AccueilCalendrierFAQS'enregistrerMembresRechercherGroupesConnexion

Partagez | 
 

 À charge d'âmes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Néralos
Jeune pêcheur
avatar

Nombre de messages : 219
Age : 24
Rang : Zafara en état de profonde dépression
Pouvoirs : Magicano de l'eau
Espèce : Zafara vert
Date d'inscription : 16/11/2006

MessageSujet: À charge d'âmes   Lun 9 Aoû 2010 - 0:04

Les ruines.
Le silence.
L'image s'imposait plus que le son: les voix même de la nature s'étaient retirées des décombres qu'elle avait envahit.
Alors que dire de ce bruissement? Ce son que fait l'herbe quand on court. Ce qui y courait s'y confondait pourtant. Comment repérer ce dont il s'agissait? Déjà, à ses yeux et à cette tâche bleue sous sa patte: ceci fait, on comprenait que c'était un magicano, comme il y en avait si peu.
Après, il y avait sa chemise, son pantalon. Peu de simples animaux portent des vêtements.
Nous avions donc à faire à un humanoïde. C'est ici que ça semble se corser: il y en a tant, après tout, de ces humanoïdes! Mais combien à fourrure? Tiens? Seulement deux. On progresse. Et combien à pouvoir revêtir cette teinte verte sans autres trace de marron que ces mouchetures à ses oreilles? Un. J'eus même dit un seul individu parmis les farÿd. Et oui, pauvres anciens tout juste de retour, j'utilise les nouvelles appellations, alors pour vous aider à y voir plus clair, je me lance dans la description de ce petit être.

Tout le monde connaissait Néralos. Plus ou moins, je vous l'accorde. De chétif, ses gênes de farî'disos avaient reprit un peu trop vivement le dessus, et devant-nous, ce n'était plus un petit pêcheur de 10 ans presque 11, mais un haut dégingandé dans la force de ses 12 ans perdu dans des vêtements un peu trop large qui allaient aux fraises. Pour faire bonne mesure, il avait donc préféré un bermuda (qui finirait par lui servir de short) à son pantalon et une chemise aux manches taillées courtes à celle dont les manches étaient sensées ne s'arrêter qu'aux poignets. Ainsi paraissait-il plus naturel et moins débraillé qu'à l'accoutumé, ce qui, quand on sort d'un appartement royal, nous fait connaître comme le marmiton de la chambrée.
Quand à ses cheveux... ils ne changeaient pas. Pas vraiment courts, pas vraiment mi-longs, juste en bazard.
Quelque part, si on se lance à la poursuite de sa petite soeur égarée en forêt, on ne cherche pas non plus à se faire beau. Alors rien ne me sert de pénaliser notre jeune pêcheur à la retraite. Mais cette petite boule de poils de Niiz, du haut de ses... de son âge qui lui était parfaitement inconnu (7, peut-être, se dit-il) n'était pas sa soeur. Du moins, pas autrement que par adoption. Mais lui qui n'avait jamais eu de soeur - petite ou grande - pensait que seuls comptaient les 2 années passées passées en sa compagnie et son attachement à l'attention de la petite.
Ces pensées réveillèrent un petit signal d'alarme dans un coin de son crâne.
Quelque chose comme "miiiiip! miiiiip! Hé, crétin, allô! Si ta mioche se casse la figure dans la rivière, tu peux faire tes adieux à la petite soeur!" et qui le ramena sur terre. Ou plutôt sur boue: mai était quelque peu poisseux. Tant de choses peuvent arriver à une si petite!
1. Crac! Boum! Un fossé. Plus de Nolshira.
2. Projets d'escalade. Crac! Plus de branche. Zip! Boum! Crac! Plus de Nolshira.
3. Oooh, le beau puma! Miam! Crunch! Gloump! Plus de Nolshira.
4. Trop cool, des gens! Des noirs et rouges, en plus! Hé! Coucou, vous! Splortch! Plus de Nolshira.
5. Et si on se jetait dans le vide sans voler, pour voir ce que ça fait! Boum! Plus de Nolshira.
C'est si fragile, les enfants. Et si insouciant. Bon, il poussait un peu à la surprotection, mais qui pouvait prévoir ce que ferait Niiz, SA Niiz en particulier? Personne, et surtout pas elle. Et, pour être parfaitement franc, sa 5ème hypothèse était la plus sensée concernant sa soeur.

Ce n'est qu'arrivé aux ruines d'Elaskia qu'il entendit sa voix.

(Libre. Attendez peut-être réponse de Niiz. Deux ans plus tard par rapport à maintenant.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Niiz
Déesse des quatres vents
avatar

Féminin
Nombre de messages : 689
Age : 23
Rang : Déesse des quatres vents, alias boussole sur pattes
Pouvoirs : Magicana de l'air affaiblie, peut voler
Espèce : Zafara noir-argent
Date d'inscription : 05/08/2007

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Lun 9 Aoû 2010 - 22:56

Un oiseau tranchait le ciel, comme si l'air était néant. Nolshira l'observait, tranquille, allongée sur ce qui fut un sol dallé. Elle ne se lassait pas de ce ballet aérien auquel – elle le savait – succéderait la chasse.

Cet oiseau (un épervier, avait-elle constaté) était en effet un rapace : ces grands ailés de proie qui fondaient droit sur leurs victimes. Un pas de danse céleste que Niiz observait toujours avec cette même fascination ; tout ce pourquoi elle avait suivit cette ravissante créature dès l'aurore. Libre à vous de qualifier ceci de fugue ; elle n'était que temporaire. Et la petite noiraude ne tenait pas de grands projets de fuite. La chorégraphie à laquelle la nahiæl assistait avec tant de ferveur lui avait inspiré des idées toutes autres...

Car si l'animal sujet de ses observations manifestait tant d'aisance à rectifier son vol, pouvait-elle en dire tout autant d'elle-même ?

Sa curiosité ravivée, elle se redressa sur les coudes et porta un tout autre regard aux attitudes de son ami le chasseur du ciel ; à cette façon qu'il avait de ployer les ailes ; d'arquer son corps. De ces infimes détails qui ne cessaient de lui rappeler les difficultés qu'elle avait à l'atterrissage ; mais à voir ce prédateur poser à terre ses serres, cela lui donna le goût de s'y ressayer.
Pourquoi pas ? Après tout... Si elle s'y prenait trop près du sol, il n'en résulterait que quelques écorchures, rien de bien notable. Il en était de même si elle venait à prendre trop de hauteur ; et elle savait ses ailes bien assez larges pour adoucir sa chute.

Satisfaite de son idée, la noiraude s'assit sur sa pierre et jeta un regard circulaire à la défunte cité qui s'étalait tout à son entour : de la roche, des éclats de murs. Peut-être ne s'était-elle pas enfoncée assez loin dans les ruines pour y trouver vestige recherché. La petite femelle se releva, empressée de tenter son grand saut. Par quelle façon curieuse la ville s'était-elle débarrassée de tout son, de toute sensation vivants ? La loupiote trouva là matière à s'interroger. Ses yeux d'enfant y voyaient du maléfice. Un mage serait peut-être des plus qualifiés à qui poser sa question, aussi la mit-elle dans un coin de sa tête et essayerait-elle de s'en souvenir le moment venu.
La mélancolie des lieux avait quelque chose de poétique...

Depuis une fontaine écroulée qui jamais plus ne laisserait s'échapper les gazouillis de son eau, entraînant ceux d'oiseaux comblés, Niiz avisa une haute maison (un manoir, se souvint-elle, comme ceux que Maman Arielle m'a décrit hier...) à la façade déchiquetée. L'escalier qu'elle entrevoyais serait parfait pour l'aider à ses cours de vol ! Enjouée, elle y accouru, sans même faire gare des nombreuses ruines, en tas çà et là. Plusieurs fois elle achoppa, sans jamais choir. Il aurait été de mauvaise augure que de se ramasser de la manière la plus lamentable qui soit cependant qu'elle devrait affronter le vide ! Elle entreprit de gravir les marches sans attendre. Certaines étaient couvertes d'une végétation humide, d'autres se désagrégeaient en un fin gravier. Ce n'est qu'une fois son but atteint – soit au quart de l'escalier – qu'elle cru bon de tester les réflex de ses ailes. Les déployer malmena son équilibre incertain sans encore le briser. Un instant, elle exécutait de petits mouvements circulaires ; le suivant, elle en changeait l'orientation. Ceci fait, elle baissa les yeux à terre, quelque peu craintive à l'idée de se laisser tomber ; envisagea la façon dont elle devrait se mouvoir pour parvenir à un bel atterrissage.
Puis elle bondit.

Malgré tous ses efforts, le fait qu'elle ne pensa qu'à une chose : voler, rien n'y fut. Et elle s'en rendit compte lorsque seul un mètre la séparait encore de la terre humide de mai. À temps, elle rangea ses ailes pour ne pas les briser dans sa chute ; voilà déjà qu'elle roulait, une paire de mètres plus bas qu'elle ne s'était trouvée le moment d'avant.
Elle se redressa avec un aïe plaintif (ainsi qu'un kuz ! plus qu'énervé), des picotement dans les coudes et les genoux.

Bien qu'aussitôt elle rejoignit son escalier, ce fut avec un enthousiasme moindre qu'elle en reprit l'ascension : elle n'était pas allée assez haut. C'était évident ! Mais l'évidence même ne parvint à lui redonner le sourire quand à nouveau la nahiæl baissa ses yeux sur le sol qui en bas l'attendait. La narguait.
Elle ne lui fit pas le plaisir de répondre à sa provocation : à peine montée, déjà elle changeait d'avis. Mais il fallut qu'elle glissât et, s'en apercevant, ne put que laisser échapper un cri perçant. Ailes grandes ouvertes, elle savait que ça ferait mal.

À cette chute-ci elle ne s'était pas préparée.

_________________

Perdue, moi ?
Jamais !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/habitants-de-fabulya-f37/niiz
Arielle/Warui
Reine de Nascarian
avatar

Féminin
Nombre de messages : 11051
Age : 27
Rang : Déesses = Déesse/Reine/Âme
Pouvoirs : Arie: Feu/Lumière/Warui: Acide(Poison)/Feu
Espèce : Zafaras Bleu Saphir
Date d'inscription : 18/04/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Ven 13 Aoû 2010 - 15:52

N'étant pas aussi seule qu'elle peut-être voulu croire, Niité suivie dès le début de son escapade. Non pas par quelqu'un désireux de la punir ou de la ramener vite fait mais par quelqu'un qui, malgré toute l'amitié et tout le respect qu'il éprouvait pour elle, avait cette pointe de jalousie de ne posséder aucune magie. Lui n'avait rien. Le jeune Farïd Noir suivait Niiz de loin. Il ne voulait pas la ramener au Repaire et entendre Maman lui faire la leçon à nouveau sur les cours de vol. Alors Harumi avait décidé de sortir. Il se disait que comme ça il étaitun peu son gardien, son protecteur. La seule enfant noire comme lui dans cette marée bleue et blanche avec du vert.

Le jeune prince se cachait derrière des débris, observant Niiz qui fixait un oiseau de proie pendant un long moment avant de s mettre à chercher un point d'où elle pourrait chuter. C'était bien Niiz ça. Il la vit aller sur un esclaier pour se laisser. Il vit que ce n'était pas assez haut pour qu,elle se fasse de sérieuses blessures, Maman pourrait pourrait la soigner sans trop de problèmes. C'est lorsqu'il vit Niiz remonter l'escalier et tomber vers l'arrière qu'il bondt hors de sa cachette comme un félin. Harumi se précipita pour l'attraper et amortir le choc, avec un peu de chance et de regrd d'ange ils pourraient peut-être échapper à un sermon d'Arielle. Le jeune Farïd sentit le contact de la fourrure de Niiz contre la sienne et les deux tombèrent sur le sol, il crut qu'il allait en perdre le souffle.

"Niiz.... j'étouffe..."

Niiz n'était pas du genre à s'offusquerpour son poids. Elle était très légère, oui... mais pour un gamin de sept-huit ans, elle pesait une tonne!

(Salut Niiz)

_________________
Chacun est noir ou blanc...
Arielle est blanche... elle peut vous massacrer
Warui est noire... elle peut vous cajoler... après vous avoir massacré(e) XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/viewtopic.forum?t=16
Néralos
Jeune pêcheur
avatar

Nombre de messages : 219
Age : 24
Rang : Zafara en état de profonde dépression
Pouvoirs : Magicano de l'eau
Espèce : Zafara vert
Date d'inscription : 16/11/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Dim 15 Aoû 2010 - 17:13

Une petite surprise attendait tout de même Néralos: il avait entendu sa petite Niiz jurer, puis crier. Là, il avait accéléré le pas, convaincu de devoir ensuite la ramasser à la petite cuillère.
Pourtant, le petit ange ne reposait pas désarticulé sur le sol; il était plutôt secoué et aplatissait volontiers cette autre masse noire sous lui. Masse noire d'où s'échappaient les plaintes sourdes de Harumi. Tient, il faisait quoi, là?
... à bien y réfléchir, c'est vrai qu'il ne l'avait pas vu dans l'appartement.
Paradoxalement, il n'y aurait aperçu personne dès lors qu'il aurait su Nolshira disparue, alors...
Il s'approcha des deux marmots sonnés pour prendre note des éventuels dégâts. Mais avant tout: libérer Harumi du poids décuplé de sa Niiz ailée. Il la pris par les épaules, la redressa, l'examina à l'arrache: quelques plaies sans gravités qui témoignaient d'une première chute, rien de plus.
Le petit prince noir l'inquiétait davantage. Pouvait-il se redresser? Oui? Non? S'il s'était cassé quelque chose à la réception de la petite magicana, le sermon dont les gratifierait la Reine serait salé.


- Ça va aller, tous les deux ? les questionna-t-il. Néralos avait tenté, au dernier instant, de réduire le ton de reproche qu'avait sa voix. Qui avait entraîné l'autre? Il s'efforça de ne pas regarder Harumi avec cette pensée. Il n'y était peut-être pour rien... c'était dans les habitudes de Nolshira de s'en aller expérimenter de nouvelles méthodes de vol, d'observer x ou y bestiole intéressante: elle était curieuse, tout le monde le savait.

Il s'accroupit à leur hauteur, les regarda, chacun à leur tour, dans les yeux.

- Je ne dirai rien à Arielle sur ce qui s'est passé, leur confia-t-il avec un petit sourire, si vous me le dites et m'expliquez qu'est-ce que vous faites ici.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Niiz
Déesse des quatres vents
avatar

Féminin
Nombre de messages : 689
Age : 23
Rang : Déesse des quatres vents, alias boussole sur pattes
Pouvoirs : Magicana de l'air affaiblie, peut voler
Espèce : Zafara noir-argent
Date d'inscription : 05/08/2007

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Mer 18 Aoû 2010 - 23:30

Il a dans le fait de tomber cette sensation étrange : l'impression que le temps n'est pas entre ciel et terre. La tête se vide, l'on ne pense plus. Toute existence semble nous quitter en cet instant précis. Ce n'est qu'après constatation de ce fait que l'on regrette ; quand l'action est si brève, l'on a pas les secondes nécessaires pour éprouver de la peur, ressentir de l'appréhension pour ce sol qui n'attend plus que de nous dévorer, absorber notre vie de sa gueule dénuée de crocs.

À quoi bon craindre le moment présent ?

Niiz ferma les yeux, dans l'attente du heurt. Mais la terre gémit au moment de la réceptionner ; les pierres s'étaient couvertes d'une fine herbe chaleureuse. Et si la douleur était bien présente, elle restait moindre à celle prévue. La nahiæl ouvrit les paupières, commença ses constatations : l'herbe était fourrure charbonneuse, sa chaleur, du sang vivant ; le gémissement qu'avait poussé la boue était plaintes de farî'disos. Par ailleurs, ce dernier se prononça nouvellement, de façon bien plus intelligible. La voix mâle, juvénile du petit Harumi reconnue, Nolshira se retira avec un petit cri d'excuse ; un autre qui témoigna avec quelle incompréhension elle se sentit décollée de terre. L'étrange supplice s'acheva vite : aussitôt elle retrouva pied, cependant qu'un autre farïd mâle s'était fait un devoir de considérer leurs plaies légères. Quand assuré que rien de grave n'était survenu, ce fut le tour de la réprimande. Nolshira la connaissait, par cœur. Quelle ne fut pas sa surprise de voir le Grand Vert y renoncer dès qu'il eut fini de croiser leurs regard : celui, décidé, de Niiz tout de prime pour achever avec celui de-

Non, il ne le fit pas. La noiraude n'en revint pas : là où le timbre de Néralos allait céder à la critique, ses yeux n'avaient fait que de glisser sur son copain. Non pas qu'elle l'eut poussé à sermonner celui qu'elle surnommait parfois son jumeau, son idée allait plutôt à contre-courant de sa déception : c'était de pouvoir se révolter contre le fait que le Grand Vert jamais ne se révoltait contre elle ; parce qu'en parallèle à ce fait, le sermon de ses acolytes haussait en toute proportion. Qu'il renonçât tuait ses beaux discours dans l'œuf. Oh ! Elle aimait bien Néralos, bien sûr : il n'y avait que cette bizarrerie-ci qu'elle eût aimé le voir effacer. Mais s'il s'agissait du prix à payer pour son sourire complice de leurs petits secrets attrapés au vol, la jeune femelle eût déboursé le double. Même si elle, une toute jeune de sept automnes savait les marchés que proposait son aîné le viride avaient plus d'une poutre de bancale, toujours il gardait pour lui ces choses qui ne devaient être dites. C'était un être de confiance qu'on ne pouvait se laisser aller à haïr.

Taquine, Niiz porta ses poings à ses hanches, signifiant de par cette mimique une colère ironique.
    ' Roooh, Néra ! ' ronchonna-t-elle. ' T'écoutes pas maman comme il faut, ou quoi ? Elle disait de pas aller en forêt tout seul ! '
Là, elle articula « Pas tout seul » de la même façon qu'elle se serait adressée à un Michë de trois ans plus jeune qui eût renversé sa plâtrée de petits pois.
    ' Et tu vois ? ' l'informa-t-elle en désignant Harumi. ' On est pas seuls, il n'est pas seul. Je ne suis pas seule ! Alors arrête de t'inquiéter comme ça ! '
Elle espérait ainsi éluder sa question, ne sachant que répondre pour expliquer tout l'intérêt qu'il y avait à analyser le vol d'un rapace pour corriger le sien ; à comprendre et réussir un atterrissage ; à tomber, trouver et régler son erreur pour se redresser. Elle était habitée par la désagréable sensation qu'il ne saurait comprendre. Il lui fallait donc trouver une bonne raison qui saurait le convaincre. Alors se pencha-t-elle et fixa-t-elle son grand frère dans les yeux. La nahiæl adopta un large sourire pour décréter à voix basse qu'elle essayait de devenir un dragon.
    ' Mais attention, pas ces drôles de types en armure qui volent les maisons et plantent des couteaux n'importe où ! Je parle des vrais et gros dragons ! Comme Rayoru ! Ceux qui volent et crachent du feu ! Et parce que comme ça je pourrais cramer les faux-dragons ces gros soldats alcooliques et méchants ! Peut-être que je pourrais même carboniser Amos et Yuu et Yeli et le Sombros ! J'aurais cori... caté... j'aurais désinfecté Févlia ! '
Après avoir reprit son souffle, elle leva le museau et croisa les bras sur son torse, signe qu'elle était contente d'elle-même. Il manquait pourtant quelque chose à sa tirade. Quand elle parvint à l'identifier, elle se jeta sans prévenir sur Harumi qu'elle serra contre elle à l'en étouffer.
    ' Et Haru, et bah comme il a plus d'intelligence que moi, il me dira comment faire ! Et il tuera à l'épée les méchants du sol qui veulent me tirer comme un pigeon dans le ciel ! ' s'exclama-t-elle. Elle se décolla du pauvre noiraud à demi strangulé pour pointer Néralos du doigt. ' C'est toi par contre qui va avoir besoin de nous ! Parce que les méchants, ils ont toujours des épées, des arcs et des couteaux pour te blesser ! Des couteaux comme celui-là. '
Pour illustrer ces mots, elle dégaina une petite dague toute d'obsidienne de sa ceinture pour la montrer à Néralos. D'eux trois, elle était surement celle qui savait le mieux comme cela faisait mal. Oh, ça oui, qu'il aurait besoin d'eux ! Surtout que son grand frère le magicano de l'eau ne faisait plus de magie, et ça, elle seule le savait...

_________________

Perdue, moi ?
Jamais !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/habitants-de-fabulya-f37/niiz
Arielle/Warui
Reine de Nascarian
avatar

Féminin
Nombre de messages : 11051
Age : 27
Rang : Déesses = Déesse/Reine/Âme
Pouvoirs : Arie: Feu/Lumière/Warui: Acide(Poison)/Feu
Espèce : Zafaras Bleu Saphir
Date d'inscription : 18/04/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Ven 20 Aoû 2010 - 17:44

(J'ai perdu un beau post avec l'Internet pourri..... *Enrage*)

Harumi faisait de son mieux pour respirer malgré la masse de Niiz, lui pour lui, légère pour celui qui la releva. Il prit une bonne inspiration, libéré. Néra? Il était là lui aussi? Le prince avait suivi Niiz pour sa sûreté, sachant que la gamine aimait chuter. Les trio royal se regardait, Néralos les examinant pour y trouver la moindre blessure. Sauf le dos, Harumi se portait comme un charme. Il se leva à son tour, gémissant doucement. Rien de trop cassé. Juste le souffle un peu coupé et des echymoses. mais les echymoses c'était assez pour inquièter Maman. Il leur promettait quoi Néra? Oh! Tant mieux alors! Comme Maman serait pas leur dos pendant une journée entière. Elle faisait peur dans ces cas-là. Elle apparaissait n'importe quand et n'importe où.

"J'ai suivi Niiz pour pas qu'elle se casse un bras ou une aile"

Raison toute logique considérant leur lien d'affection et d'amitié. Le sourire de Néralos donnait envie de se confier, pour ne pas se faire punir. Eux deux juenes enfants de sept ans. Harumi disait printemps, comme son nom. Et Niiz qui elle disait vouloir être un dragon. Le Prince retint un gloussement qui aurait trahir sa compagne d'escapade. Un dragon? Si elle voulait devenir aussi grande que Rayoru pour tout carboniser elle avait beaucoup de chemin à faire! Ils étaient minuscule. Le reptile avait grossi en trois ans. Même l'envergure de ses ailes. Et désinfecter Févlia? Où avait-elle pêché ça! Il fit semblant de tousser pour calmer son rire. La seule mention de Sombros eut une douche froide sur lui. Sombros... c'était bien le père de Kira et le grand-père de Papa? Et... l'arrière grand-père de Néra, non? Harumi regardait son ainé dans les yeux. Il ne ressemblait pas à Sombros, trop doux. Même Kira ne lui ressemblait pas.

Niiz le sortit de ses pensées somros et lui sautant au cou, l'étranglant presque sous la pression. Trop serré... trop serré... Elle le relâcha enfin. Comment ça abattre les ennemis sur terre?!? Elle l'avait bien regardé, il était tout petit. Il ne pourrait jamais se battre contre des soldats! Il recula d'un pas en voyant la dague que Niiz dégaina. Une dague... d'Omlid?

"Où t'as eu ça? Si Maman te vois pas tu vas être punie"

Si seulement notre petit prince savait que sa mère connaissait déjà l'existence de la dague...

_________________
Chacun est noir ou blanc...
Arielle est blanche... elle peut vous massacrer
Warui est noire... elle peut vous cajoler... après vous avoir massacré(e) XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/viewtopic.forum?t=16
Néralos
Jeune pêcheur
avatar

Nombre de messages : 219
Age : 24
Rang : Zafara en état de profonde dépression
Pouvoirs : Magicano de l'eau
Espèce : Zafara vert
Date d'inscription : 16/11/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Mar 24 Aoû 2010 - 16:17

(C'est toujours les bons posts qui se font la malle :p)

Le Prince vert sourit aux propos de la petite.
Ce n'était pas bien dur de comprendre qu'il s'agissait d'un conte. Un conte qu'elle avait souvent du se raconter, mais qu'elle ne ressortait sur le tas que pour cacher ce qu'elle - évidemment - était venue faire : voler. Les seuls mots de Harumi l'y avait préparé.
Il leur ébouriffa les cheveux, dans l'intention de leur cacher le bref instant de trouble que causait chez lui le nom de Sombros. Le Sombros, comme disait sa boule de poil préférée et dont les propos étaient toujours maladroits. Cette créature qui ne méritait pas de nom. Dans l'esprit d'un enfant, c'était le croque-mitaine. Alors comment le voyaient ces deux-là ? Ces deux-là... ces farÿd qui approchaient maintenant l'âge auquel il savait que tout avait commencé pour lui.

- Cautériser, Niiz. C'est désinfecter, cicatriser par le feu. Je crois que c'est le mot que tu cherchais, la renseigna-t-il. Il s'agissait surtout de savoir si sa voix tremblait... il ne lui sembla pas.

Heureusement.
Il tenait à ce que le sujet reste clos.
C'est surement pour ça qu'il ne remarqua la dague que maintenant.
La question qu'il posa manquait d'originalité, maintenant que Harumi l'avait posée.

- Où tu as eu ça?
Il y avait de la surprise dans ces mots, bien sûr, mais seulement: pas d'inquiétude, ni de curiosité.

Celle-ci ne vint qu'après...
- Et depuis quand tu te ballades avec?

Là, c'était autre chose: elle avait quand même une arme sur elle, mais qui, en plus, semblait toute de pierre semi-précieuse, faite d'une même pièce... Une arme bien trop riche, solide et... tranchante pour se retrouver dans les mains d'un enfant de la résistance - dans les mains de Niiz. Il fronça les sourcils. Cette arme lui disait pourtant quelque chose...

- Dis-moi... ça fait longtemps, c'est ça? Longtemps que tu l'as... Depuis...
Il se tut. Oui, depuis "ça". "Ça" qui remontait à deux... presque trois ans. Déjà.
Lui qui ne voulait que fermer le sujet avant que ça n'arrive jusque là. Il effaça son trouble et décida d'en revenir à la dague.

- C'est vrai que ça doit faire mal, Niiz. C'est pour ça que tu devrais la ranger: on n'en a pas besoin pour se ballader. Tu la donneras à Arielle demain, mais tu la lui donneras quand même, d'accord?

"Demain", ça voulait dire que la Reine s'inquièterait déjà de leur sortie et les harcèlerait à leur retour, et qu'il aurait du mal de la convaincre que les deux petits avaient moins à craindre avec lui si Niiz rammenait une arme.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Niiz
Déesse des quatres vents
avatar

Féminin
Nombre de messages : 689
Age : 23
Rang : Déesse des quatres vents, alias boussole sur pattes
Pouvoirs : Magicana de l'air affaiblie, peut voler
Espèce : Zafara noir-argent
Date d'inscription : 05/08/2007

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Dim 29 Aoû 2010 - 11:20

Niiz fut toute sourire pour son pareil quand celui-ci annonça le mobile de son escapade. Harumi s'inquiétait bien trop pour elle – à raison, comme leur en apportait la preuve sa petite maladresse – mais c'était bien pour cela qu'il lui tenait tant à cœur. Elle n'eut le temps de remarquer dans quel malaise ses mots avaient plongé sont assistance : d'une poigne un rien trop forte, Néralos avait cru bon de leur ébouriffer la tignasse ; Niiz espéra que des cheveux désordonnés n'étaient pas suffisants pour alerter l'attention de sa mère. Il était vrai que, lorsqu'il s'agissait de s'inquiéter, Arielle se situait vite bien loin devant Harumi. Mais le Grand Vert trancha courtes ses songeries désolées.
    ' Oui, oui... ' lui répondit-elle. ' Costriser, c'est ce que j'ai dit. '
Alors les deux paires d'yeux bleus qui l'environnaient s'écarquillèrent à la vue de sa petite lame (bien que plutôt longue pour son bras, celle-ci ne dépassait pas en longueur celle d'une épée courte). Importunée par ces observations prononcées, la noiraude grimaça avant de replonger dans une analyse de sa dague interrompue l'instant suivant : à sa droite comme à sa gauche, les questions allèrent de concert. Leur ton était transfiguré par l'incompréhension, l'appréhension... ladite appréhension que toute personne ressent sachant un ami en possession d'une arme. Cela la changeait tant et tellement des petits rire étouffés de son pair sombre, les sourires de son grand frère que ses yeux passèrent de l'un à l'autre.

Elle feint un énervement taquin quand elle s'expliqua à Harumi.
    ' Mais ! Ce que Maman ne sait pas, ça ne lui fait pas mal ! (elle marqua une pause avant de poursuivre, arborant un sourire paisible qui se voulait rassurant) En plus, elle connaît ce couteau. Alors ne t'en fait pas. Tu t'en fais trop. '
Près d'eux deux, Néralos tuait ses propres questions dans l'œuf, toujours si troublé par la vue de la Miséricorde omlidoise. Curieuse, elle tâcha de se souvenir à quand remontait sa dangereuse trouvaille : il y avait eu sa ballade, il y avaient eu les gardes. Puis Darako, Mimi. La fugue du Grand Vert. Les cicatrices de Maman Arielle.
(« C'est une de mes filles qui m'a fait ça. »)
Il y avait autre chose. Elle en était sûre...
(« ... qui est morte la journée même. »)
La noiraude se jeta contre Néralos, le serra aussi fort qu'elle le put dans ses bras. Il avait eu cet air si triste. Et ces mots si distraits, qu'il n'employait jamais autrement que dans les moments les plus graves. Elle renifla un peu, retenant des larmes de désolation, soudain consciente que ce jour-là, ils avaient perdu une sœur. C'est ça, Néra ? C'est pour ça que tu es parti ? Des mots qui ne franchirent ni ses lèvres ni sa pensée. Elle savait que lorsqu'un être cher s'en allait, il n'y avait nul lieu où l'on puisse rattraper son esprit. Quel pouvait-être le nom de cette farÿd décédée ? Jamais elle ne se sentirait le cœur de poser cette question à qui que ce fût.


[hs] Pourri ! x-) Pardon pour l'attente ! U_U [/hs]

_________________

Perdue, moi ?
Jamais !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/habitants-de-fabulya-f37/niiz
Arielle/Warui
Reine de Nascarian
avatar

Féminin
Nombre de messages : 11051
Age : 27
Rang : Déesses = Déesse/Reine/Âme
Pouvoirs : Arie: Feu/Lumière/Warui: Acide(Poison)/Feu
Espèce : Zafaras Bleu Saphir
Date d'inscription : 18/04/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Ven 3 Sep 2010 - 16:53

Harumi écoutait le reste de la conversation. Il était déjà soulagé par le simple fait que Maman ne saurait rien... ou peut-être si l'un d'entre eux flanchait... elle avait une de ses façons de vous regarder, ça lui hérissait la fourrure et généralement il débitait tout ce qu'il savait. Maman... les Grands leur disait pleine de choses sur Maman. Comment elle était avant, quand les Grands étaient quatre. Les Trois disaient qu'elle avait changé avec le temps. Lui avait vu Maman changé en deux trois ans. Il se souvenait de sa voix qui chantait des berceuse. Depuis... depuis ses cicatrices à la gorge c'était comme si elle perdu une part de son caractère enfantin, était devenue plus sérieuse et tranquille, moins impulsive. Les Grands savaient pourquoi. Lui non plus, comme Niiz, n'avait jamais vraiment connu Axias. Juste aperçue. Noire. Il l'avait toujours vue Noire. Les Grands l'avaient connue quand elle était Blanche.

Le jeune prince regardait les environs, insécure quant à leur position, trop visibles et en territoire très possiblement ennemi. mais Niiz voulait voler et comment arrêter Niiz quand elle voulait essayer? C'était une seconde nature pour elle. Néralos demandait à Niiz de confier l'arme à Arielle. C'était une bonne idée. Si Niiz s'empalait sur la lame? Il ne voulait même pas y penser! C'était trop horrible! Tout ce sang qui se répandait sur le sol. Il laissa échapper un gémissement étranglé et ouvrit les yeux ronds de surprise quand la Farïd leur apprit qu'Arielle connaissait l'existence de la dague. Mais pourquoi Arie lui avait laissé? Peut-être l'avait-elle juste laissé trainée.... et Niiz l'aurait ramassée...

"Pourquoi? Qu'est-ce que tu fais avec? Maman te l'aurais jamais laissée!"

Autour de Néralos, alors qui regardait la dague, une tension commençait à se faire sentir. Niiz se jeta sur Néralos pour le serrer dans ses bras. Harumi resta planté là, ne comprenant pas son geste.

"Niiz...? Qu'est-ce que t'as?" demanda-t-il d'une petite voix, craignant même sur sa présence soit de trop en ce moment.

Peut-être qu'en cet instant, seuls ces deux-là comprendraient. Lui... le petit prince de sang commun... le petit Farïd sans talents magiques ne pouvaient que les regarder.

_________________
Chacun est noir ou blanc...
Arielle est blanche... elle peut vous massacrer
Warui est noire... elle peut vous cajoler... après vous avoir massacré(e) XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/viewtopic.forum?t=16
Néralos
Jeune pêcheur
avatar

Nombre de messages : 219
Age : 24
Rang : Zafara en état de profonde dépression
Pouvoirs : Magicano de l'eau
Espèce : Zafara vert
Date d'inscription : 16/11/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Jeu 9 Déc 2010 - 0:21

La gamine lisait-elle les pensées? Ce petit bout haut comme trois pommes s'était jeté contre son ventre.
Il fallait dire que c'était le point le plus haut qu'elle pouvait tenter de serrer dans ses bras—mais tenter seulement: il sentait que sa prise s'arrêtait entre ses flancs et son échine, sans réussir à se toucher.
Il essaya de sourire.
Il essaya... pour rassurer, au moins...
Sans y parvenir.
Alors autant déglutir et ravaler cette moue. Les enfants n'avaient pas à la subir. Et un regard vers Harumi lui confirma que la petite Niiz n'avait pas de dons d'espionnage extraordinaires. Ce n'était pas pour le rassurer. Il ne pouvait rien gardé pour lui. "Je passerais bien des heures à te traiter de crétin si c'était pas euphémique." Il détourna les yeux.
Comme si ce refuge aurait pu le sauver. C'était trop tard. Il le savait. La nahiæl qu'il avait dans ses bras en était une preuve écrasante. Gêné, lui il ne savait pas comment réagir. Ce silence—il ne dura que quelques secondes—lui parut s'éterniser et se rallonger et s'allonger et s'étendre, et encore, et encore. Son regard passait de Harumi, à Niiz, au sol, au ciel, aux ruines, aux arbres, sans jamais savoir où se poser. Ce sont ses mains qui décidèrent de se poser les premières, sur les épaules de la petite. Ce geste l'aida un peu à reprendre contenance.
Ce n'est que quand il éloigna la noiraude, la décrocha (un peu brusquement, mais il ne s'en rendit compte qu'après coup) qu'il réussi à reprendre la parole.
Et clairement.

–Hé... Hé, Niiz. Ca va aller, d'accord? C'est fini.

Même s'il lançait un regard rassurant vers le noiraud, ses mains, elles, s'éternisaient sur les épaules juvéniles de la gamine. Longtemps. Trop longtemps.

–Elle va bien. Ne t'en fais pas pour ça. Ce n'est pas quelque chose qui la concerne elle.

... trop longtemps.
Il fallait lâcher. —Et s'il ne le voulait pas?
Il lâcha la petite. Un peu perdu. Ca ne lui ressemblait pas.
Il ammorça un geste vers la petite lame, pour la retirer des mains de Niiz. Mais il resta en suspend, à mi-chemin, pour finalement avoir un recul vif. On l'aurait cru brûlé. Ou terrorisé.
Pas par le couteau.

... il était comme ça, leur "protecteur".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Niiz
Déesse des quatres vents
avatar

Féminin
Nombre de messages : 689
Age : 23
Rang : Déesse des quatres vents, alias boussole sur pattes
Pouvoirs : Magicana de l'air affaiblie, peut voler
Espèce : Zafara noir-argent
Date d'inscription : 05/08/2007

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Lun 20 Déc 2010 - 23:02

Un picotement chaleureux lui envahit le visage cependant que sa vue se brouillait peu à peu, puis que deux larmes roulèrent sur ses joues comme deux grosses perles transparentes. À la manière de la nahiæl qu'elle était, elle renifla pour effacer l'amertume de son visage et frotta son visage contre la chemise de Néralos pour effacer ses pleurs. Elle ne remarqua pas comme le silence qui s'était installé entre eux commençait à se rallonger, uniquement perturbé par ses petits hoquets étouffés tant bien que mal.
Jusqu'à ce que quelque chose changeât dans l'étreinte du Grand Vert.
Quelque chose de terriblement discret, mais qui fit de la prise douce un étau inquiétant. Un étau qui lui enserra les épaules à lui faire mal. Un peu secouée quand Néralos la repoussa. Était-ce par dégoût ? Niiz cilla dans l'incompréhension : mais pourquoi alors la regardait-il avec ces yeux protecteurs ? L'on eût cru Arielle quand celle-ci la voyait grandir, notait sur le mur ses centimètres en plus ou constatait ses progrès en lecture, en mathématiques ou en magie. Alors pourquoi trouvait-elle ce regard si inquiétant, et tellement contradictoire ? Elle voulait tant partir... reculer. Mais elle avait beau tirer sur les bras de Néralos, jamais il ne la lâchait. Et Harumi... Harumi qui l'appelait.
    ‘Ha... Haru—’
Mais comme quand elle cherchait à reculer, se tourner fut vain. Elle leva le nez vers Néralos, posa doucement ses mains sur les siennes. Et murmura :
    ‘Né... Néra ? Et toi ...? Ça va ?’
Avec un sursaut, il la lâcha avec cette brusquerie étrange. Il semblait perdu, craintif. Était-ce elle qu'il craignait ? Pourquoi ? Qu'avait-elle fait ? C'est de lui qu'elle elle avait peur. Elle le dévisagea, armée d'une curiosité farouche. Que vas-tu faire, toi ? La Miséricorde était toujours dans son petit poing fermé. Immobile, avec ce même regard, elle observa la main du Grand Vert s'avancer, peut-être pour la lui retirer.

... Avant de se rebiffer, avec ce même geste spasmodique qui l'avait possédé tout le temps qu'il l'avait tenue contre lui.

Niiz fit l'erreur de croire que, comme il le lui avait dit, c'était fini. Elle soupira de soulagement, incapable de comprendre celui-ci. Il s'agissait de Néralos. Que craignait-elle avec lui ? Il était son grand frère à elle. Combien de fois l'avait-il ramassée après ses chutes les plus douloureuses ? Il était son grand frère qui la laissait monter sur ses épaules pour attraper les pommes trop haut perchées. Alors elle sourit à cette image qu'elle avait de lui.
Puis à Harumi, vers qui elle se tourna. Plus tendre. La nahiæl se coula jusqu'à lui pour le serrer dans ses bras comme lui le faisait avec elle à l'époque où l'on pouvait encore les prendre pour deux peluches noires. Quand les soucis convergeaient sur Warui. Mais elle était partie, maintenant, et Niiz se demandait parfois ce qu'était devenue la grande bleue aux cheveux courts.
    ‘Tout va bien, Harumi.’ glissa-t-elle à l'attention de son camarade.
Elle venait de taire le premier secret qu'elle devrait partager avec Néralos. Un premier silence qui viendrait jouer avec la confiance que les deux noirauds se portaient l'un à l'autre.

_________________

Perdue, moi ?
Jamais !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/habitants-de-fabulya-f37/niiz
Arielle/Warui
Reine de Nascarian
avatar

Féminin
Nombre de messages : 11051
Age : 27
Rang : Déesses = Déesse/Reine/Âme
Pouvoirs : Arie: Feu/Lumière/Warui: Acide(Poison)/Feu
Espèce : Zafaras Bleu Saphir
Date d'inscription : 18/04/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Lun 20 Déc 2010 - 23:17

Laissé pour compte, seul dans son coin, regardant les deux autres, Harumi ne pouvait s,empêcher de rougir, pas de gêne, non, mais il avait toujoirs les joues quand Niiz allait vers d'autres garçons que lui excepté ses frères. Pourquoi la jalousie lui montait-elle à la tête quand elle était avec Néralos? Il n'aimait pas ça. Un malaise intérieur, une sensation si lointaine mais persistante. Elle était sa Niiz, son double, sa meilleure amie. Il la voulait pour lui, sans qu'aucun autre n'essaie de la lui prendre. Il retrouva son calme habituel quand il la lâche, enfin. Elle vint dans ses bras et cette sensation lui revint. Niiz... me caches-tu quelque chose?

Le jeune prince la serra contre lui. Ce n'était qu'une sensation. Et pourquoi Niiz lui mentirait à lui, son Harumi?

"T'es sûre Niiz? Tu peux tout me dire, je répète rien à personne"

Pourquoi insistait-il? Il n'y avait rien! Rien! Il prit la main de la noiraude qui tenait le poignard dans ses mains, doucement.

"Tu fais attention, hein? Maman sait ptet mais elle veut pas te voir blessée pour ça. Et tu le caches aussi... keiko fouille partout..."

La jeune Humaine avait la curiosité trop grande... ça allait sûrement causer des problèmes un jour. Au moins son frère plus tranquille aidait la famille à relaxer.

"Est-ce que tu veux recommencer à voler que je puisse te rattraper encore quelque fois?" dit Harumi avec un sourire sur le visage.

_________________
Chacun est noir ou blanc...
Arielle est blanche... elle peut vous massacrer
Warui est noire... elle peut vous cajoler... après vous avoir massacré(e) XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/viewtopic.forum?t=16
Néralos
Jeune pêcheur
avatar

Nombre de messages : 219
Age : 24
Rang : Zafara en état de profonde dépression
Pouvoirs : Magicano de l'eau
Espèce : Zafara vert
Date d'inscription : 16/11/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Sam 25 Déc 2010 - 1:47

Il recula jusque dans l'ombre déchiquetée d'un mur en ruines, s'assit sur une pierre à l'écart des deux gamins.
Ils rejouaient comme si tout allait bien. Il doutait lui-même si tout avait un jour été véritablement bien et si tout le serait un jour. Il se passa une main sur le visage pour chasser l'expression perdue qui s'y était peinte à son insu. Les deux gamins. C'est vrai, ça. C'étaient encore des enfants. Tout finissait encore peut-être bien pour eux.
Des enfants.
Sa Niiz et le petit Harumi. L'ombre l'un de l'autre, comme certains le disaient au repère. Deux petites ombres qui furetaient là où on ne les attendait pas. Il ignora cette petite voix qu'on appelle conscience et qui avait chez lui cette horrible manie de comparer sa Niiz à... Elle. Mais sa Niiz était tellement plus jeune qu'Elle, ne lui ressemblait ni de caractère ni de physique: il n'y avait rien à comparer.
Rien.
"Elles sont trop différentes.
Différentes. —Tu aimerais bien que ce soit le cas, hein?
"
Pitoyable. Il n'arrivait même pas à s'en convaincre. En même temps, il continuait de la regarder, d'attendre que ce petit air confiant et dédaigneux face son entrée. Et s'il arrêtait de la regarder? Non? Il pouvait au moins faire semblant de les avoir écouter. Ca lui ferait une excuse pour les regarder.
—Faites attention, quand même... si vous revenez en morceaux, j'aurais du mal d'expliquer ça à Arielle.
Bien! On y croirait presque! Le plus important, c'était que lui y croyait. Vraiment.
Il se leva pour leur ébourriffer les cheveux aux enfants, une fois encore, avant de se poster à son petit coin d'ombre. L'accident avait été oublié aussi vite qu'il s'était produit.
Cette vérité, il se la cachait à lui-même: après tout, elle ne causerait du tort qu'aux dernières personnes pour qui il comptait. Il tenait à ça. Pourtant, il n'inspirait aucune confiance au petit Harumi. A raison, peut-être. Mais il n'avait rien à craindre de ses doutes: il savait pertinnement qu'il n'en piperait pas un mot à qui que ce fût. —A raison surement, donc.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Niiz
Déesse des quatres vents
avatar

Féminin
Nombre de messages : 689
Age : 23
Rang : Déesse des quatres vents, alias boussole sur pattes
Pouvoirs : Magicana de l'air affaiblie, peut voler
Espèce : Zafara noir-argent
Date d'inscription : 05/08/2007

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Mar 28 Déc 2010 - 17:55

Harumi doutait. Elle le sentait en ses mots – ceux-là même qui lui brisèrent le cœur sachant qu'elle mentait à un frère si honnête envers elle. Et fidèle, surtout : il aurait tu pour elle ses pires erreurs. Profondément coupable, la noiraude serra son compère un rien plus fort dans ses bras avant qu'il ne la lâchât. Pour lui faire face, elle dut ravaler une moue blessée et amère. Ceci fait, elle évita par prudence de croiser le doux regard de Harumi. La petite posa finalement le sien sur la main couleur de charbon qui couvrait d'un geste protecteur la sienne. Cependant que son ami faisait mention de Keiko, Niiz s'imagina la petite humaine fouiller leurs affaires en ce moment même, profitant de leur absence pour trouver un jouet qui lui plairait parmi ceux que la noiraude préférait et mettait de côté. Le souvenir d'objets déplacés par mystère lui fit venir un sourire large, que toute tension avait déserté.

Keiko ne l'énervait pas à emprunter un des jouets rangés çà et là : elle se sentait bien mal placée pour parler de possession sur tel ou tel objet qui était mis à la position de tous. Ce n'était pas les siens, seulement ceux qu'elle préférait et qu'elle aimait avoir à portée de main. Ce n'était pas comme s'il s'était agi de biens qui lui étaient propres comme son améthyste, mais s'il advenait que la petite humaine tombât sur le bijoux, il ne faisait aucun doute qu'elle l'essaierait ou le regarderait, se demanderait ce qu'il y avait de si important dans cette petite pierre violacée.

Alors qu'en serait-il d'un couteau ? Si par malheur et mégarde, sa petite sœur venait à se blesser, achopper avec la lame dans la main... là, Niiz s'arrêtait d'imaginer. La farïd n'osait se figurer le pire, de peur de l'attirer à eux.

Confiante et taquine, elle tira la langue à Harumi.
    ‘Je sais parfaitement où je vais la ranger ! Enfin... si ça se voit, je la cacherais dehors dans mon arbre à trucs.’
Elle lui adressa un sourire tendre et complice. Elle le lui montrerait un jour, son Arbre à Trucs ou à Secrets. Ce vieux saule creux dont les branches pleuraient, planté devant un ruisseau, implacable et tordu ainsi qu'une sentinelle omlidoise saoule. Elle adorait cet arbre et ses habitants, quasi au littéral. À chacune de ses visites, elle apportait un peu de pain qu'elle leur émiettait.

Niiz éclata de son petit rire clair quand le nihæl lui proposa de la rattraper quelques fois encore. Toute d'accord, elle ignora la remarque du Grand Vert dont l'écart avait été effacé au profit de l'instant présent. Sa confiance absolue en le petit charbonneux était sans borne et n'avait aucun mal à effacer son vertige. Mais elle ne voulait pas le blesser comme à sa précédente chute : cette fois-ci, elle planerait et ne le bousculerait qu'un peu. Elle voulait le faire se sentir fort, comme elle-même se sentait quand le vent s'engouffrait dans ses ailes pour lui faire prendre de l'altitude. Ces sensations faisaient partie d'elle comme la magie qui venait faire naître ces deux membres dans son dos. Harumi, lui, n'avait pas de magie. Il n'était ni magicano, ni doté d'un don particulier : il se sentait différent du reste de la famille (non-comptant Néra qui lui en avait eu, des pouvoirs), avec Ma'Arie qui était déesse, ses enfants de sangs qui manipulaient tous un élément – ah ! non, il y avait aussi le Grand Bleu, Caleb qui n'avait pas de pouvoir. Mais lui était grand. Enfin, il y avait elle, Niiz. Sa pair, jumelle de couleur. Adoptée, elle aussi. Mais un fossé venait se faire même entre-eux, creusé par cette rare chose qu'ils ne partageaient pas.

Et qui était si précieux...
La petite Niiz ne s'imaginait pas vivre sans.
Mais sans Harumi non-plus.

La noiraude acheva l'ascension d'un muret effrité qui lui offrait nombre d'excellentes prises sans céder sous son poids de nahiæl. Elle l'avait choisit à bonne hauteur et posté en un point stratégique ; elle connaissait bien cette partie des ruines pour l'avoir si souvent prise pour terrain de jeu des heures fraîches. Cette fois, ce fut sans choir qu'elle décolla : un bond, deux battements de plumes et cela suffit. Il ne lui fallut pas cinq secondes pour atteindre son jumeau.

_________________

Perdue, moi ?
Jamais !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/habitants-de-fabulya-f37/niiz
Arielle/Warui
Reine de Nascarian
avatar

Féminin
Nombre de messages : 11051
Age : 27
Rang : Déesses = Déesse/Reine/Âme
Pouvoirs : Arie: Feu/Lumière/Warui: Acide(Poison)/Feu
Espèce : Zafaras Bleu Saphir
Date d'inscription : 18/04/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Jeu 6 Jan 2011 - 7:03

Keiko... bien que Arielle soit attentive et les surveille presque sans cesse, la petite trouvait sans cesse un moyen d'échapper à sa supervision, tout comme Kira, malgré que sa propre mère soit devenue pire avec Ninsei, qui venait les voir chez Maman et Papa pour jouer avec eux. C'était ses cousins-neveux après tout. Et voir Kira devant Néralos... c'était bizarre. La petite Déesse de 5 ans qui regarde son petit-neveu de... 11 ans et plus. La petite avec convaincu sa mère de venir visiter la famille plus souvent. Les jouets changeaient sans cesse de propriétaire, Niiz en avait même mis de côté, ses préférés. Bien sûr chacun avait ses effets personnels tels que leurs vêtements ou les petites choses que Maman aimait bien leur offrir, un peu de manipulation de matière ne faisait jamais de mal à personne, tel un bout de tissu pour un cheval de bois miniature. Azera leur écrivait des histoires, Caleb inventait des jeux et Chris... eh bien Chris faisait ce à quoi il était le meilleur... jouer les meneurs en perdant tout le temps.

"Maman est très gentille mais si on se blesse elle va te le confisquer... depuis que Michë à lancé son cube dans l'oeil de Wellan, elle le garde caché. Elle dit Warui le trouvait spécial... il a l'air normal.. un bout de pierre bleue bien normal..."

Niiz alla grimper sur un mur pas trop loin. Elle avait toute l'attention du prince. Dès qu'ils étaient à moins de vingt mètres, Harumi était centré sur elle. Il oubliait toutle reste, comme hypnotisé. C'était Niiz, sa Niiz. Rien qu'à elle. Il lui pardonna son hésitation et son moment d'incertiude, c'était sa Niiz, sa jumelle, son sosie. Elle prit son élan sur le mur et se laissa tomber pour se redresser et attérrir beaucoup plus doucement que de s'écraser.

"On va rentrer en un morceau. Maman pose toujours des questions, même quand on va voir Dresla... Eh Niiz? Maman t'as raconté l'histoire de Dresla? Est-ce qu'elle t'a raconté comment elle à sauvé Nelta? Et Faraëll la rincesse des Elfes?"

Il n'avait envie de rentrer tout de suite, il voulait rester éloigné avec elle.

"Y'a aussi un saule bleu pas trop loin, dans les bois. C'est un arbre magique!"

La même espèce d'arbre qui avait servi pour la bâton d'Hideki autrefois.

"Et Néralos... t'es un Magicano d'Eau... t'as les mêmes pouvoirs que Chris ou tu peux autre quelque chose de différent?"

_________________
Chacun est noir ou blanc...
Arielle est blanche... elle peut vous massacrer
Warui est noire... elle peut vous cajoler... après vous avoir massacré(e) XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/viewtopic.forum?t=16
Néralos
Jeune pêcheur
avatar

Nombre de messages : 219
Age : 24
Rang : Zafara en état de profonde dépression
Pouvoirs : Magicano de l'eau
Espèce : Zafara vert
Date d'inscription : 16/11/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Ven 14 Jan 2011 - 22:51

Ah, la famille. Il savait qui en etait, mais pas comment. Kira se resummait pour lui a etre la fille de Dresla, l'amie de Niiz et c'etait tout. Certains individus et branches entieres pouvaient ainsi etre effacees. Enfin... certains... Certains de ceux qu'il valait mieux effacer. Oublier. Mais Kira n'en etait pas: elle faisait sourire Niiz, jouait avec elle.
Il pouvait parfois les regarder pendant des heures sans se lasser.
Ca lui suffisait pour ne pas la hair.

Chacun avait trouve sa place dans la famille. Mais qu'elle etait la sienne? Il avait l'impression d'avoir passe les 9 premières annees de sa vie à pecher sur les rives fabuloises et maintenant... il etait la. Au milieux d'une famille royale dont il ne connaissait pas grande chose, en pleine guerre. Il voulait etre une paire de mains supplementaire, au lieu de quoi il se sentait davantage comme la cinquieme roue du carosse. Trop de jeunes faryd volontaires partageaient l'appartement pour qu'il put simplement faire les corvées. Il se sentait presque oisif... mal à l'aise. Il n'haissait personne, mais il ne se sentait pas chez lui. Il avait l'impression de voler un toit, de voler une famille.
Mais il n'avait plus qu'eux. Il les adorait. Ils faisaient son quotidien.
Mais il se demandait souvent comment il arrivait a les regarder dans les yeux—Oh, il oubliait: il avait trouve la solution miracle de ne jamais les regarder directement dans les yeux.

Les petits jouaient et discutaient entre eux. Il les aurait presque laisses prendre un peu de distance si Harumi n'avait pas ramene la discussion au prince vert et a ses pouvoirs.
Ses pouvoirs?...
Ceux qu'il n'avait plus...
Il feignit de reflechir.
—Ben... j'avais peut-etre les mêmes... je ne sais pas s'ils changent d'un magicano a l'autre. Et je ne les ai jamais vraiment utilises, a vrai dire. Il croisa les bras avant d'ajouter: Par contre, je sais encore bien nager, et respirer sous l'eau aussi.
On pouvait en douter, de ce dernier. N'avait-il pas tenté de se noyer, quelques années plus tôt?
Mais pour tout ce qui concernait ses autres pouvoirs, on pouvait noter qu'il parlait au passer... entre autre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Niiz
Déesse des quatres vents
avatar

Féminin
Nombre de messages : 689
Age : 23
Rang : Déesse des quatres vents, alias boussole sur pattes
Pouvoirs : Magicana de l'air affaiblie, peut voler
Espèce : Zafara noir-argent
Date d'inscription : 05/08/2007

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Dim 16 Jan 2011 - 21:30

La petiote blottit sa frimousse contre l'épaule de Harumi. Ce que elle oubliait, au propos de Kira et de ses racines, de Dresla, du monde qui l'environnait, c'était par l'insouciance de l'âge. Comme tous les jeunes enfants sociables, Niiz se trouvait une petite place partout où elle se rendait ; et si cette place n'était pas, elle se la faisait. Sans brusquer, juste avec des sourires, des services maladroits, des jeux qui s'achevaient en catastrophe. Ce petit côté puéril et malhabile était tout naturel : qu'elle le chassât et il revenait au galop. Ce pouvait être touchant, énervant ; la noiraude n'y pouvait rien. Quand son confrère ramena au tapis la question de son poignard, elle se détacha de ses bras. Lasse, la nahiæl appuya ses poings sur ses hanches.
    ‘Elle n'en saura rien, je t'ai dis. Tout ira bien, parce que je sais où le cacher.’ expliqua-t-elle, comme si Harumi ne l'avait écoutée le moins du monde il y avait deux minutes. Puis elle lui sourit : ‘Ne t'inquiètes pas.’
Après ces quelques mots, Nolshira se balança d'une patte sur l'autre, toute sourire. Il ne lui était jamais arrivé d'être triste ou en colère à côté de son Harumi. Comme si être avec sa moitié repoussait affres, transes et angoisses ; la tenait loin des maux, terreurs et autres mauvais tours de l'aléa. Et si embûche il y avait, elle avait tôt fait d'y passer l'éponge.

Elle rit en pensant à Maman : Arielle leur ferait faire des armures sur mesures à porter au quotidien si elles étaient assez efficaces pour résister aux coups de doudous répétés des plus petits lors des chahuts occasionnels. Puis il fut question d'histoires. Ce petit mot à lui tout seul avait le don de focaliser toute l'attention de la petite sur une seule et même source. Déjà fascinée, les yeux grands ouverts, Niiz était bien décidée de ne rater aucun des mots qui s'en suivraient.
    ‘L'histoire de Dres ? Oh ! Laquelle, laquelle ? (elle sautillait presque sur place quand elle énuméra : ) Celle où elle crée Sybala ? Et — Oh, zut ! Les marchands racontent tellement d'histoires sur Maman et Tata...’
Absorbée dans ses pensées, si son frère d'ébène l'avait tirée par le bras, elle l'aurait suivi partout il aurait souhaité l'emmener, sans opposer ni questions ni résistance. Contes, mythes et légendes avaient cet effet-là sur elle : toute réflexion s'effaçait à leur profit. Mais peut-être aurait-elle voulu cette fois-ci suivre le noiraud : il était si tôt ; ils avaient la forêt pour eux ! Du moins, jusqu'à ce que le temps ne se réchauffe avec la venue plus prononcée du soleil.

Comme son esprit s'était égaré, elle avait été prise par surprise par la question de Harumi, bien qu'elle n'en était pas le sujet. Comme concernée par la disparition des pouvoirs du Grand Vert, elle fut surprise avec quelle aisance il sous-entendait leur départ. Ou il s'apprêtait à avouer, ou il prenait le petit prince pour un idiot — dans les deux cas, quelque chose ne lui disait rien qui valait.

_________________

Perdue, moi ?
Jamais !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/habitants-de-fabulya-f37/niiz
Arielle/Warui
Reine de Nascarian
avatar

Féminin
Nombre de messages : 11051
Age : 27
Rang : Déesses = Déesse/Reine/Âme
Pouvoirs : Arie: Feu/Lumière/Warui: Acide(Poison)/Feu
Espèce : Zafaras Bleu Saphir
Date d'inscription : 18/04/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Jeu 20 Jan 2011 - 22:51

Niiz cherchait à le rassurer. Mais... il n'y pouvait rien... Sa Niiz... il ne pouvait se tarir d'éloges ou de commentaires sur elle. Sa moitié... Oui Maman leur faisait confiance mais une dague... c'était une arme qui avait pris Axias... Axias... Néralos aimait Axias... elle était noire Axias... elle avait des ailes Axias... le raisonnement tout simple se faisait insistant et ne cessait de revenir de plus en plus lourd. Harumi fit mine de se frotter les cheveux pour chasser ces pensées. Déjà que Niiz voulait boire ses paroles pour une histoire. Devait-il en raconter une? Maman était bien meilleure? Papa aussi. Chris savait mimer les geste. Azera pouvait les submerger d'images tout en parlant et Caleb déssinait bien les évènements.

"La création de Sybala... y'en a fallu du temps! Dresla courrait partout et sous ses pieds y'avait de l'herbe et des fleurs et des arbres qui poussaient! Elle a fait ça partout. Elle écrasé les rochers de Daribad pour en faire du sable et y a mis les oasis et les rochers pour l'ombres. C'est Dresla qui a créé la forêt à Nascarian. Les arbres avec des feuilles de toutes les couleurs! Faut vraiment que tu vois la forêt! C'est magnifique! Et Maman qui est déjà venue ici! Elle se souvenait de rien. Papa l'a emmenée voir des dragons qui les ont aidés et Maman s'est battu contre Xiao, la méchante dragonne! Et elle a gagné! Faudrait écrire un livre... une fois rentrés. Si la bibliothèque est encore là..."

Quand Néra répondit à la question du jeune prince, celui-ci baissa les yeux. regrettant presque d'avoir posé la question. Est-ce qu'on pouvait vraiment perdre ses pouvoirs si on ne faisait rien avec? Il n'avait pas grandi comme ses cousins qui eux avec vécu avec des parents utilisant eux aussi la magie et à Syabala, la magie était chose très commune.

"T'as jamais essyé de les découvrir?"

Ce n'était pas tout le monde qui devait être curieux sur leur potentiel. Lui, l'orphelin commun, les enviait de pouvoir faire ce qu'ils voulaient de spécial. Il aurait tant donné pour voloer comme Niiz. S'évader du deux tout les deux, seuls dans le ciel en train de chasser les nuages.

"Moi je suis rien... j'ai rien de spécial... vous êtes chanceux à la maison..."

_________________
Chacun est noir ou blanc...
Arielle est blanche... elle peut vous massacrer
Warui est noire... elle peut vous cajoler... après vous avoir massacré(e) XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/viewtopic.forum?t=16
Néralos
Jeune pêcheur
avatar

Nombre de messages : 219
Age : 24
Rang : Zafara en état de profonde dépression
Pouvoirs : Magicano de l'eau
Espèce : Zafara vert
Date d'inscription : 16/11/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Jeu 3 Fév 2011 - 1:19

Le farid glissa un regard acerbe a Harumi. Il se doutait de quelque chose. C'etait mauvais. Et s'il caftait? Il pouvait parler a sa Niiz.
Et elle s'eloignerait.
"Tu te fais des idees—il ne dira rien."
Il aurait voulu en etre sur. Mais il ne pouvait pas coller les deux gamins indefiniment.

Pourtant, le doute sur le visage du petit farid s'effaca, et il redevint omnubile par la noiraude. Il etait comme hypnotise: il n'y avait plus qu'elle. Son petit monde d'enfant devait se resummer a celle dont il etait amoureux, ne tourner qu'autour d'elle. Un instant, l'image de Cirus et d'Arielle s'imposa a lui. L'amour eternel, unique. Neralos sourit a cette idee: lui ne l'aurait jamais eut. Pas avec Axias: il aurait fallut qu'elle y crut pour qu'elle s'y fut essayee.
Oui, malheureusement, des mots avaient echappe a certains de ses parents en sa presence, quand ils revenaient a la guerre, aux dechus, au Sombros, a Axie et Ilarou. Ca lui importait peu: il essayait d'effacer son souvenir et n'arrivait pas a associer son Axias a ces badinages.
Comme pour leur lien de parente, il n'arriverait a le comprendre qu'en lui faisant face.

Il se rappela Nascarian avec un sourire nostalgique: ah! Oui, il y etait alle! Et ca lui paraissait remonter a une eternite: une eternite qu'il n'avait pu profiter de cet air frais qu'il avait tant apprecie, quand il etait encore loin de se douter que les evenements se precipiteraient jusque la. Que la rivalite entre Axias et sa soeur se transformerait en haine viscerale pour sa famille et tout ce qui s'y rattachait... et qu'elle choisirait le mal. Pourquoi?
Oui, pourquoi?
Leurs racines les condamnerait-elle à une vie toute tracee?

—Hein?

Un peu ailleurs, il n'avait entendu que d'une oreille la question de Harumi. S'il voulait sa confiance, il devait etre honnete.

—Si... je les ai cherchés, et longtemps utilises. J'ai beaucoup peche avec. Bon, je ne modifiait pas le cour de l'eau non plus, mais j'arrivais a quelques trucs quand-meme. En fait, le seul pouvoir que je n'ai utilise qu'une fois etait la teleportation. Et ce n'était meme pas moi qui l'avais actionne, mais Arielle. Il marqua une pause avant d'achever, avec une indifferance mensongere: il se sont envoles d'un coup. J'avais ete... un peu prevenu avant, mais sinon, ils ont disparu. D'un coup. Puis plus rien. Je ne suis plus bon qu'à respirer sous l'eau.

Il se sentait si peu utile.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Niiz
Déesse des quatres vents
avatar

Féminin
Nombre de messages : 689
Age : 23
Rang : Déesse des quatres vents, alias boussole sur pattes
Pouvoirs : Magicana de l'air affaiblie, peut voler
Espèce : Zafara noir-argent
Date d'inscription : 05/08/2007

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Dim 13 Fév 2011 - 20:48

Les yeux du noiraud montraient son inquiétude. Si la petite avait eu deux fois son âge actuel, elle aurait su dire qu'il s'agissait de crainte pure et simple, légèrement paternelle; un mauvais pressentiment mêlé d'un reflex protecteur; mais en aucun cas il ne s'agissait de jalousie: même du haut de ses sept ans, Niiz savait apprécier la confiance que son Harumi lui manifestait. Si jalousie il y avait, celle-ci était toute dirigée contre les pouvoirs qu'avait la noiraude et qu'avait eu le viride. Non, il craignait, et pour elle; et pour eux. Et ça, elle n'arrivait pas encore à le comprendre du haut de ses peut-être sept ans.

Pour la petite, il décida de couper cours à ses pensées inquiètes et de ne plus se concentrer que sur l'histoire qu'elle lui mandait.

Niiz ouvrait des des yeux ronds comme des billes, mesmérisée par ces images de Sybala. Sybala qu'elle aurait tant souhaité visiter un jour plus qu'en imagination. Ses parents venaient de ce continent et le regrettaient chaque jour un peu plus. Mais Ma'Arie aussi le regrettait, et elle en était partie. Pourquoi tous ceux qui lui faisaient voir les plus beaux paysages étaient ceux qui les avaient fuis? La noiraude ne comprenait pas. Elle se demanda soudain si ce n'était pas à cause d'autres choses moins belles et fréquentables qui auraient investi ces forêts aux myriades de couleurs feuillolant et ces oasis perçant le sable çà et là: le cauchemar qui envenime le rêve.

Les rêves comme celui qui lui revenait certains soirs. Blancs et froids, parés d'un voile indescriptible. Des souvenirs de Glacalocy, pensait-elle, remontant comme à une vie antérieure. Cela devait être vrai, car chacun d'eux ramenait aux légendes de sa mère. Ce Sybala qui revenait toujours. La guerre avait dû en détruire des pans entiers.
    ‘Oh, oui! Écrire tout un gros livre de leurs histoires! Azie pourrait même l'illustrer. Et s'il n'y a plus de bibliothèque, on la reconstruira! Tous ensemble.’
Que tout fût comme ses parents l'avaient laissé. Qu'ils sussent quand ils seraient arrivés à bon port.

Elle entoura les épaules moreaux de son frère d'un bras qui se voulait rassurant (et assez long pour les atteindre toutes deux, ce qui n'était ici pas le cas).
    ‘T'as pas besoin de tout ça pour être spécial. Tu le sais, hein?’
La nahiæl le pressa contre elle avec délicatesse.
Ensemble.
Tous les deux.

Un jour, peut-être pourraient-ils voler de conserve.

_________________

Perdue, moi ?
Jamais !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/habitants-de-fabulya-f37/niiz
Arielle/Warui
Reine de Nascarian
avatar

Féminin
Nombre de messages : 11051
Age : 27
Rang : Déesses = Déesse/Reine/Âme
Pouvoirs : Arie: Feu/Lumière/Warui: Acide(Poison)/Feu
Espèce : Zafaras Bleu Saphir
Date d'inscription : 18/04/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Sam 5 Mar 2011 - 0:13

"Maman a perdu la voix.... Papa sait pas réciter... Azie est aveugle... Warui est partie... tout ceux qui pourraient nous montrer Nascarian ne peuvent pas..."

Harumi eut un déclic dans sa tête. Il y avait encore une personne mais accepterait-elle de les recevoir? Elle qui était chargée d'une tâche de plus importante?

"Y'a Dresla!"

Pourquoi il n'y avait pas pensé plus tôt? Dresla était au Repaire, s'occupant de Ninsei et de Kira.

"Allons voir Dresla, elle nous montrera Nascarian! Et tu va voir la forêt multicolore!"

À cemoment où il allait prendre la main de Niiz pour l'emmener avec lui, elle le prit par les épaules, lui dire qu'il n'avait pas besoin de magie. Pas pour être spécial à ses yeux. Le jeune prince rougit de timidité. Pour cacher son émotion il serra la main de Nolshira et de Néralos.

"En plus elle a besoin de compagnie. Elle sort pas souvent. Et avec Kira qui essaie de la fuir pour ses aventures..."

Harumi jeta un coup d'oeil à Niiz.

"Pour nos aventures... cette fois on ira à elle"

Et en plus c'était déprimant ici, dans les ruines. Chez Dres ils pourrait boire et manger à plus pouvoir et Kira les ferait dépenser leur énergie.

"J'aime bien sortir... mais... pas ici, avoua-t-il. C'est... mort... ici... j'me sens pas en sécurité..."

Et voilà! Il l'avait dit!


(Manque d'inspi et de temps, désolée...... T_T)

_________________
Chacun est noir ou blanc...
Arielle est blanche... elle peut vous massacrer
Warui est noire... elle peut vous cajoler... après vous avoir massacré(e) XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/viewtopic.forum?t=16
Néralos
Jeune pêcheur
avatar

Nombre de messages : 219
Age : 24
Rang : Zafara en état de profonde dépression
Pouvoirs : Magicano de l'eau
Espèce : Zafara vert
Date d'inscription : 16/11/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Sam 19 Mar 2011 - 13:53

Pacif, il observa le dialogue entre les deux petits. Il souriait avec tendresse à leurs mimiques de mômes, à leurs rêves simples formulés comme des missions exagérément épiques. C'était théâtral, mais honnête: un spectacle d'enfants, si communicatifs, avec qui on ne peut s'empêcher de sourire ou d'être peiné. C'est le goût des vérités qu'on habille pas de dentelles et de jolis voiles brodés. Le très agréable son des discussions de gamins, qui ne donne jamais l'impression de laisser quelqu'un de côté—bien que parfois trompeur.
Ailleur mais avec le sentiment d'être apaisé, il couvait les deux petits d'un regard protecteur. Et quand un Harumi rouge écrevisse leur saisit les mains d'un réflex précipité pour tenter de leur cacher sa soudaine teinte un rien trop vive, il faillit rire. Se retint. Pouffa. Eclata. C'était irrésistible! Surtout parce que ça lui était arrivé à lui aussi. Et souvent. Alors il essaya de garder pour lui le reste de son amusement—mais c'était un peu tard pour se rattraper. De sa main libre, il leur ébouriffa la tignasse.

—Si elle n'a pas le temps, elle vous laissera sûrement jouer avec Kira.

Un rire subsistait dans sa voix. Ce n'était pas méchant, juste les nerfs qui se libéraient à la première distraction à sa portée. Mais un sérieux protecteur le regagna quand il reprit:

—Puis, c'est vrai qu'on se sentira mieux qu'ici—ça a tendance à s'effondrer, depuis un mois. Et puis, Niiz, commença-t-il paré d'un nouveau sourire, taquin; il est déjà tard, tu n'as pas petit-déjeuné et ça va se réchauffer. Ca fait bien trois raison pour arrêter de voler aujourd'hui.

Un moyen comme un autre de presser un peu la noiraude et de l'éloigner des ruines, qui étaient pour elle l'équivalant d'un grand terrain de jeu miné.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Niiz
Déesse des quatres vents
avatar

Féminin
Nombre de messages : 689
Age : 23
Rang : Déesse des quatres vents, alias boussole sur pattes
Pouvoirs : Magicana de l'air affaiblie, peut voler
Espèce : Zafara noir-argent
Date d'inscription : 05/08/2007

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Dim 3 Avr 2011 - 20:06

Ceux qui pourraient nous montrer Nascarian?
Niiz resta bouche bée, ne pouvant revenir de ce qu'elle entendait: la noiraude était à la fois impatiente et appréhensive devant cette facilité avec laquelle elle percuterait le corps réel des ombres dithyrambiques qui avaient fait ses rêves, ceux de sa mère et peut-être de son père. Elle pourrait voir Nascarian! Elle se verrait à Sybala! Les espoirs de la nahiæl se heurtaient pourtant à cette crainte qu'elle avait d'être déçue. Peut importait l'âge précis qu'elle pouvait avoir; elle n'avait plus celui de croire aveuglément que tout serait comme elle l'attendait. La petite Niiz craignait que ses créations mentales ne s'effritent sous le poids des enluminures dont elle eût pu les alourdir.

Un soudain éclat de rire lui fit lâcher les épaules noires de son petit frère. Le noiraud avait parut amorcer un mouvement; le viride riait, et sans cette retenue particulière qu'il affectait à l'habitude. Il riait, pour elle-ne-savait quelle raison. Mais entendre un peu de joie est communicatif – il lui fit revenir le sourire; partir le petit nuage qui avait obscurcit un temps son ciel. Il y avait du bien chez Néralos, mais qu'on ne pouvait voir que quand il quittait ce suaire morose; que quand on le connaissait un peu; que quand il arrêtait de rattraper les idiomes du bonheur comme on nettoie une faute. Ce qu'il fit en leur frottant la tête, dut-elle noter avec amertume.

Puis vint le nom de Kira.
Nolshira y réagit avec la même vivacité que s'il s'était agi du sien:
    ‘Kira? Kira! Oh, oui! Il faut aller voir Kira! Elle est gentille, et on la voit pas beaucoup.’ Ces derniers mots avaient un rien refroidit son emphase, mais achevant comme quoi ‘Je l'aime bien, moi, Kira’, elle bomba le torse et appuya ses poings sur ses hanches, défiant le monde entier de la contredire.
Le monde resta silence. Elle s'imagina quelque petite prouesse de l'avoir fait taire; hocha le chef, satisfaite. Qu'on vînt seulement lui donner tort! Elle prouverait en dix point qu'elle avait raison, et il lui suffirait d'un bâton pour montrer que tout point contraire ne valait pas grand'chose. Décidé, Harumi avait enserré leurs mains, à Néralos et à elle. Ni l'un, ni l'autre ne paraissait tellement intéressé par les avantages que pouvaient représenter les toits et les murs d'une ville abandonnée quand il s'agissait de s'entraîner au vol! Ni gens moroses à importuner de questions; ni incongrues victimes sur lesquelles tomber; ni braillards à incommoder par de petites témérités; ni soleil à nous en faire cuire l'échine, sous l'ombre bienveillante des arbres, murs et carcasses calcinées. Noirs comme les chicots d'elle ne se souvenait plus quel méchant homme – qu'elle n'avait évidemment pas entraperçu lors d'un sourire. Les murs au moins lui faisaient ombrage et ne sentaient que le charbon. Elle les eût quittés à regret si le Grand Vert n'avait pas alors mis le doigt sur quelque chose lui avait échapper: le temps allait passant, dévorait centimètre par centimètre ses petits coins de fraîcheur; et bientôt, son asile deviendrait un véritable four. À cette triste fatalité, la petite étouffa un petit cri d'effroi surpris. Sa main déjà dans celle de son Harumi, elle se précipita dans le sous-bois, emmenant tout son petit monde à sa suite.

Sa petite fuite vira au jeu, un jeu rythmé de ses “Vite! Vite!”, de ses rires et bifurcations parfois inutiles. “Par là – ou non! Ici!” devenait presque une rengaine. Petits talus sautés, troncs contournés, chemins ondulés: tout allait en s'accélérant. Parfois, elle chutait, lâchait la main de son petit frère ou tentait de s'y rattraper; roulait jusqu'au bas des buttes herbeuses; se raccrochait contre des ronces. Mais il n'y avait pas de mal. À force de sorties, se rendre chez Kira était enfantin. Il arrivait même qu'elles se croisent. C'était rare, mais quand cela arrivait, l'amusement prenait une autre tournure: qui était qui? Noire et noire. Un temps était parfois nécessaire à Niiz pour voire les mèches de son amie, la reconnaître et lui sauter au cou. Ce petit jeu de miroir pouvait prendre de telles proportions que n'importe quel individu qui en aurait été extérieur s'y serait laissé prendre. Étaient-elles deux? Une? Rapides, elles se confondaient aussi bien qu'on pouvait les confondre.

_________________

Perdue, moi ?
Jamais !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/habitants-de-fabulya-f37/niiz
Arielle/Warui
Reine de Nascarian
avatar

Féminin
Nombre de messages : 11051
Age : 27
Rang : Déesses = Déesse/Reine/Âme
Pouvoirs : Arie: Feu/Lumière/Warui: Acide(Poison)/Feu
Espèce : Zafaras Bleu Saphir
Date d'inscription : 18/04/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Jeu 7 Avr 2011 - 2:27

Harumi se fit entrainer par Niiz, tout comme Néralos sans doute. La petite les emmenait derrière elle au gré de ses tournants dans les bois autrefois havre de paix et d'aventure, désormais noiricis de haine et de mort. Le petit Prince savait que Niiz et Kira étaient bonne amies mais ignorait que mentionner une visite la rendrait de si bonne humeur. Harumi croisa discrètement ses doigts, souhaitant arriver en lieu sûr sans blessures ou entraves sur la route. Kira devait sans doute jouer avec Ninsei. Mais elle savait leur donner de son temps libre entre ses jeux et sa mère qui lui enseignait ce qu'elle savait. Ils sillonnaient les alentours et bien sûr finirent par retourner au Repaire que Niiz devait bien connaître à ce point-ci. Avec une facilité déconcertante ils se retrouvèrent un coin familier. Harumi regarda autour de lui. Ils étaient près de la maison! Dresla n'était vraiment pas loin. Même qu'il vit une forme bouger derrière un tournant. Harumi lâcha la main de Niiz pour aller voir. Il n'y avait rien. Derrière Néralos et Niiz se déplaçait une fumée noire qui prit la forme d'une jeune Farïd Bicolore, noire et blanche qui leur fit un 'Bouh' dans leur dos.

Harumi sursauta et se retourna vivement pour voir. Il soupira de soulagement en voyant Kira qui riait de son coup.

"Oh ouais! C'est moi la meilleure!"

Kira exécuta une petite danse de fierté et donna uncalin à Niiz, Néraos et Harumi.

"Vous faites quoi ici? Arielle vous a laissés sortir?"

La Reine veillait sur les enfants comme un aigle.

"Maman va être contente de vous voir! Ça va faire du changement dans la routine"

Kira les emmena les trois avec elle, chez Dresla qui, pour raison personnelle, avait décidé de laisser Arielle sans elle pour faire changement. Devant la porte, Kira cogna et attendit qu'on leur ouvre.

(Pas beaucoup mais pas beaucoup de temps non plus)

_________________
Chacun est noir ou blanc...
Arielle est blanche... elle peut vous massacrer
Warui est noire... elle peut vous cajoler... après vous avoir massacré(e) XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://monde-fevlia.actifforum.com/viewtopic.forum?t=16
Néralos
Jeune pêcheur
avatar

Nombre de messages : 219
Age : 24
Rang : Zafara en état de profonde dépression
Pouvoirs : Magicano de l'eau
Espèce : Zafara vert
Date d'inscription : 16/11/2006

MessageSujet: Re: À charge d'âmes   Jeu 28 Avr 2011 - 1:41

L'aîné des trois était le plus haut. Je suis d'une grande logique, je sais, pardonnez-moi. Pour en revenir à leur petite course où il se retrouva entraîné, passé trois mètres et il était presque traîné.
Les ramures trop basses étaient évitées avec peine – quand elles étaient évitées. Les talus trop abrupts étaient enjambés à la vas-vite – quand il ne s'y prenait pas les pattes. Et les orties... et bien, les orties démangent, quoi qu'il arrive. Comme les ronces griffent et grifferont toujours.
Egratiné et étourdi, il ne pu s'empêcher de noter avec amusement que la petite avait ses marques dans la forêt. Et même des marques bien précises: dans le cas contraire, elle ne se serait pas amusée à jouer les centrifugeuses montées sur pattes au risque de perdre sa piste. Par contraste, lui avait fini par être des plus paumés. A peine s'il retrouvait ciel et terre.
Puis ils s'arrêtèrent.

C'était une sensation bizarre. Perdu l'instant d'avant, il se retrouvait tout à coup en territoire connu. Il étaient arrivés.

« Sans encombres » songea-t-il avec ironie quand il décrocha un brin épineux de sa chemise.

Mais la sensation perdurait. Comme chaque fois qu'Elle se trouvait dans la même pièce que lui. Généralement, il fallait qu'il l'ait à vue pour développer cette sensation de gêne. Pas cette fois. Et la sentir se déplacer, presque à deux endroits à la fois, amenait à plus d'appréhension que de rien savoir de cette ombre.

Il sursauta sous le coup de la surprise quand Kira les effraya d'un cris. Son soulagement ne fut pas de savoir qu'elle avait été cette ombre, mais plutôt qu'il savait maintenant où elle était précisément. Oui, il avait peur de la petite Kira. Une enfant! – Non, ce qu'elle représentait. Et ce qu'elle était: la fille de Sombros.
Comme d'habitude, il n'eut aucun mal à cacher son malaise: il se pencha pour laisser la petite déesse l'étreindre. Malgré son attention, les pattes de l'enfant balancèrent un temps dans le vide. En réponse à son geste, il lui ébouriffa amicalement les cheveux. Et à sa question, il mima le silence avec un sourire, un doigt scellant ses lèvres.

– Chut. Elle n'est pas au courant. Mais quitte à être punis pour être sortis, on s'est dit autant te passer un petit coucou.

Il ne laissait rien paraître.
Jamais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: À charge d'âmes   

Revenir en haut Aller en bas
 
À charge d'âmes
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» [SdA] "La charge du Rohan" – 1000 points
» Charge à partir d'un bâtiment vers la rue.
» La Charge des Mûmakils!
» Tir en réponse à une charge
» Quatrième Chapitre; Acte Final; Partie Un; Le pachyderme charge les fauves

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Févlia :: Dans le Monde Réel. . . :: Sujet terminé-
Sauter vers: