette chose s'en prenait aux enfants...

*Ils sont trop faiblards pour en valoir la peine... allons... c'est que des morveaux... surtout lui...*

Elle eut l'impression qu'on pointait du doigt... qu'on pointait son fils du doigt.

*Bah! Avec une mère comme ça y'avait pas d'autre choix*
*Qu'est-ce que tu veux? Qu'est-ce que tu veux?*

Rien. Niiz s'était repliée sur elle-même, tout le monde la regardait. Les jeunes la fixait du regard, elle les regarda à son tour. C'était si visible dans leurs regards qu'ils devaient la croire folle. Sauf Azie... on ne savait jamais ce qu'elle pensait. Niiz osa parler. Devait-elle répondre? Devait-elle?

"Ce n'est....."

Un autre douleur aigüe, encore plus intense. Cette-fois, la Zafara se tint la tête à deux mains, courbée. Azera s'approcha d'elle pour constater que son Sceau pulsait encore plus. C'était le côté maléfique de Warui qui en était prisonnier, essayait-il de sortir?

*Ce n'est que le début!*
"Ya.... yame..... te....."
"A.... Arrê.... te..."

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Jeu 9 Avr 2009 - 23:03

(Azie est revenue avec les autres ? ... Question stupide ...)

Hélas, d'ores et déjà il était trop tard.
Personne n'avait rien vu venir. Personne n'y avait rien pu. Et pourtant, comment ne pas compatir ? La Grande à la fourrure couleur de saphir ne put répondre à Nolshira, et la petite zafara au pelage d'obsidienne observa la grande aveugle détailler avec attention le sceau gravé sur le front du spectre par une vague lueur. Le signe croissait par pulsations, lent, qui s'accompagnaient d'un instant de crise chez le jeune fantôme (on est toujours trop jeune pour partir). Le visage dissimulé de ses mains et rétractée dans une attitude de profonde douleur, Warui murmurait comme une prière, elle priait pour que la douleur s'arrête, ou sa cause, désespérée.

La scène inspirait à l'enfant tant de sentiments, si divergents, si abstraits, que ses traits avaient abandonné la lourde tâche de les représenter. Ce fut donc un visage neutre qu'elle tourna sur la petite assemblée qui venait s'étendre tout autour de l'âme atteinte de maux inconnus de la plus grande partie d'entre-eux tous.
Abîmée dans sa totale ignorance de tant de douleur, la gamine s'effaça de quelques pas, sans savoir si de l'espace en plus ou en moins affecterait l'état de la zafara torturée. Si la fillette de zafara n'avait le don de manifester ses émotions en cet instant, sa voix, plus aigrelette qu'à l'ordinaire, la trahissait par un trémolo incontrôlable.
    - Azie, appelait-elle, Azie, Waô a mal... pourquoi ? C'est d'où ?
Craintes, inquiétudes, curiosité indomptable, émoi, angoisse, désir de guérir, et tant d'autres impressions si étroitement mêlées que leur plénitude devenait illogique.
    - ... Quoi faire ? laissa-t-elle échapper, comme en résumé de toutes les questions qu'elle se posait.
Mais comment telle dégénérescence avait pu voir le jour ? D'un matin si calme, si doux, si serein, ils en venaient à cette situation, houleuse, terrifiante... ? Pourquoi maintenant, se demandait l'enfant navrée. Elle posa nouvellement ses petites mains sur le bras le plus proche du fantôme. Tant de choses restaient informulée, que la toute jeune désirait dire. Elle avait acquis la fraîche connaissance de ce qu'était précisément la mort ; une libération pour ceux qui souffrent. Mais qui souffraient dans la mort n'avait plus asile où s'esquiver. Au grand dam de Nolshira, rien n'était plus à faire pour la défunte, son ultime libération ayant été assouvie si pleinement que c'en était devenue une cage dont le geôlier était intouchable. Telle était la fatalité : à l'arrière-goût saumâtre et au cœur glacial, si puissante que, bien visiblement, aucun dieu n'arrivait à l'abattre.
Elle était là, et il fallait vivre avec. La côtoyer jusqu'au delà de la mort.
La petite se lova, tremblante, contre Warui.
Dans la souffrance, personne, quand bien même Grand, ne devait être esseulé. Jamais. L'enfant, toute pelotonnée qu'elle était, ne bougerait pas avant que Warui n'ait recouvré un peu de sa force.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Ven 10 Avr 2009 - 1:04

(Elle était partie? Oui... avec Wycia... j'avais oublié ^^' Considérons-les revenues avec Caleb ^^)

Azera savait que le côté de Warui était l'incarnation même du Mal... voire proche de celui-ci. Ce côté si noir que même Amos en comparaison était un ange. La Warui qui avait affaibli Arielle, qui l'avait opprimée, Warui qui avait couché avec le mauvais Hideki, Warui qui avait couché avec Amos pour son simple plaisir... une personnalité, un côté, peut-être une âme à part dans l'âme de la Zafara en face d'elle. Cette âme qui à présent faisait souffrir la Déesse, elle pouvait à peine parler. Les enfants ne comprenaient pas ce qu'elle disait. C'était une langue étrangère. Elle devait supplier cette chose de la laisser tranquille. Azera hésitait. Elle ignorait quoi faire. La princesse ne pouvait rien faire.

Niiz s'écarta de Warui, terrifiée à sa voix. Azera la fixa un léger moment, réfléchissant à ses paroles.

"C'est son côté noir, Niiz. Warui est mauvaise mais elle est devenue gentille... mais son côté mauvais veut ressortir. Ça vient de son âme et s'éloigner ne fera rien"

Elle avait déjà ressenti la présence de cette aura noire. Avant qu'Hideki ne la rejoigne à l'extérieur. Chris n'arrivait pas à se décider: devait-il prendre Michë pour l'éloigner de sa mère? Il tenta le coup et en instant, un clignement des yeux, son bras fut arrêté par Warui qui le fixait, l'oeil rouge visible, la pupille en fente, une légère teinte violette dans l'iris. Le prince voulut retirer son bras sans y parvenir. Il y avait cette présence lourde qui s'intensifiait sans cesse, les étouffant.

*Lâche.... les...*
*Et gâcher le plaisir?*

Warui prit son bras par elle-même. On voyait qu,elle forçait pour le ramener et le desserrer. Quand Christobal fut libre, celui-ci alla derrière sa petite soeur, tremblant. Niiz s'était recollée contre la défunte qui retenait son bras, les pupilles en fentes.

*Laisse-moi!!*
"Non.... tu n'feras... rien...."
*Si tu tiens y tiens tant, on se reverra! Et la prochaine fois... il y aura des blessés par ta faute...*

La douleur et la voix s'arrêtèrent en même temps. Warui se détendit, tendue depuis tout ce temps. Elle tremblait, de peur. Deux boules de poils sur ses genoux. Apeurées, comme les autres.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Jeu 16 Avr 2009 - 21:15

Azie parlait d'une méchante et d'une gentille Warui. Deux personnalités qui paraissaient avoir pris pour terre de guerre le corps de la zafara bleue. Et pendant que la grande aveugle expliquait, patiente, à la petite égarée dans tant d'informations, si troubles, Christobal avait tendu un bras pour retirer Michë à sa mère, en bon brave, bras qui vit son mouvement entravé par la poigne de fer de l'âme, dont la force maléfique s'amplifiait, nimbait sa présence plus équilibrée, plus juste. Ce mal avait son flux et son reflux sur le rivage que pouvait alors représenter la Warui qu'ils avaient pris l'habitude de connaître, un rythme constant qui laissait s'accroître l'ombre dans le cœur spirituel de la zafara, cette obscurité qui la rongeait, qui n'avait plus de cesse d'essayer de le noyer, de le vaincre.
Pourtant, le fantôme que Nolshira s'entêtait de soutenir, même si discrètement, continuait de se battre. L'on l'entrevit quand la main inoccupée de la zafara diaphane s'agrippa d'un geste décidé à celle qui faisait étau sur le poignet du zafara immaculé. Doucement, les occupants de la pièce voyaient la pression se défaire du bras de neige... puis Chris parvint à s'y soustraire. La petite le vit reculer, tétanisé, jusqu'aux côtés de sa sœur... certes, la témérité n'est pas forcément là où se cache la bravoure... même s'il arrive à cette dernière d'apparaître non sans vivacité.

Et le temps passait, long, terrible... et toujours cette oppression pesait sur eux tous, silencieux spectateurs du combat qu'avait à mener Warui contre elle-même. Ils espéraient et priaient tous les miracles, amplis d'une trop lourde sensation d'impuissance et d'égarement pour oser échanger le moindre propos de vive voix. Seuls les regards avaient parfois l'audace de se croiser. Immobiles, ils sentaient la tension qui régnait en eux-même se faire plus insupportable, assez vorace pour les consumer de l'intérieur.
Pourtant, quand enfin l'atmosphère se débarrassa de toute sa malice venimeuse, ils restèrent pétrifiés, dans une attitude de proie cruellement acculée. Ils durent se voir offrir un temps infiniment serein, calme, pour enfin réussir à adoucir la pression qu'ils avaient fait subir à leurs muscles, pour comprendre que tout avait eut droit à un armistice.
Inconsciemment, même les enfants, qui n'avaient pas pris part au conflit, avaient le douloureux savoir du peu de temps que pourrait encore survivre cette accalmie.

Après ce qui aurait pu être une éternité, Nolshira embrassa la salle du regard avant de lever le museau vers Warui. L'incertitude se lisait en sa gestuelle peu assurée.
D'un souffle de voix, comme sous la crainte de ce qui était à la portée de l'ouïe de l'autre, ce mauvais côté de Warui, la petite de zafara laissa échapper sur un léger haussement de sourcils :
    - Va revenir, la méchante... hein, Waô... ?
D'un geste instinctif, elle mit sa médaille dans sa bouche comme d'autres de son âge l'eût fait pour leur pouce (elle, elle trouvait plutôt douloureux de se mâchouiller un doigt comme eux le faisaient). C'était comme d'avoir sa mère auprès d'elle, si rassurante quand les cauchemars pensaient bon de lui arracher sa nuit.
... mais à la fin de ce cauchemar-ci, les bras maternels étaient bien trop loin de la petite pour pouvoir la rasséréner.
Soudain bien malheureuse à cette pensée, elle tenta de se gonfler de tout l'orgueil dont elle était capable pour chasser de son esprit toute marque de chagrin. Si tous avaient leurs propres démons, plus ou moins chimériques, le sien était cet abattement, cette désolation, et comme Warui luttait contre sa possession, elle se débattrait pour que la sienne n'ait jamais emprise sur elle.
Le temps d'une journée était trop court pour pouvoir se morfondre.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Jeu 16 Avr 2009 - 21:51

Azera regarda son grand frère qui la tenait par les épaules. Il n'avait jamais ressenti la présence de la face noire de Warui, elle si, deux fois même. Il y avait trois ans sur la tour quand Warui n'avait pas encore de corps et quand celle-ci s'était enfuie du repaire, dévoilant sa véritable apparence. La princesse se décolla de son frère, lui assurant que tout irait bien, que la crise était passé. Il lui rétorqua sans baisser la voix que si ça recommencait ça pourrait être très grave, surtout sur les autres étaient au courant.

"Je veux pas..."

Les enfants fixèrent le fantôme qui regardait le sol, toujours se tenant le bras.

"Tu veux pas quoi?"

Michë se bougea un peu sur les genoux de sa mère.

"Uh?"
"Je veux pas redevenir un renard..."

"Un... renard...?"

Warui hocha de la tête. Oui un renard... les deux moments qu'elle avait passés en renard la terrifiaient.

"Vous savez pas.... vous imaginez même pas... ce que je peux faire... z'avez pas idée..."

Christobal déglutit nerveusement. Était-elle si... terrifiante normalement? Si... cette sensation... une personne si cruelle... qui aimait faire souffrir les autres... une personne qui de plus en plus leur prenait Warui... celle-ci ne voulait pas se faire effacer... ses enfants... sa famille... Hideki... malgré qu'ils l'isolent peut-être sans le savoir elle était bien avec eux... oui depuis certains temps elle avait des idées noires mais elle les rejettaient, sans plus. Michë chouina pour quémander des caresses que sa mère lui donna pas, troublée.

Niiz essayait de paraître grande, mature, calme. C'était Niiz. Elle voulait comprendre, même à son âge. Est-ce que la méchante reviendrait... oui... ils le savaient tous.

"Elle va revenir... elle va revenir... c'est sûr... elle me laissera pas tranquille... y'a rien qu'on peut faire... rien..."

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Jeu 23 Avr 2009 - 23:51

Quand elle répondit à la petite, quelque de terrifiant habitait la voix de Warui.
Était-ce l'angoisse ? ... Où n'était-ce qu'un peu de cette hargne repeinte de crainte ? L'enfant ne sût qu'en penser. Seule subsistait un arrière-goût amère, celui de la vérité à laquelle l'on a pris soin de dépouiller de ses étoffes tissées de mensonges que l'on lui a apprêté que pour la rendre plus douce à l'œil, plus tendre à l'oreille, plus agréable à remâcher, à se ressasser. Oui... Ô oui, et ô combien en rapport à celle-ci, la plus dure, la plus glaciale, mais la plus franche, honnête... si honnête ! Celle qu'il ne nous est pas malaisée de vénérer si elle nous fut exposée de prime ou de regretter si l'on en a été privé. Car c'est celle-ci qui nous informe pleinement de ce qu'il en est, celle qui lève les voiles des mystères les plus sombres.

Et ici, telle véracité devait être de vigueur. Peu importait la douleur du coup qu'elle portât aux destinataires !

Bien que personne n'ignoraient que l'ombre de ce qu'était Warui reviendrait la posséder de nouveau après avoir cru dans le silence, tous voulaient être rassurés, avoir une raison de détourner les yeux, comme par pudicité.
Mais non. Jamais.
Ce que tous venaient de vivre, ce n'était pas une simple crise de démence générale ou de songe. Non. C'eût été bien trop simple. C'eût été bien trop aisé que de pouvoir oublier ! Tâcher de laisser voguer dans la pénombre cette certitude : fatalité ! Égarer le souvenir qu'ils avaient d'elle.
L'espoir, pourtant, n'en était pas vain. Un peu de cette chaleur intérieure n'est jamais de trop pour faire face à l'inacceptable.
Toute cette tiédeur venait de déserter Nolshira, qui avait plongé son regard dans le vague, un point loin, si loin, qui existait par-delà ces murs. Comme une morbide anamnèse venait lui balayer sa nature de son souffle cadavérique, nauséeux. Un froid septentrional, un vent venu d'ailleurs, d'elle-ne-savait qu'elle antériorité, la glaça en elle. À nouveau elle entendait les hurlements qui venaient briser le sommeil. Puis le sang qui perlait, tout doux, sur le roc glissant, là où avaient frappé de terribles maux durant la nuit. L'étendue de l'écarlate était irréelle. L'eau du lac eût pue être gelée tant sa surface était plane, stagnante, indifférente à ce sordide spectacle qui les mettait tous en scène. L'aire bruissait les murmures douteux des autres.
Jamais elle n'avait su. Jamais elle ne saurait.
L'effroi restait là, même après tant de mois écoulés. La petite ne chercha pas à savoir ce que pouvait être un «renard». Une étrange souffrance lui poignardait le cœur. Les larmes ne venaient pas, même si son souffle se faisait sifflant, difficile, même si croissait en elle la tentation de se replier sur elle-même, comme une blessée. Une grimace douloureuse vint tordre les traits de son minois sage.

L'enfant de zafaras inspira profondément, avala sa salive, tel un malade l'eût fait d'un médicament. De ses deux mains, elle s'empoigna les cheveux, serra sa mâchoire.
    - Peut pas, Waô ! gémissait-elle. Peut pas laisser faire ça...
Elle s'en effaça vivement dans un coin de la pièce, recroquevillée sur elle-même. Ses mains dissimulait son visage, alors qu'elle ne cessait de répéter des «nan !» plaintifs.
    - Lais'ra pas faire ça, nan, nous.
Ces derniers mots étaient subits, sévères. La petite posait alors son menton sur ses poings. Elle dévisageait les autres avec une autorité toute infantile, décidée. Secouée de fourmillements désagréables. Non, non, non... Warui n'avait pas à être esseulée.
«Faut pas»...

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Ven 24 Avr 2009 - 18:14

Christobal avait la tête baissée. Il n'osait pas vraiment regarder Warui. Il se demandait si elle délirait. C'était quoi cette histoire de renard? Le prince se tournait les pouces. Niiz respirait avec difficulté. Tout le monde était tendu. Tout le monde se rongeaient les sangs. Warui se tenait la tête. Azera s'assied à ses côté pour poser une mains sur son épaule.

"Tu redeviendras pas un renard avant longtemps... le Sceau est là pour ça"
"Mais... on sait jamais.... elle est bien venue une fois... elle peut recommencer... je peux rien faire contre... je veux pas vous blesser.... je veux pas vous faire mal..."
"Mamie connaît sa magie... et Hideki aussi..."
"Azie... j'en ai assez... je regrette tellement mon geste... tu peux pas comprendre... ça me serre le coeur tous les jours... Je... J'ai voulu vous tuer! Tu comprends ça? J'ai voulu vous tuer!"

Warui criait. Azera recula de quelques pas. On fixait la défunte.

"Je suis mauvaise... je suis née comme ça! J'ai failli tuer Arielle de mon plein gré! Azera... je suis née pour tuer... sans Eki rien ne serait arrivé... Je lui dois tout ça!"

Niiz s'était réfugiée dans un coin. Elle avait hurlé avant. Non... non ils le savaient... on ne pouvait laisser faire ça... Warui donna un calin à Michë et l'embrassa sur la joue avant de le donner à sa nièce et de rejoindre Niiz. La petite répétait qu'ils ne laisseraient pas tomber. Warui s'agenouilla devant elle, elle la gamine au regard sérieux, la gamine si joueuse et matûre en même temps. La Zafara Bleue la pressa contre elle pour la rassurer.

"On trouvera un moyen... on trouvera un moyen de m'aider... en attendant... on va reprendre notre souffle..."

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Sam 4 Juil 2009 - 15:35

[pardon tout plein ^^']

La petiote s'était tue. Elle se contentait d'observer. D'écouter. Comme si elle savait que rien n'était à faire dans l'instant. La toute jeune zafara continuait de fixer le mur du fond, sans pourtant le voir, de cette même façon qu'elle observait la mousse de son bain, la veille seulement.
Mais sans sourire ni rires.
Juste cette petite moue qui lui resterait. Cette petite grimace qui a quelque chose de doux et d'amer à la fois. Ce petit reste qui, chez les autres était vidé de toute expression, alors qu'ici il se présentait ainsi pour rappeler à autrui multiples entités toutes si divergentes les unes des autres. Nolshira ne cherchait pourtant pas faire naître cette expression, aussi spontanée que ses mimiques ou le fait de donner de la voix.

Grâce à la vision périphérique qu'elle avait de la salle, elle remarqua le geste tendre de Warui envers Michë, avec un léger pincement au creux de la poitrine. Quand la défunte s'approcha de l'enfant de zafara, celle-ci sentait le monde se troubler de larmes tout autour d'elle. Le nœud qui s'était fait dans sa gorge se défit quand la Très Grande la serra tout contre elle après un instant de graves regards. Dans les bras, qui offrait cette étreinte trop semblable à la prise maternelle, la zafara au pelage de nuit laissa ses larmes couler, entrecoupées de sanglots, tant, tant... La petite se répandait tant en pleurs, à en briser un cœur.
Un petit reniflement juvénile s'échappait parfois d'elle, avant qu'elle ne se sente regagnée par un nouvel accès de peine. Elle ne savait plus pourquoi elle pleurait, elle pleurait, geignait, et tout ne semblait plus se résigner qu'à cela. Puis, lasse, tout cessa avec brusquerie. La petite dégluti, laissa encore échapper une série d'infimes plaintes, avant de se détendre, blottie contre Warui.

La certitude que tout pouvait encore être pire semblait alors bien des moindres.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Dim 5 Juil 2009 - 0:22

(Tu est toute pardonnée ^_^)

Dans les bras de Warui, Niiz s'était mise à pleurer. Seuls ses pleurs se faisaient entendre. Le fantôme lui caressait les cheveux. Warui était encore sous le choc de ce qui s'était passé. La Zafara Bleue regardait encore un peu partout mais avec moins de panique. Et puis, comme s'il s'agissait d'un évier débordant d'eau, les pleurs s'arrêtèrent sûbitement. Niiz restait blottie contre elle, juste blottie, confortable. Juste... un moment de calme bien mérité après tout ça. Ils jouaient à cache-cache... Michë avait pleuré... Elle ne voulait pas voir ses enfants pleurer... ça lui pinçait le coeur. Plus personne ne pleurait. Silence... le silence que personne ne veut briser. Arielle était dehors avec Néralos... peut-être...

Azera, avec Michë, alla dans la chambre des bébés pour l'y déposer, Michë qui ne s'endormait pas mais restait docile, comme à son habitude. Il se colla contre sa soeur. Azie revint dans le salon, près de Niiz et Warui.

"Il serait temps de diner, après nous reposer un peu... ça nous ferait du bien à tous... du calme... et nous remettre de tout ça..."

Toujours à sa place, Christobal proposa la lasagne que le mère avait préparé hier, qui pourrait leur convenir. Si leur mère ne l'avait pas brûlée...

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Jeu 9 Juil 2009 - 19:06

Tout les bruits s'étaient éteints à la suite de ses sanglots. Le calme était aussi reposant qu'il avait été effrayant, il y avait quelques minutes à peine.L'on n'y percevait plus que les souffles des zafaras présents. Nolshira se serait endormie si les événements avaient été différents, mais l'instinct la poussait à savourer cet instant en sa plénitude, yeux clos. Se contenter du silence, ce silence semblable à celui de la nuit, quand la vie diurne place un soupir en sa symphonie quotidienne.
Ainsi, la noiraude se laissa persuader que la lune s'était belle et bien levée et qu'elle dormait, dans l'air tranquille du soir. Paisible, elle se remit à suçoter son médaillon avec sérénité.

Des pas.
Des voix.
Les grands parlèrent entre-eux. D'abord la voix de Azie, proche, puis la voix de Christobal, plus lointaine. Les voix étaient encore penaudes, mais bien assez décidées pour que tous comprennent qu'il était inutile de revenir sur ce qu'il s'était passé.
La petite se mut légèrement pour lever un minois dubitatif vers le grand Blanc, encore en retrait. Toute sa superbe s'était affadie, remarqua-t-elle. La jeune zafara cilla plusieurs fois, éblouie par la lumière de la pièce après tant s'être masqué le visage, juste avant de lancer, sans grande conviction même si vivement :
    - Lasani ? C'est quoi ?
Ayant passé toute la veille à gambader dans la forêt, sous l'ombre protectrice des arbres, elle n'avait pu goûter aux lasagnes. Qu'était-ce ? D'autres gens ? Mais Azera avait parlé de «dîner», et elle commença à comprendre qu'il s'agissait de nourriture (et que, ici, toutes ces choses à manger avaient toutes un nom différent). Néanmoins, si ces «lasani» étaient aussi exquises les crêpes que la Grande Bleue aux cheveux longs leur avait cuisiné le matin même, Nolshira ne répugnerait pas à les avaler... même perchée sur cette chaise abominable.
Elle se coula hors de l'étreinte de Warui pour s'ébrouer, chassant les dernières traces d'amertume de ses pensée, de la même manière qu'elle eût chassé un insecte trop proche. La petite ronchonna, un peu, au souvenir de cette sensation désagréable (et c'est moche, un insecte, avec ces gros yeux qui voient partout) puis vagua, distraite, dans la pièce. Elle humait l'air alentour, comme si elle s'assurait que personne d'autre qu'eux était dans le salon, puis ramassait un jouet, qui trainait çà ou là. Peut-être cherchait-elle à remettre de l'ordre, avant de passer à table.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Ven 10 Juil 2009 - 20:58

Niiz semblait s'être endormie. Elle était paisible. On se laissait bercer. C'était tout. Azera bougeait sans cesse les oreilles, étant peu habituée au silence, après être revenue au palais pour une vie normale. Les cris d'enfants qui se chamaillent étaient devenus sont quotidien. Christobal se frottait le bras. Il avait faim. Il avait hâte de manger et ils espérait que tout le monde dise oui. Vu comme ils étaient maintenant, il commençait à gémir un peu. Son estomac grognait un peu.

Niiz venait de bouger. Lasani? C'était quoi 'lalasin'. Azera donna un coup de coude à son frère. Pas lasani... lasagne! Niiz ignorait ce qu'était de la lasagne! La petite s'était levée. Juste à temps. Quand la Zafara Noire prit le jouet, Warui redevint intangible.

(Je vais retourner à ma place)

La Zafara Bleue disparut pour retourner dans le corps de Michë. On sentait son aura dans le corps du bébé. Bébé qui suçait le bout de sa queue blonde. Si tout le monde avait faim... Chris emmena les autres dans la autres et avec Caleb et Azera, prépara la lasagne dans les assiettes. On remis Niiz dans la chaise tant aimée et on commença à manger. Michë avait eu droit à un biberon de lait qu'il tétait avec enthousiasme.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Mer 15 Juil 2009 - 20:06

Une peluche ici, un poney de bois sculpté là (étrangement semblable à celui avec lequel elle avait joué dans le bain, la veille)... tout finissait enserré entre ses bras menus, et rien n'échappait à sa fouille.
Alors qu'elle se retournait, la petite perçu comme un souffle impalpable d'air et se retourna par pur reflex là où était Warui, plus immatérielle qu'elle ne l'eut jamais paru. Nolshira se redressa avec calme et lenteur, et adressa à la défunte un «au revoir» ténu, dit tout bas. Un pincement était né au creux de sa poitrine juvénile, bien qu'elle sut que même si le fantôme se mourait sous ses yeux, il resterait en Michë, présence silencieuse.
Mais ce ne serait pas comme de l'avoir ainsi près de soi, si réelle, presque vivante.
Quand rien ne subsista plus du bleu précieux du pelage de la Grande aux cheveux coupés courts, l'enfant retourna à sa tâche : bras tendu sous une commode, elle s'affairait à en retirer quelque chose qui avait une vague ressemblance avec un oreiller (elle se demanda vaguement si quelqu'un avait dormi ici-même et si elle-même aurait un tel droit).
Elle se déchargea de ses trouvailles dans la vaste malle réservée aux rangements de jouets et se laissa portée jusqu'à la cuisine, là où elle vit, sans surprise, que la chaise haute l'attendait toujours. La petite sentit ses angoisses décroître quand elle vit dans quel calme absolu le nourrisson hybride tétait son biberon. Si lui n'avait pas peur, c'est que rien n'était à craindre. Prudente, elle baissa les yeux sur son assiette. Ces «lasani», ou lasagnes, certes, avaient une odeur salée dans laquelle elle arrivait à reconnaître celle des tomates. Avec entrain et un sourire si large que n'importe qui d'autre en eût mal aux zygomatiques, elle empoigna sa fourchette et entreprit d'y mettre un peu de cette nouvelle nourriture... puis dans sa bouche. Ce n'était pas mauvais. Du tout. Très différent évidemment des crêpes, mais ni plus ni moins bon.
Nolshira prit son verre à deux mains et en bu quelques gorgées d'eau avant de complimenter la cuisine d'une ou deux remarques, accompagnées d'un sourire bordé d'un peu de sauce.

La noiraude eut tôt fait de finir son plat, mais sans ensuite ressentir le besoin d'en reprendre : elle était rassasiée... !
Maintenant que le repas venait de s'achever, elle avait recommencé de jeter des regard nerveux au sol et à sa chaise que même un Harumi, un Michë ou une Keiko à la mine légèrement assoupie n'eussent réussi à cesser. La petite suçota la pierre polie de son collier et chercha un quelconque secours autour de la table... ou ailleurs, songea-t-elle, en pointant son museau dans la direction de la porte d'entrée.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Jeu 16 Juil 2009 - 2:13

Quand Warui revint dans le corps de son fils, celui-ci émit un gazouilli pour exprimer sa joie de la savoir encore plus près de lui. Bien sûr quand tout le monde dormait elle allait voir Keiko qui avait besoin de sa mère elle aussi. Niiz ramassait les jouets sous l'oeil des bébés qui la regardaient faire avant qu,elle ne les mette dans le coffre pour les suivre à la cuisine. Keiko et Michë , dans leurs chaises hautes, tétaient, confortables. Harumi en avait une, il n'y avait pas assez de chaises normales. Alors le Zafara de quatre-cinq ans se sentait un peu l'étroit dans la sienne. Il mangea sont entière portion pour en redemander une plus petite. Les aînés en mangèrent d,eux, sans vraiment parler. Il ne se passait pas grand-chose d'important ces jours-ci.

Azera fut la première à ramener son assiette, suivi des garçons. Wicya et Wellan finirent leurs assiettes. Tout le monde attendait Arielle on dirait. C'était bizarre. On la voyait toujours dans la maison, à les surveiller par habitude. Elle reviendrait bientôt. Malgré leurs ventres pleins, Niiz, Keiko, Michë et Harumi regardaient le sol. Et ils fixaient la porte de la cuisine également. On entendit la porte d'entrée s'ouvrir. Et des pas. On descendit les enfants de leurs chaises. Harumi alla voir qui c'était. Les aînés s'emprèssent de faire la vaiselle. Harumi ouvrit la porte.

"C'est Maman! C'est Maman et Néralos!"

Michë sortit de la cuisine pour aller aux pieds du Zafara Vert et agiter la queue. Keiko le suivit par après.

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MessageSujet: Re: Petit-dej en famille (Oh comme c'est zoli comme tître)   Dim 19 Juil 2009 - 20:50

Une atmosphère d'attente régnait dans la pièce, bien trop grande du point de vue de Nolshira, bien trop haute, aussi. La petite leva le museau vers le petit lustre qui pendait depuis le plafond, sans mot dire. Évidemment, les deux bougies à demi-entamées suscitaient moins de crainte que la vue de l'abysse qui semblait s'être creusé davantage au cours du repas.
Aussi, ainsi installée, il lui était plus confortable de patienter. C'est alors qu'elle comprit ce que tous, y comprit elle-même, cherchaient à voir ou à entendre franchir le seuil du salon : tous attendaient avec un espoir grandissant l'arrivée d'Arielle ou du tout vert. Le moindre son de pas représentait un trésor, une récompense, jusqu'à ce que tous soient déçus : peut-être n'était-ce que l'une des nombreuses personnes, surtout humaines, qui peuplaient le repère... et le petit appartement se revoyait plongé en ces affres corrosives, un affût redoublant d'intensité.

Tous faillirent abandonner lorsque leur parvinrent grincements de gonds et souffle de pattes de velours sur le parquet. Une soudaine effervescence s'empara des zafaras qui s'afférèrent soudain avec ardeur : vaisselle qui s'entrechoque dans le lavabo, les cris des petits, leurs rires. La noiraude fut remise à terre en même temps qu'eux et les suivit, tout empressée de pouvoir serrer contre elle ceux à qui elle tenait tant. Sur ses quatre pattes, elle eut tôt fait de se se retrouver dans le salon.
La petite zafara n'osait y croire, même quand elle les vit, dressée sur ses deux pattes : ils étaient là ! Ils étaient bien là ! Tout le monde lui avait paru si inquiet qu'elle-même s'était retrouvée à se ronger les sangs, bien qu'elle ne s'en aperçut qu'en cet instant. Nolshira se remit sur ses quatre membres pour courir à leur rencontre, aussi vite qu'elle le pouvait et à peine fut-elle à leur hauteur qu'elle se jeta sur la première personne à avoir pénétré le petit nid familial, manquant (et de peu) de la renverser.
    - Aril ! Aril ! Tu es là ! s'écriait-elle avec une joie proche de l'hystérie, où se mêlaient soulagement présent et nervosité passée.
Presque aussitôt, la petite se jeta sur l'autre nouveau venu, avant même de percevoir sa fourrure d'un vert tendre.
    - Et avec notre Nalos ! Nalos ! Nalos ! couina-t-elle, toute sourire et bonheur.
Mais à peine l'entendait-on sous le son d'un accueil chaleureux. Elle continuait d'enserrer les pattes de Néralos dans un véritable étau qui signifiait tout à la fois «reste» et «pars plus», un vœu et une réprimande.

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